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MAP - publié le Samedi 16 Juillet à 10:47

Revue des éditos hebdomadaires



Rabat - La polémique entourant les déchets importés d’Italie, le problème de la formation des ressources humaines et le retour des Marocains du monde à leur pays sont les principaux sujets développés par les éditorialistes de la presse hebdomadaire.



La Dépêche du Maroc aborde la polémique autour des déchets importés d’Italie. L’éditorialiste indique que s’il est vrai que ces déchets importés servent d’abord de combustible pas cher aux cimentiers, ils restent des déchets dont l’Italie ne sait que faire.

Selon lui, le problème ne réside pas dans les déchets italiens et dans la plus-value qu’ils génèrent pour les cimentiers. « Il fallait plutôt se demander si un cimentier est, oui ou non, un gros pollueur avec ou sans ces déchets importés depuis l’avènement de la Convention de Bâle il y a plus de vingt ans », explique-t-il.

Il estime que cette crise de conscience subite vis-à-vis de ces importations de déchets semble quelque peu déplacée. « Où étaient ceux qui crient aujourd’hui à la honte lorsque nos déchets industriels s’élevaient à 1.600.000 tonnes par an, dont 256.000 étaient catégorisées dangereuses ? Une seule usine de production de détergents a fait la gloire d’Ain Sebaa en déversant durant des décennies ses déchets dans les eaux de mer. Où étaient-ils lorsque l’incinérateur des déchets de l’hôpital Al Idrissi à Kénitra était à l’arrêt ? » dénonce-t-il.

Pour Challenge, la question du recyclage des déchets italiens dans les cimenteries marocaines « doit nous préoccuper ». 

« Notre environnement est sa nécessaire protection nous imposent une responsabilité historique et tous ceux qui vont à l’encontre de cette volonté ne peuvent que nuire à l’image de cette affaire », juge l’éditorialiste.

Il dénonce un déficit de communication flagrant, appelant le gouvernement à communiquer et informer les citoyens.

Il met en question les propos indiquant que les effets du recyclage de ces déchets sur l’environnement sont très minimes et que des filtres sont installés pour ne pas rejeter des particules qui pourraient nuire à la santé des citoyens, se demandant, si tout cet argumentaire est convaincant, pourquoi l’Italie n’utilise pas ces déchets chez elle et pourquoi elle continue de payer sa facture pétrolière pour faire marcher entre autres ses cimenteries.

Le Temps aborde le problème de la formation et de la qualification des ressources humaines au Maroc. Pour l’éditorialiste, le constat est cruel : les problèmes de la formation plombent le développement du Royaume dans les secteurs les plus sensibles : justice, santé, finances et services, entre autres.

En réalité, ce n’est pas tellement la formation en tant qu’effort et en tant qu’investissement qui est en cause dans le système mais sa définition initiale et son articulation avec le monde du travail qui est son marché naturel et sa raison d’être même, relève-t-il.

Il appelle à donner la chance à ces jeunes profils moyens qui arrivent chaque année par milliers sur le marché du travail et à « former des profils pointus, des ingénieurs performants, des techniciens supérieurs qui assureront la qualité du management au sein des entreprises ».

Il estime aussi que le pays a besoin également de médecins, d’infirmiers, d’assistants médicaux et sociaux, de juges, d’avocats, de greffiers, de techniciens d’assurance, de cadres maîtrisant les techniques bancaires, car, explique-t-il, sur ces registres-là, « on est loin du compte à la fois qualitativement et quantitativement ».

La Vie Eco revient sur le retour des Marocains du monde à leur pays. 

Pour ce qui est du flux qui transitent par Tanger Med, point de passage le plus prisé, et jusqu’au 10 juillet, ils ont été 160.000 à traverser le détroit, soit 16 pc de plus que l’année dernière à la même période, rappelle-t-il.

Il déduit que c’est la preuve que d’année en année et de génération en génération, non seulement le lien au pays ne se défait pas, mais il se renforce, s’intensifie.

L’éditorialiste plaide pour l’élaboration de politiques publiques « qui feraient en sorte qu’on ne considère plus ces MRE comme une simple source de devises et de transfert d’argent pour le pays », car « le modèle a fait son temps et il a même produit des effets pervers à la longue surtout avec des générations de Marocains (…) qui n’ont pas forcément le même type de relation avec leur pays que les générations des migrants des années 60 et 70 ».

Il appelle à considérer les Marocains du monde aussi comme des investisseurs potentiels, des pourvoyeurs d’emplois, un gisement de talents et une source de créativité et de richesse.

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