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MAP - publié le Samedi 14 Février à 11:35

Revue de presse hebdomadaire des éditos



Rabat - Les développements de la cause nationale dans le sillage de la visite de l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU au Maroc, la nouvelle dynamique de coopération maroco-française et la reprise du dialogue social entre le gouvernement et les syndicats sont les thèmes les plus commentés par les éditorialistes de la presse hebdomadaire.



"Le Reporter" indique que la visite de l'envoyé personnel du secrétaire des Nations unies pour le Sahara, Christopher Ross, devrait lui permettre de mettre à jour ses données pour la rédaction du rapport annuel sur le Sahara qu'il présente au Conseil de sécurité chaque mois d'avril, indique l'éditorialiste.

Et de rappeler que c'est précisément le dernier rapport (daté d'avril 2014) qui a donné lieu au différend entre le secrétariat général de l'ONU et le Maroc, ainsi qu'à la situation de blocage qui s'en est suivie, le Maroc reprochant à l'envoyé personnel de Ban Ki-Moon son manque de neutralité, voire sa partialité en faveur du mouvement séparatiste.

L'éditorialiste souligne que la situation s'est débloquée lorsque Ban Ki-Moon a eu, le mois dernier, un entretien téléphonique avec SM le Roi Mohammed VI l'assurant que la mandant de la Minurso restera inchangé.

Rapportant que la Canadienne Kim Bolduc, reçue le 6 février à Rabat par les responsables marocains, a remplacé depuis mai 2014 l'Allemand Weisbrod-Weber à la tête de la Minurso, "Le Canard libéré" note que cette nomination intervient au moment où les promoteurs de la thèse séparatiste "sont aux abois, surtout que leurs dernières manoeuvres visant l'élargissement du mandat de la Minurso au contrôle des droits de l'Homme (...) ont échoué lamentablement".

En effet, assure-t-il, le Polisario et ses protecteurs n'ont plus de cartes à jouer depuis que le Maroc a proposé son plan d'autonomie au Sahara qui a recueilli le soutien de la communauté internationale.

En attendant de se fixer sur son approche et ses intentions, la représentante de Ban Ki moon va s'accorder un peu de temps pour s'imprégner du dossier et de ses complexités en faisant une tournée dans la région afin de rencontrer les protagonistes du conflit, souligne l'auteur.

Selon lui, "la mauvaise foi de la partie adverse, connue de tous, ne doit pas empêcher le Maroc d'accélérer la mise en place de la régionalisation au Sahara dans le cadre d'un nouveau plan de développement qui rompt avec les politiques du passé".

Les relations entre le Maroc et la France repartent sur de nouvelles bases après l'entrevue du lundi 9 février entre SM le Roi Mohammed VI et le Président français François Hollande, qui marquera véritablement l'entame d'une nouvelle dynamique, écrit "La Vie Eco" dans un éditorial intitulé "La nouvelle dynamique en marche, les milieux hostiles aussi.."

Les dernières perturbations qu'ont connues les relations franco-françaises, ajoute l'auteur, sont la preuve que les deux parties devront oeuvrer ensemble pour que la nouvelle dynamique, en plus d'être développée, soit d'abord, et surtout, préservée à l'avenir.

"Car il est clair aujourd'hui que certains milieux, que ce soit en France ou ailleurs, n'ont visiblement pas intérêt à ce que ce partenariat soit fort. Et pour saboter, ces milieux hostiles s'activent et gesticulent dans les coulisses et dans les officines", soutient-il.

"Mais la doctrine au Maroc, telle que l'a instaurée depuis des années SM le Roi, basée sur la légalité, le respect mutuel, la coopération, le partage des valeurs universelles et un véritable esprit gagnant-gagnant est aujourd'hui largement connue et reconnue sur la scène internationale", assure l'éditorialiste.

Sur le même sujet, "Le Temps" relève qu'après un an de tensions et de fluctuations dans les relations, SM le Roi Mohammed VI a rencontré, lundi 9 février, au Palais de l'Elysée à Paris, le président de la République française, François Hollande.

L'entretien entre les deux Chefs d'Etat survient après une série de rencontres entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, en prélude à la fin du différend déclenché par certains milieux français, avant que les dirigeants de la Vème République ne réalisent le rôle stratégique du Maroc dans la lutte antiterroriste en France, poursuit l'auteur.

Ce qui s'est produit entre le Maroc et la France n'est pas assurément une rupture, mais devrait amener les deux Etats à reconsidérer les priorités, insiste l'auteur, ajoutant que l'entrevue entre SM le Roi Mohammed VI et le Président français est peut-être un premier pas, en attendant d'autres qui viendront peaufiner la teneur des rapports bilatéraux sur la base du respect mutuel.

"Finances News Hebdo" se penche sur la reprise des rounds du dialogue social entre le gouvernements et les syndicats. "Gouvernement et syndicats sont repartis dos à dos mardi dernier à l'issue d'une rencontre qui signait la reprise du dialogue social. Il n'en est ressorti que de la frustration, l'approche et les points de vue des deux parties sur la teneur même des discussions étant diamétralement opposés", écrit l'hebdomadaire.

L'éditorialiste souligne que le gouvernement n'a qu'une chose en tête: "faire passer au plus vite la réforme des retraites". Il cite, pour preuve, le chef du gouvernement qui a affirmé qu'"il n'est pas question d'ajourner ni de reporter la réforme des retraites ou de refiler la patate chaude au prochain gouvernement".

Du côté des syndicats, on considère que la réforme des retraites fait partie d'un package et ne saurait être traitée sans aborder d'autres problématiques comme la baisse de l'impôt sur le revenu, la revalorisation des pensions de retraite ou encore la hausse des salaires, relève-t-il.

Et d'ajouter que dans un contexte où le gouvernement cherche de plus en plus à assainir les finances publiques et maîtriser le déficit budgétaire, ces exigences des syndicats risquent fort bien d'avoir comme réponse une fin de non-recevoir.

La reprise du dialogue social suscite également l'intérêt de "Challenge" qui y voit "un signal fort donné à l'ensemble des acteurs sociaux et économiques au moment où notre pays enregistre un score élevé au niveau du chômage".

Concernant la question de la réforme paramétrique du régime des pensions civiles géré par la CMR, qui était au centre des débats lors de la réunion de mardi, le gouvernement a promis d'asseoir la réforme avant la fin du premier semestre de cette année, relève l'auteur, ajoutant que suite à la remise du dossier à la commission technique, "le processus va peut-être reprendre son rythme somnolant" au moment où les réserves de la CMR se sont transformées en moyens de paiement des pensions.

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