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MAP - publié le Vendredi 20 Juin à 13:35

Revue de presse économique hebdomadaire



Rabat - Les amendements devant être apportés à la nouvelle Loi bancaire, l'emprunt international levé par le Maroc sur les marchés financiers, le tourisme dans la ville ocre durant le mois sacré de ramadan et le défi du foncier que le Maroc est appelé à relever sont les principaux thèmes abordés cette semaine par la presse économique hebdomadaire.



"La vie Eco" s'est ainsi attaqué aux amendements devant être apportés à la nouvelle Loi bancaire, en annonçant que la commission des finances à la chambre des représentants "n'a pas perdu de temps" et que ses propositions d'amendements "sont presque finalisées".

Dans la liste des amendements proposés, La Vie Eco relève un premier lots touchant notamment aux banques islamiques ou banques participatives en ajoutant qu'un amendement phare proposé par les équipes de la majorité consiste à accorder des avantages fiscaux à ces établissements, dont un taux de TVA préférentiel de 5 pc réservé aux produits participatifs. Plus généralement, il est proposé que les établissements participatifs bénéficient d'un régime fiscal incitatif s'ils consacrent 10 pc de leur chiffre d'affaires au financement de la TPME.

Outre ces avantages, croit savoir la publication, il est proposé de consacrer un compartiment à la bourse de Casablanca aux produits participatifs et aux transactions qui les concernent.

D'autres amendements, ajoute la même source, visent à pousser les banques, de manière générale, à s'impliquer dans le chantier national de la régionalisation avancée. Une proposition d'amendement introduit l'obligation pour les banques de réinjecter une partie des dépôts collectés au sein d'une région donnée sous forme de crédits à cette même région. La part à réinjecter est à arrêter par décret après consultation de Bank Al-Maghrib de toutes les parties concernées.

Pour sa part, "Finances News" jette la lumière sur l'emprunt international levé par le Maroc sur les marchés financiers à un taux inférieur à ceux des précédentes sorties en se demandant pourquoi le choix de l'euro.

"Le choix d'aller sur le marché de l'euro est expliqué par l'offre de bonnes conditions de liquidités et des taux cléments", note le journal qui cite une source proche du dossier, ajoutant qu'il existe également des raisons plus politiques, économiques et stratégiques que financières.

"Revenir sur l'euro après 4 années d'absence a permis d'actualiser la relation avec les investisseurs qui opèrent à cette devise. C'est important de garder le contact avec l'ensemble des investisseurs et le meilleur moyen de connaitre leur appréciation de l'économie nationale est de leur présenter du papier frais", ajoute la même source soulignant que les conditions de l'emprunt témoignent de leur confiance.

Challenge" braque, quant à lui, les projecteurs sur le tourisme dans la ville ocre, en observant que depuis trois ans, les professionnels du tourisme conjuguent leurs efforts pour que la saison estivale ne soit pas "morte" en période de Ramadan qui tombe cette année en juillet.

"Il est difficile de résoudre l'équation vacances/tourisme/Ramadan", écrit la publication, citant le Président de la Fédération des hôteliers, secrétaire général de la Confédération nationale du tourisme.

"Les Marocains n'ont pas l'habitude de voyager en période de Ramadan", indique le président, ajoutant qu'il convient de leur faire comprendre que, contre toute attente, les familles seraient gagnantes que si elles le faisaient.

Selon la publication, certaines mesures sont prises par bon nombre d'établissements hôteliers qui restent ouverts pendant le mois de juillet, pour tenter d'attirer la clientèle nationale encore peu motivée à l'idée du voyage en plein ramadan, dont la proposition d'animations pour les enfants qui sont pris en charge le matin gratuitement sans les parents, des Ftours traditionnels gratuits, ou encore des formules de tourisme plus "culturel".

La même publication constate, par ailleurs, que dans une perspective de répondre aux besoins de leurs clients, les assureurs ne limitent pas leurs garanties au seul territoire de résidence de leurs clients mais les étendent aux Etats étrangers en fonction des flux normaux de circulation internationale et des conventions internationales passées entre Etats.

Ces conventions précisent les modalités de traitement des sinistres causés dans un Etat par un automobilisme assuré dans un Etat signataire, ajoute la publication, citant notamment le Système international de la Carte verte créé en 1949 entre pays européens puis étendu par la suite à d'autres pays hors Europe.

"Pendant la traversée en famille et au long du séjour au Maroc, le Marocain résident à l'étranger (MRE) ne peut être à l'abri d'un accident de la circulation, d'une panne ou d'un malaise de santé", observe-t-on de même source.

En 2012, quelque 3.900 dossiers ont été enregistrés dont 908 sont gérés par le Bureau central marocain des sociétés d'assurances contre les accidents automobiles (BCMA) et les 2.992 restants sont gérés par les correspondants de compagnies d'assurances étrangères aussi bien des entreprises marocaines que des organismes gestionnaires accrédités par celles-ci, rapporte "Challenge".

Et de poursuivre que les accidents dont les MRE sont responsables occupent la part du lion par rapport à l'ensemble des sinistres étrangers survenus sur le territoire marocain. Les dossiers BCMA ouverts suite aux sinistres causés par ces MRE représentent 94,27 pc du total contre 97,73 pc en 2011.

En effet, le BCMA se charge à la fois d'émettre le certificat international d'assurance et d'assurer la responsabilité de la gestion et du règlement des sinistres causés par les automobilistes étrangers, explique-t-on de même source.

"Challenge" s'attaque, par ailleurs, au défi du foncier que le Maroc est appelé à relever, en constatant qu'avec l'épuisement des réserves foncières publiques, l'accès au foncier devient une contrainte qui pénalise tous les échelons de la société.

"Le foncier devient de plus en plus cher dans et autour des grandes agglomérations, c'est-à-dire dans les zones qui sont attractives pour l'investissement et dans les bassins d'emploi", relève la publication, ajoutant que les conséquences de ce constat demeurent considérables pour l'économie nationale.

"Les implications économiques pour un pays émergent sont alors évidentes", déplore la publication.

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