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Italie: référendum à risque, en pleine vague populiste, pour Renzi: Le chef du gouvernement... | via @lemagMaroc https://t.co/JlyujW1Cxy


MAP - publié le Mercredi 25 Juin à 10:33

Revue de la presse quotidienne internationale européenne



Bruxelles - La violation du cessez-le-feu en Ukraine par les insurgés pro-russes et la visite du président russe Vladimir Poutine en Autriche sont les deux thèmes développés, mercredi, par les principaux quotidiens européens qui s'intéressent surtout à des sujets d'actualité nationale.



Ainsi, les quotidiens polonais +La Réspublica+ et +Polska+ déplorent la violation du cessez-le-feu par les insurgés pro-russes qui ont abattu un hélicoptère MI-8 de l'armée ukrainienne tuant neuf soldats de Kiev, ajoutant que cet acte porte un coup dure au plan de paix du président ukrainien, Petro Porochenko.

Les deux quotidiens notent que le chef de l'Etat ukrainien pourrait annoncer la fin de la trêve pour permettre à l'armée de reprendre ses actions de ratissage dans l'est du pays en traquant les insurgés d'autant plus que le président russe Vladimir Poutine a annoncé avoir demandé au Sénat russe de lever la menace d'une intervention de l'armée russe en Ukraine, une décision saluée par les Etats-Unis et les dirigeants européens.

La situation en Ukraine ira en se dégradant face à l'entêtement des insurgés de tenir tête à l'armée ukrainienne en dépit des intenses efforts diplomatiques menés en vue de contenir la crise en Ukraine, prédisent les deux publications.

+La Gazette électorale+, traite, pour sa part, de la visite de Poutine en Autriche, un séjour qui intervient en pleine crise entre Moscou et Bruxelles à propos du conflit en Ukraine.

Le journal s'en prend aux dirigeants autrichiens qui, par leur invitation au chef du Kremlin, ont mis fin à l'isolement du maître de Moscou. Ce dernier, ajoute la publication, se voit ainsi accueilli au cœur de l'Europe en dépit de sanctions imposées par l'UE et les Etats-Unis à la Russie pour son soutien aux insurgés dans l'est ukrainien.

Et l'éditorialiste du quotidien de noter qu'en accueillant Poutine, l'Autriche a signé la fin de l'isolement du maître du Kremlin et donne un mauvais exemple aux autres membres de l'UE.

En Suisse, les quotidiens commentent également la demande du président russe Vladimir Poutine au parlement de lever l'autorisation qu'il avait sollicitée en mars pour une possible intervention militaire en Ukraine.

Sous le titre "Poutine éloigne le spectre d'une invasion", +Le Temps+ écrit qu'il s'agit d'un geste de conciliation en direction de Kiev, sinon un pas vers la paix.

Les signaux positifs de ces derniers jours pourraient paver la voie vers une résolution du conflit, estime le journal, relevant que sur le terrain les combats fassent toujours rage en dépit de la trêve annoncée.

Son confrère la +Tribune de Genève+ s'intéresse à l'effort de médiation menée par le président en exercice de l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE), le Suisse Didier Burkhalter.

"Au nom de l'OSCE, il a prié Poutine de trouver la volonté d'être une partie de la solution pour que le cessez-le-feu puisse éventuellement évoluer en armistice", souligne-t-il.

Le quotidien +24Heures+ écrit de son côté qu'au moment où le président suisse appelait à faire front commun pour réussir la médiation en Ukraine, l'Autiche faisait cavalier en recevant le président russe dans une aile du palais impérial où siège l'OSCE.

Il rappelle que "l'homme fort de Moscou n'avait plus été reçu par un pays de l'UE depuis le début des évènements en Ukraine, mis à part lors des cérémonies de l'anniversaire du débarquement de Normandie".

Concernant toujours la situation en Ukraine, le quotidien suédois +Dagens Nyheter+ rapporte que malgré le cessez-le-feu annoncé par le président ukrainien, un hélicoptère de l'armée ukrainienne a été abattu par les séparatistes dans l'est du pays et les neuf soldats à bord ont tous été tués, ajoutant que l'hélicoptère a été abattu dans une zone où de violents combats entre les deux parties ont eu lieu lors des deux derniers mois.

La trêve devait durer jusqu'au vendredi 27 juin et le président russe a estimé qu'elle devrait être étendue, indique la publication, qui ajoute que le président ukrainien a accusé mardi les séparatistes pro-russes d'avoir tué un soldat ukrainien.

De son côté, +Svenska Dagbladet+ souligne que le cessez-le-feu est menacé après qu'un hélicoptère ukrainien a été abattu par les séparatistes, indiquant qu'il s'agit d'un signal que les séparatistes veulent la poursuite de la guerre et s'estiment trahis par le président russe duquel ils attendaient un plus grand soutien.

Les séparatistes sont incontrôlables et il n'est pas évident de les amener à déposer les armes, poursuit la publication, qui indique que le président russe a demandé à la Chambre basse du parlement de retirer le mandat d'intervenir militairement en Ukraine.

Dans ces conditions, il est extrêmement difficile d'engager des pourparlers de paix entre les deux parties et il est primordial de stabiliser la situation afin d'éviter une catastrophe humanitaire, ajoute le quotidien.

Pour sa part, +Aftonbladet+ rapporte que les forces armées ukrainiennes accusent les séparatistes pro-russes d'avoir ouvert le feu sur plusieurs points de contrôle militaires ukrainiens ajoutant que les milices des rebelles auraient attaqué des points de contrôle près de la ville de Slovjansk.

Ces tirs ont fait un mort du côté des soldats ukrainiens, ajoute le quotidien, soulignant qu'un dirigeant des séparatistes avait pourtant annoncé un cessez-le-feu après que le Président de l'Ukraine Petro Porosjenko ait décrété un cessez-le-feu unilatéral vendredi dernier.

