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Rachida Dati : Le Roi Mohammed VI écrit une nouvelle page de l'histoire du continent en... | via @lemagMaroc https://t.co/gFJFDynMFj


MAP - publié le Vendredi 7 Mars à 14:40

Revue de presse économique hebdomadaire marocaine



Rabat - La deuxième tournée royale en Afrique, l'impact de la crise ukrainienne sur les cours des céréales et les performances réalisées par la Bourse de Casablanca sont les principaux sujets qui ont dominé la presse économique hebdomadaire parue ce vendredi.



Ainsi, l'hebdomadaire "Challenge" a souligné l'importance de l'opportunité que constitue l'Afrique pour le marché marocain à la lumière de la visite que mène actuellement SM le Roi Mohammed VI à un certain nombre de pays du continent.

Sous le titre "L'Afrique, une opportunité", l'hebdomadaire a mis en avant le sens d'engagement du Royaume envers son continent, soulignant que le périple africain du Roi sonne le glas à toute une perception du continent.

L'hebdomadaire a également rapporté l'ambition du président guinéen de faire de son pays le premier partenaire économique du Maroc au Sud du Sahara, ajoutant que l'affaire a été bien déclenchée avec la signature de pas moins de 21 convenions entre les deux pays.

"Le Maroc amène des investissements, un savoir-faire, mais aussi un immense respect pour son africanité et les africains", a souligné la revue, précisant que l'approche marocaine est aujourd'hui plébiscitée. Elle l'est d'abord par les principaux intéressés, les dirigeants et les peuples africains".

Sous le titre : "la crise ukrainienne pourrait faire exploser les cours des céréales, "La Vie éco" a indiqué que les matières premières, notamment énergétiques, ont connu lundi une forte hausse, en raison des risques géopolitiques liés à la crise ukrainienne et à la crainte d'une intervention russe.

Ainsi, le baril de Brent de la mer du Nord avait bondi en une journée de 2 dollars, atteignant 111,4 dollars, son plus haut niveau en séance depuis le 30 décembre 2013, avant de revenir à son niveau de la veille.

Selon la publication, les finances publiques au Maroc ne devraient subir aucun impact des variations des produits pétroliers, en raison de l'instauration du système d'indexation partielle depuis le 16 septembre 2013.

Quant au blé, les cours ont explosé, sur fond de sécheresse en Australie et de tension en Ukraine, a-t-elle souligné, rappelant que l'Ukraine fait partie des plus gros producteurs de céréales et en est le troisième exportateur mondial.

"Si la crise ukrainienne perdure et s'aggrave, cela risque évidemment de perturber le marché mondial des céréales", a estimé la publication.

Au Maroc, la production des céréales a réalisé un record de 97 millions de quintaux au cours de la campagne 2012-2013, alors que les prévisionnistes tablent sur une récolte moyenne de 70 millions de quintaux pour 2013-2014, a précisé "La Vie éco", ajoutant que le Royaume a suspendu les droits d'importation du blé tendre sur la période allant du 1er janvier au 30 avril 2014 pour approvisionner le marché.

Pour sa part, "Finance News" a jeté la lumière sur les performances réalisées par la Bourse de Casablanca, son indice global Masi ayant gagné 3,6 pc depuis le début de l'année, estimant que les grandes capitalisations ont contribué largement à la performance du MASI en février, alors qu'en janvier ce sont les Small caps qui avaient engagé les plus grandes hausses.

Les analystes affichent un optimisme certain. Rattrapage économique, consolidation des positions en Afrique Subsaharienne et maîtrise généralisée des charges d'exploitation sont les principales raisons évoquées.

"La Vie éco" a braqué aussi ses projecteurs sur le marché des voitures d'occasion qui a connu un ralentissement en 2013, citant les chiffres du ministère de l'Equipement, du transport et de la logistique selon lesquels les cartes grises se montent à 301.069 contre 306.804 en 2012, soit 2 pc de moins.

Les voitures à moins de 120.000 DH s'échangent encore, alors que celles de plus de 250.000 trouvent difficilement preneur, a précisé la publication, expliquant cette tendance baissière par la crise et le changement des habitudes d'achat de la clientèle.

