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MAP - publié le Jeudi 26 Juin à 11:48

Revue de la presse quotidienne internationale européenne



Citant l'opposition, +La Respublica+ met en doute la thèse avancée par le pouvoir d'un complot des services spéciaux russes dans le but de se venger du soutien ouvert de Varsovie à l'Ukraine dans son conflit contre les séparatistes dans l'est ukrainien soutenus par Moscou.



En France, la décision d'un tribunal français d'acquitter un médecin soupçonné d'avoir empoisonné, entre mars 2010 et juillet 2011, sept patients terminaux dont il voulait abréger les souffrances retient jeudi l'attention de la presse quotidienne.

'Des jurés d'assises ont décidé l'acquittement d'un médecin qui, sans accord des malades ou de leur famille, sans en parler avec ses collègues, a hâté la mort de plusieurs patients en fin de vie ', écrit +La Croix+, ajoutant que 'l'enjeu n'était pas, en effet, que le médecin soit lourdement condamné, mais de rendre justice à ces victimes, de reconnaître leur qualité d'être pleinement vivants, de rappeler que nul, fût-ce par compassion, ne peut se proclamer maître de la vie ou de la mort d'autrui''.

'Ce verdict, pourtant, bouleversera les soignants qui refusent de tels actes, les familles, les personnes âgées elles-mêmes Et le débat sur la fin de vie s'en trouve radicalisé'', poursuit l'éditorialiste.

+Libération+ indique, pour sa part, que 'ce procès - avec ses longs débats et son verdict apaisé - pointe les limites de la loi régissant cette question, faisant remarquer qu'''à force de ne jamais vouloir évoquer l'intention de donner la mort, on laisse se développer des pratiques un rien floues, avec des zones d'ombre. Et, en fin de compte, on permet des appréciations variées, pouvant conduire des médecins devant des cours d'assises''.

+Le Monde+ revient, de son côté, sur le rôle de l'avocat général dans ce genre de procès, estimant que 'dans tout procès pénal, on est en droit d'exiger de l'avocat général un réquisitoire de qualité. Parce que celui qui parle ne s'exprime pas seulement au nom d'un homme, mais au nom de la société qu'il représente''.

En outre-manche, la presse revient sur les excuses présentées par le premier ministre britannique David Cameron pour avoir embauché entre 2007 et 2011 comme conseiller en communication Andy Coulson, qui a été reconnu mardi coupable d'écoutes téléphoniques illégales dans le cadre du scandale du tabloïd +News of the World+ de Rupert Murdoch.

Le +Daily Telegraph+ se fait l'écho des propos du juge chargé de cette affaire qui a estimé "prématurée la réaction du chef du gouvernement, alors que les membres du jury examinaient toujours la question des pots-de-vin et d'autres chefs d'inculpation pesant sur les accusés.

"J'ai demandé au Premier ministre d'expliquer pourquoi il avait fait sa déclaration alors que le jury n'avait pas terminé ses débats et délibérations", a dit le juge John Saunders, cité par le journal.

Pour sa part, le +Guardian+ met en avant le mécontentement du juge Saunders envers le premier ministre qui a présenté son mea culpa alors que les jurés n'avaient pas fini de délibérer sur tous les chefs d'accusation portés contre Coulson. Ce dernier a été épinglé par la justice pour son rôle joué dans le piratage des messageries téléphoniques de centaines de personnes, dont des responsables politiques, des célébrités et même de simples citoyens impliqués dans des faits divers, allant jusqu'aux petits-fils de la reine Elizabeth, William et Harry.

"C'est étonnant, voire sans précédent pour un Premier ministre de faire des commentaires publics à un moment si crucial de la procédure judiciaire", a affirmé le magistrat, cité par le journal.

Les excuses présentées par M.Cameron au Parlement n'ont pas toutefois convaincu le chef de l'opposition travailliste, Ed Miliband, qui a accusé le Premier ministre de manque de discernement et d'avoir recruté "un criminel en tant conseiller de communication qui a déshonoré Downing Street", souligne la publication.

La presse Belge, quant à elle, continue de commenter le refus du parti du Centre démocrate humaniste (cdH) de gouverner avec la nouvelle alliance flamande (N-VA) de Bart De Wever.

L'éditorialiste du +Soir+ écrit qu'en décidant de ne pas faire confiance au discours de De Wever, le président du cdH a privilégié ses convictions sur l'unité du pays et la solidarité nord-sud.

Ni futile, ni facile d'autant que cela pourrait provoquer un blocage du pays forçant au confédéralisme, ajoute le commentateur qui note que si ce confédéralisme doit être débattu, autant qu'on l'aperçoive bien en face plutôt qu'en ayant à le subir, entre les lignes d'un programme de gouvernement.

+Le Morgen+ estime pour sa part que De Wever n'a pas perdu suite au Non catégorique opposé par le cdH à la N-VA. Au contraire, le leader des nationalistes flamands est parvenu à démontrer qu'il était capable de proposer un compromis et d'arrondir les angles, mais que, l'effort n'est jamais garanti d'être un succès dans notre paysage politique, estime-t-il.

