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MAP - publié le Lundi 2 Mai à 12:13

Revue de la presse quotidienne internationale maghrébine du 2 mai 2016



Tunis - Les quotidiens maghrébins de lundi sont dominés par l'acharnement du pouvoir algérien contre les journaux échappant à son contrôle et la célébration mitigée de la fête du travail en Tunisie.



A Alger, la presse revient sur la décision du ministère de la communication d'engager une action en justice visant à faire annuler le rachat du groupe El Khabar par l'homme d’affaires Issad Rebrab, qui se dit traqué par le régime.

La justice devait examiner ce lundi la plainte du gouvernement jugeant la transaction illégale, car contraire aux dispositions sur le monopole contenues dans la dernière loi organique sur la presse. Ces dispositions interdisent notamment à un même groupe ou personne, de détenir plus de deux journaux. Or, Rebrab est déjà propriétaire d’un autre journal.

+El Watan+ dénonce l’instrumentalisation de la justice, après que le pouvoir ait épuisé tous les procédés qui vont du harcèlement judiciaire au chantage économique à travers les pressions exercées sur les annonceurs publicitaires dans l’unique but d’étouffer la liberté d’informer.

"Une attaque qui révèle bien l’état des lieux de la liberté de la presse en Algérie, au moment où l’on s’apprête à commémorer la journée internationale de la presse, le 3 mai", ironise le chroniqueur.

"Avec ses coups bas, le régime peut se flatter, sans gloire aucune, de figurer parmi les plus fermés de la planète", assène le commentateur.

Car au-delà de cette affaire et des faux arguments avancés pour justifier le dépôt de plainte contre El Khabar, explique-t-il, la dérive du régime actuel fait peser de lourdes menaces sur certains titres de la presse indépendante, alors que d’autre par ce qu’ils sont favorables, voire même du régime, ne sont nullement inquiétés.

Le journal met en garde contre "une volonté de mise au pas" des médias qui se veut le prélude à un passage en force du régime sans reconduction, écartant par la même toute intention d’alternance démocratique.

+Liberté+ relève que la requête du ministre de la communication, visiblement mis en demeure d’agir, malgré lui, par des pouvoirs occultes qui ont usurpé la décision politique dans le pays, est dictée par des considérations dont personne n’est dupe, même s’il se prévaut d’arguties, en rapport avec des dispositions du code de l’information.

Le journal défend le bien-fondé de la transaction commerciale effectuée dans les règles et dont l’objectif n’est autre que venir au secours d’un grand journal étouffé financièrement par le pouvoir qui ne lui pardonne pas l’indépendance de sa ligne éditoriale.

En examinant ce lundi l’affaire, le tribunal se trouve face à un vrai test d’indépendance qui est aussi posé à la justice algérienne, de façon générale, souligne l’éditorialiste.

+Le Temps d’Algérie+ rapporte la réaction de la section syndicale du quotidien arabophone El Khabar dénonçant l’instrumentalisation par le ministère de la communication des doléances des travailleurs du journal pour intenter une action en justice contre la transaction.

Le syndicat précise que les employés d’El Khabar n’avaient en aucun cas exigé l’annulation de la transaction, mais avaient demandé à être associés aux négociations avec le nouveau partenaire dans le but de lui exposer leurs préoccupations.

En Tunisie, +Alchourouk+ écrit que la célébration du 1er mai s'est déroulée "sans enthousiasme ni engouement populaire", mais "pire encore", la fête du travail fut "terne, presque maussade".

Cinq ans après la révolution, la Tunisie se trouve toujours confrontée à une situation économique "en dégradation causant un effritement continu du pouvoir d'achat, l'incapacité d'inclusion des nouveaux demandeurs d'emploi et la perte par le pays de sa compétitivité dans son environnement géopolitique".

+Assabah+ fait presque le même constat, en faisant observer que "les gens ont vraisemblablement assez des manifestations", puisque "les banderoles accrochées ont été l'unique indice qu'il s'agit bien de la fête du travail".

Le journal reprend des propos du secrétaire général de l'UGTT, Hussein Abbassi, qui récusait les accusations adressées à la puissante centrale de "s'ingérer dans le travail de l'exécutif et de dépasser ses attributions", y voyant une campagne pour "étouffer sa voix indépendante et de camoufler l'échec".

+Assarih+ fait justement état "d'un bras de fer renouvelé" entre le gouvernement et les syndicats autours de dossiers restés en suspens "depuis pas mal de temps", comparant la situation à "un feu couvant sous les cendres, qu'on attise en soufflant dessus, ce qui ne fait qu'exaspérer la tension".

Le quotidien cite également Hussein Abbassi qui s'est défendu de "vouloir fragiliser l'Etat pour arriver au pouvoir", soulignant que les actions des syndicalistes sont guidés par la fidélité aux principes et valeurs ayant permis de concilier entre la revendication sociale et le devoir national.

L'éditorialiste de +La Presse de Tunisie+ a choisi de faire un clin d'œil à la jeunesse, notamment celle des zones intérieures, durement frappée par le chômage, en l'absence d'une "formule adéquate" permettant "une levée rapide et définitive des obstacles à la relance économique et la justice sociale".

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