Elle s'est attaquée également au sujet des ordinateurs portables dont les prix oscillent entre 2.999 DH et 12.990 DH dans les magasins spécialisés.

"Au rayon des ordinateurs portables, les promotions continuent, mais il faudra bientôt s'habituer à payer plus cher pour les dernières générations de produits", a expliqué la publication.

Toutefois, les modèles équipés d'écran tactile, un processeur de dernière génération et un SSD, composé de mémoires à semi-conducteurs à l'état solide, font grimper les prix, selon l'hebdomadaire qui a fait savoir qu'"un modèle équipé d'une mémoire SSD coûte au minimum 8.990 DH".

Sur un autre registre, "Challenge" s'est intéressé au rapport de la cour des comptes au titre de l'exercice 2012, qui a porté sur la gestion communale, la politique des médicaments, ainsi que sur les finances des partis politiques.

Il a, dans ce sens, souligné que la gestion communale domine le budget temps des 133 magistrats affectés aux missions de contrôle et de gestion des fonds publics effectués en 2012.

Toutefois, la revue a relevé qu'au rythme actuel, la Cour des comptes ne peut contrôler une collectivité qu'une fois tous les vingt ans, considérant qu'un effort est, certes, nécessaire pour renforcer les moyens humains dédiés au contrôle au niveau régional.

La publication a, en outre, précisé que le parti politique, nouveau client de la Cour des comptes qui fonctionne avec des subsides publics, est désormais dans l'obligation de rendre des comptes à la Cour.

"Les nouveaux clients ne sont pas tous prêts à affronter les questions et les observations des juges des comptes", a-t-elle fait savoir.

Concernant le volet "entreprises & Marchés", l'hebdomadaire a mis l'accent sur le nantissement en tant que composante essentielle de la réforme, à la lumière du projet de loi préparé par le ministère de l'Economie et des finances sur la refonte de la législation relative au nantissement des marchés publics qui est régi par un Dahir qui remonte à 1948.

"Le projet de loi relative au nantissement des marchés publics revêt une importance toute particulière du fait qu'il intervient dans un contexte marqué par l'aggravation des retards de paiement des sommes dues par l'Etat et les établissements et entreprises publics", a noté la revue.

Elle a également relevé que ce projet représente un grand intérêt pour les entreprises dans la mesure où le nantissement des marchés publics dont elles sont adjudicataires constitue une garantie à même de leur faciliter l'accès au financement de leurs besoins de trésorerie générés à la fois par les dépenses occasionnées par l'exécution des marchés publics et les délais de règlement qui sont généralement très longs.

De son côté, "Finances News" s'est focalisé aussi sur le phénomène d'envasement des barrages, une menace sérieuse des ouvrages du pays. "L'érosion et la dégradation forestières réduisent la durée de vie de ces ouvrages et perturbent parfois leur bon fonctionnement", a-t-il estimé, donnant l'exemple du barrage de l'oued El Maleh dans la région Benslimane, dont la capacité de stockage a diminué pour passer de 15 millions de m3 à moins de 3 millions.

Selon le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), plusieurs contraintes perturbent les opérations de reboisement, notamment les opérations d'exportation de terrains du bassin versant et l'exploitation anarchique de la forêt.

Le HCEFLCD mène, depuis quelques années, une politique de traitement de tous les bassins versants à l'amont des barrages pour limiter l'envasement. Plus de 600.000 ha sur 1,5 millions sont traités en urgence, mais il a un retard à rattraper dans ce domaine.

Sur un autre registre, "Finance News" a accordé un intérêt aux énergies renouvelables, notamment l'énergie photovoltaïque, un secteur, certes, au stade embryonnaire, mais qui offre des opportunités d'investissement énormes.

Les rencontres que le Maroc organise dans ce domaine prouvent l'intérêt que portent les entreprises internationales au marché marocain. Elle sont de plus en plus nombreuses à venir en prospection, soit pour apporter leur expertise et leur savoir-faire, soit pour décrocher de nouveaux marchés, selon la publication.

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