Personne ne veut suivre De Wever, souligne de son côté le +Nieuwsblad+ qui trouve que l'idée qui règne pour l'instant dans les états-majors, c'est qu'il vaut mieux laisser les autres partis se mouiller et échouer plutôt que de faire soi-même le sale boulot.

Le journal estime que c'est au président du cdH de succéder à De Wever dans sa mission d'informateur car 'c'est lui qui a retiré la prise et donc c'est lui qui doit la rebrancher''.

+La Libre Belgique+' indique que le Parti Socialiste (PS) est demandeur, mais à l'heure actuelle, les partis flamands et le Mouvement réformateur (MR) feraient échouer les socialistes tout simplement pour les empêcher de réussir. Ces formations, explique-t-il, reprochent particulièrement au PS d'avoir bloqué le jeu politique en annonçant la couleur des alliances dans les régions sans attendre le fédéral.

'Tout est bloqué'' souligne en outre la publication qui estime que les différentes coalitions imaginables sont impossibles à mettre en place pour le moment.

En Espagne, les journaux se font l'écho des démissions de deux responsables politiques espagnols impliqués dans des scandales financiers distincts.

La vice-présidente de la Banque européenne d'investissement (BEI), Magdalena Alvarez, mise en examen dans l'affaire de détournement de fonds publics en Andalousie, a annoncé mercredi sa démission, rapporte le quotidien + El Pais+, ajoutant que l'ancienne ministre socialiste a précisé qu'elle a pris cette décision suite aux pressions du gouvernement.

Par ailleurs, Alvarez a défendu son innocence des accusations de "détournement et malversations" dans le cadre de ses fonctions de conseillère économique et financière du gouvernement autonome d'Andalousie.

Dans le même sens, +ABC+ indique que Magdalena Alvarez a préféré de quitter la BEI avant d'être expulsée pour son implication dans le scandale de détournement des biens publics, notant que cette décision a été prise par l'ancienne responsable socialiste après plusieurs mois de consultation avec ses proches.

La publication revient également sur la décision de l'Eurodéputé et dirigeant du parti espagnol la Gauche Unie (Izquierda Unida, IU), Willy Meyer, de se retirer du Parlement européen (PE) à cause de son implication dans le scandale du fonds volontaire de pensions à Luxembourg.

Après la démission de Meyer, la Gauche Unie appelle les 38 eurodéputés qui cotisent également dans ce fonds à faire de même et à se retirer du PE, rapporte, de son côté, +La Razon+.

La presse turque, quant à elle, continue de commenter les tractations politiques en Turquie à la veille des élections présidentielles prévues en août prochain, ainsi que le processus de paix, actuellement au point mort, visant à trouver une solution définitive à la crise kurde.

+Vatan+ et +Milliyet+ reviennent, à l'instar de plusieurs de leurs confrères, sur la question de la candidature du Parti de la Justice et du Développement (AKP au pouvoir), pour les présidentielles d'août, qui sera annoncée officiellement mardi prochain, mettant un accent particulier sur les déclarations, dans ce cadre, du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, qui ne cache pas ses ambitions pour la magistrature suprême de la Turquie.

Les deux grandes figures de la politique turque, le chef du gouvernement Erdogan et le président sortant, Abdullah Gul, vont tenir très prochainement une dernière réunion dans le cadre des consultations en cours pour choisir le candidat AKP pour les prochaines présidentielle, qui se tiendront pour la première fois en Turquie au suffrage universel direct, écrit le quotidien +Hurriyet Daily News+.

Le journal souligne également que la communauté alevis (des chiites modérés turcs), généralement opposée à la politique du gouvernement et donc à l'AKP, ne sont pas d'accord pour voter pour le candidat commun de l'opposition, Ekmeleddin Ihsanoglu, l'ancien secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).

Par ailleurs, la presse locale accorde également un intérêt particulier à la question kurde à la veille de Présidentielles, précisant que le gouvernement va présenter un projet de loi destiné à relancer les pourparlers, aujourd'hui au point mort, avec les rebelles kurdes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Ce projet de lois sera présenté à la Grande Assemblée nationale (parlement) d'ici un ou deux jours, avant la fin de la session actuelle le 28 juin, note le quotidien +Daily Sabah+, citant le vice-premier ministre, Bechir Atalay.

D'autres quotidiens, comme +Hurriyet+, soulignent que les efforts visant à trouver une solution définitive à la question kurde, ne doivent pas verser dans la surenchère politique et électorale, citant dans ce cadre Salahattin Demirtas, le leader du Parti du peuple et de la démocratie (HDP), le parti pro-kurde qui a haussé le ton de ses critiques concernant les présidentielles d'août après que les deux principaux partis de l'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP gauche) et le Mouvement national (MHP droite nationaliste) aient annoncé leur intention de présenter le professeur Ihsanoglu comme candidat commun pour ce scrutin très attendu en Turquie.

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