Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Italie: référendum à risque, en pleine vague populiste, pour Renzi: Le chef du gouvernement... | via @lemagMaroc https://t.co/JlyujW1Cxy


MAP - publié le Vendredi 6 Juin à 16:15

Revue de presse économique hebdomadaire marocaine



Rabat - La presse économique hebdomadaire a consacré cette semaine ses analyses et dossiers à plusieurs thèmes d'actualité, dont la dynamique positive que connaissent les banques marocaines, la fraude fiscale qui continue de peser lourdement sur le système fiscal marocain, la rencontre de haut niveau au sénat français, où le Maroc a été consacré comme "hub africain" et l'état des lieux du secteur du BTP.



"Finances News" évoque ainsi la dynamique positive que connaissent les banques marocaines et leur course pour renforcer leur positionnement sur l'échelle africaine, en soulignant que "cette rude concurrence" a été illustrée par des partenariats signés avec des banques tunisiennes lors de la dernière visite de SM le Roi Mohammed VI en Tunisie.

Ainsi, Attijariwafa Bank a élargi l'assise de ses partenariats stratégiques en signant trois conventions de partenariat avec de grandes institutions financières pour "apporter un soutien à ses clients et à ceux de ses partenaires pour la mise en place de solutions de financement et de conseil adaptées à leurs besoins", précise la publication.

Pour sa part, BMCE Bank a opté pour le partenariat public-privé, en s'alliant à la Banque nationale agricole et la Banque de Tunisie, fait-elle savoir, ajoutant que la Banque populaire a mis les clignotants du côté de l'Afrique de l'Ouest en organisant, en partenariat avec Maroc export, la première édition d'une mission commerciale BtoB en Afrique.

L'hebdomadaire a aussi focalisé son attention aussi sur la fraude fiscale qui continue de peser lourdement sur le système fiscal marocain, déplorant l'absence de chiffres qui est due à une sous-évaluation des revenus déclarés et l'omni présence du système informel.

Dans ce cadre, il faut faire un distinguo entre les entreprises qui se conforment à leurs obligations fiscales et celles qui ne le font pas et réorienter les moyens de contrôle vers les entreprises présentant le risque le plus important, estime "Finances News" qui cite Cherif El Hilali, professeur à l'université Mohammed V de Rabat.

La Cour des comptes pointe du doigt, dans son rapport annuel de 2011, le principe de la sous déclaration et le fait qu'une majorité de contribuables déclare régulièrement et pendant plusieurs exercices des résultats déficitaires, rappelle l'hebdomadaire.

Pour sa part, l'hebdomadaire "Challenge" a consacré tout un dossier à une rencontre de haut niveau au sénat français, où le Maroc a été consacré comme "hub africain". 

Les allocutions prononcées par les responsables français présents lors de cette journée sur les énergies renouvelables ont été empreintes d'un langage de reconnaissance du caractère réel et efficace de la démarche officielle marocaine dans les différents processus de réforme et surtout dans la solidité des fondements qui soutiennent le nouvel édifice marocain en Afrique, souligne la publication.

Concernant le secteur de Bâtiment et travaux publics (BTP), l'hebdomadaire a dressé son état qui fait ressortir une baisse prononcée, alors que le Haut-Commissariat au plan (HCP) estime une reprise du secteur dans le 1er trimestre, relevant que les ventes cumulées de ciments ont reculé de 3,37 pc à fin mai 2014 par rapport à la même période de l'année précédente, pour s'établir à quelque 6,19 millions de tonnes, contre 6,4 millions en 2013.

Selon les chiffres du ministère de l'Habitat et de l'urbanisme, la baisse du mois de mai a été nettement plus importante que la moyenne des quatre premiers mois, ce qui montre que le rythme baissier s'accélère de nouveau.

"Seul le HCP voit la croissance", estime l'hebdomadaire, qui relève que les experts du HCP dans le point de conjoncture du mois d'avril ont indiqué que les activités de construction auraient poursuivi, au 1er trimestre 2014, leur affermissement enclenché fin 2013. Ainsi, "le secteur semble de nouveau renouer avec la croissance positive, après cinq trimestres marqués par une conjoncture morose et un repli significatif de l'activité", ajoute la même source.

L'hebdomadaire a abordé l'hypothèse que l'investissement public serait en cause de cette régression, dans la mesure où le rééquilibrage budgétaire n'a pas été très profitable aux travaux publics qui peinent à reprendre.

Sur le dossier de la Caisse interprofessionnelle marocaines de retraites (CIMR), l'hebdomadaire a assuré que sa situation est en meilleure amélioration, en témoigne les résultats financiers pour l'exercice 2013 qui font ressortir un excédent d'exploitation, passant de 28,440 millions de dirhams (MDH) à 31,986 MDH, soit une progression de 12,5 pc.

Cependant, même si les résultats sont en amélioration, la CIMR pâtit des plans sociaux initiés ces dernières années par les grandes entreprises, à cause de la crise économique qui s'est traduite par la faible augmentation des contributions de retraite, en croissance de 0,8 pc à fin 2013.

L'hebdomadaire "La Vie éco" a jeté la lumière, quant à lui, sur l'opération de sensibilisation en direction de l'hébergement touristique informel qui a permis d'identifier près de 2500 unités informelles.

"Avec une capacité estimée entre 50.000 et 55.000 lits, ces unités représentent 20 pc de la capacité classée commercialisée par le pays, soit l'équivalent de la ville de Marrakech", explique la revue, qui ajoute que grâce aux efforts des ministères de l'Intérieur et du Tourisme, 20 pc des établissements identifiés ont entamé des démarches de régularisation.

Dans le cadre de la refonte du système de classement des hôtels, la revue fait savoir que le ministère du Tourisme pense à "un levier juridique" qui permet d'intégrer ces établissements. 

Sous le titre : "Bank Al Maghrib réussira-t-elle à relancer le crédit en faveur des entreprises ?", "La Vie éco" a souligne que la banque centrale qui a pris des mesures en faveur du financement des toutes petites et moyennes entreprises (TPME) à travers des avances de liquidités conditionnées au secteur bancaire, "donne aux banques le feu vert pour une prise de risque, sans doute calculée, sur ce profil d'entreprises".

Selon "La Vie éco", la croissance du crédit bancaire est sur une tendance baissière, avec un taux de croissance qui chute de 30 pc en 2007 à 4,4 pc aujourd'hui.

Avec l'essoufflement de l'immobilier et l'effritement des réserves de change, la croissance monétaire ralentit fortement, a précisé la revue.

Pour apporter "de l'oxygène aux TPME" et relancer le crédit, BAM a décidé de conditionner son soutien au système bancaire par l'octroi de crédits au secteur productif, explique l'hebdomadaire.

               Partager Partager

Fil Info | Lemag | Presse | Tribune | Sahara