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presse - publié le Lundi 30 Décembre à 12:17

Revue de presse quotidienne internationale maghrébine



Alger - La presse libyenne s'intéresse, lundi, à la nouvelle vague de protestation à Tripoli et aux développements du prolongement du mandat du Parlement provisoire, alors que les titres à la Une en Algérie sont dédiés à l'actualité économique, vacillant entre l'optimisme de la banque centrale et le pessimisme des Finances sur les d'impôts volatilisés.



Dans la capitale libyenne, des manifestants ont fermé plusieurs ministères et départements gouvernementaux, ce qui a été interprété par certains journaux comme une nouvelle tentative de faire chuter le gouvernement provisoire d'Ali Zeidan "incapable", aux yeux de ses opposants, "de trouver des solutions aux problèmes cruciaux de la sécurité nationale, notamment l'effusion de sang quotidiennement à Benghazi, à la corruption financière et administrative, à côté des agissements dans le sud du pays qui constituent une menace pour la Libye dans son ensemble.

Dans un communiqué relayé par la presse, les protestataires ont accordé au Congrès national général (CNG, Parlement) trois jours pour destituer le gouvernement, prendre des mesures fermes permettant la réouverture des champs et terminaux pétroliers et mettre en exécution ses deux décisions relatives au départ des milices armées de Tripoli et de Benghazi.

Justement à propos du CNG, qui a pris la décision controversée de prolonger son mandat d'un an, sa mission devant prendre fin le 7 février prochain, le quotidien +Libya Al-Watan+ s'est étonné du "mutisme" de l'organe législatif qui n'a fait aucun effort pour expliquer aux citoyens les tenants et aboutissants de sa démarche, "peut-être ils lui trouveraient une bonne excuse".

L'éditorialiste de la publication estime que le prolongement du mandat "était moins guidé par l'intérêt de la Libye que par des desseins occultes en besoin d'une opportunité supplémentaire pour aboutir, ce qui fut fait".

Dans un éditorial acerbe, +Al-Ghad+ considère que "ce chapitre placera ses auteurs du mauvais côté de l'Histoire libyenne, surtout qu'ils ne nous ont gratifiés que de querelles et de déclarations contradictoires (...) et veulent, de surcroît, faire perdurer la violation des droits du citoyens en termes de sécurité et d'économie".

Le journal appelle les membres du Congrès national général à écouter les revendications des manifestants opposés à ce prolongement et "à sauver la face, quitte à organiser un référendum sur cette question".

Le journal +Al-Kalima+, qui met en garde contre le piège dans lequel s'est empêtré le CNG, constate que "les opposants sont plus nombreux que les sympathisants de cette décision", notant qu'une bonne partie des personnes favorables "ne le sont que par peur d'un vide politique qui pourrait pousser le pays dans l'abîme".

En Algérie, "les restes à recouvrer par l'administration fiscale atteignent des records. Pas moins de 8000 milliards de dinars, soit plus de 100 milliards de dollars que le fisc n'arrive pas à récupérer. Des fonds que la DGI (Direction générale des impôts) ne pourra de toutes les manières plus jamais récupérer", souligne +El Watan+, premier tirage du pays.

Sous le titre "Chiffre effarant avancé par le ministre des finances", le quotidien +L'Expression+ rapporte les propos défaitistes du premier argentier en Algérie, Karim Djoudi, sur cette affaire: "Bien évidemment, les 8.000 mds de DA sont a priori une créance difficilement recouvrable".

En marge de l'adoption du texte de loi, portant règlement budgétaire de l'année 2011, poursuit le même journal, M. Djoudi a expliqué que ces sommes "sont des créances pendantes sur des entreprises dissoutes ou liquidées, dont 5000 mds de DA représentant l'amende judiciaire de la banque privée liquidée Bcia".

Contrairement à sa dernière sortie alarmiste au Parlement, le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci, qui a présenté dimanche les tendances monétaires et financières des neuf premiers mois de 2013, s'est voulu confiant quant aux perspectives à court et à moyen terme, mais également soucieux d'être prudent", indique +Le Soir d'Algérie+, qui voit dans ces déclarations une atténuation "des appréhensions" précédemment dévoilée sur la situation économique et financière du pays.

Même vision du monde chez +Liberté+ qui titre "Laksaci confiant pour une croissance en 2014", en fondant son analyse sur "certains paramètres liés à la stabilité financière extérieure, la solidité des réserves de changes, la constance monétaire et un taux de change effectif réel proche de l'équilibre".

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