En Grande-Bretagne, la presse focalise sur l'affaire des écoutes téléphoniques du tabloïd "News of the World" dont le procès s'est conclu mardi avec l'acquittement de l'ex-"reine des tabloïds" Rebekah Brooks et la condamnation de son collègue Andy Coulson, ancien conseiller du Premier ministre David Cameron.

Selon le +Guardian+, Scotland Yard veut interroger le magnat de la presse Rupert Murdoch, propriétaire du journal "News of the World", fermé en 2002, sur le piratage téléphonique, une affaire politico-médiatique qui a débuté en juillet 2011 au Royaume-Uni.

M. Murdoch a été officiellement notifié à ce sujet par les services de la police britannique, ajoute le journal, indiquant que la démarche de la police intervient au lendemain de la condamnation de l'ancien rédacteur en chef de l'ex-tabloïd News of the World, Andy Coulson, dans cette affaire.

Au terme d'un procès marathonien et onéreux, Coulson a été reconnu coupable par le Jury dans le procès des écoutes téléphoniques pratiquées par l'ancien journal de Rupert Murdoch, tandis que l'autre principale co-accusée, Rebekah Brooks, a été acquittée, souligne pour, sa part, le "Daily Telegraph".

Ce procès a permis de dévoiler la liaison extraconjugale entre Rebekah Brooks et Andy Coulson et d'exposer le détail des communications interceptées par des détectives privés travaillant pour le compte du "News of the World", ajoute la publication, rappelant que 600 personnes, dont des célébrités et hauts responsables, ont été victimes des écoutes téléphoniques du tabloïd britannique.

Le journal +Independent+ s'interroge, pour sa part, sur l'avenir professionnel de Rebekah Brooks après son acquittement, alors que le Premier ministre britannique David Cameron a présenté "ses excuses les plus sincères" pour avoir recruté comme directeur de la communication Andy Coulson, un ex-rédacteur en chef de la presse tabloïd reconnu coupable d'écoutes illégales.

Andy Coulson avait été embauché par M. Cameron quand il dirigeait l'opposition conservatrice, et l'a ensuite accompagné au 10 Downing street, après son élection en 2010. Coulson avait quitté ses fonctions en janvier 2011 à cause du scandale des écoutes.

En France, le débat sur l'euthanasie avec la décision du Conseil d'Etat d'autoriser l'arrêt des traitements d'un patient en état végétatif depuis cinq ans figure parmi les sujets abordés par la presse quotidienne.

Sous le titre 'l'arrêt de vie du Conseil d'Etat'', +Libération+ écrit qu'il s'agit d'une 'image peu commune pour une histoire hors du commun'', estimant que cette autorisation 'ne marque en rien un changement, ou une évolution'', mais simplement une application de la loi.

'On le sent, les juges ont cherché dans leur décision à donner une place particulière aux volontés du patient'', ajoute la publication, s'interrogeant : Est-ce, dès lors, le point final de ces longs mois d'un parcours judiciaire pour ce patient, et la fin de ces cinq années d'hospitalisation sans conscience ?

Dans un éditorial intitulé 'Fin de vie au singulier'', +La Croix+ relève que l'histoire singulière de ce patient est devenue un terrain public d'affrontements philosophiques et juridiques sur la fin de vie.

L'éditorialiste souligne, en outre, que 'la fin de vie n'a que faire des règlements et des codes, elle est un moment unique et éprouvant, elle a besoin d'être accompagnée jusqu'au bout, sans douleur surhumaine, mais sans hâte. C'est ce que la société doit aux mourants et à leurs proches. Rien de plus, mais rien de moins''.

En Belgique, le refus du parti du Centre démocrate humaniste (cdH) de faire partie de la coalition gouvernementale que le nationaliste flamand de la N-VA Bart De Wever tente de former au fédéral est largement commenté par la presse locale.

Sous le titre 'jeu dangereux'', l'éditorialiste de +La Libre Belgique+ écrit que le refus net du cdH d'entamer les négociations avec la N-VA ne pourra que pousser la Flandre à se replier sur elle-même et à réclamer encore et encore de nouvelles compétences et de nouveaux pouvoirs, notant que par leur refus, les humanistes francophones ont donné raison à De Wever et versé des quantités d'eau fraiche à son moulin, car désormais la seule manière pour les Flamands de mener une politique de centre-droite en Belgique, c'est bien d'accentuer la tendance confédérale.

Le journal regrette que le cdH ait manqué l'occasion de démontrer que l'on pouvait gouverner la Belgique au centre-droit dans le cadre institutionnel actuel.

Dans un éditorial intitulé 'la N-VA récolte ce qu'elle a semé : la méfiance'', +Le Soir+ souligne que le cdH fait payé à la N-VA la confiance qu'elle n'a jamais semée, que du contraire durant tous ces mois et années passés, notant que la décision nette des humanistes francophones a un effet de ricochet assez pervers sur le parti du Mouvement Réformateur (MR), qui s'il monte au fédéral avec De Wever, sera accusé, non plus par un mais deux partis, de trahir ses promesses et son pays.

Le commentateur relève, à cet égard, que la position du cdH force chacun à abattre ses cartes, sans tergiverser et sans faux semblant, soulignant qu'à ce stade, personne ne peut jurer que cela fasse perdre ou gagner du temps.

L'éditorialiste de +La Dernière Heure+ écrit que De Wever, crucifié par le cdH se retrouve dans l'impasse, notant que le refus du cdH de gouverner avec la N-VA devrait faire vaciller le bourgmestre d'Anvers et pourrait remettre en selle le Parti Socialiste (PS).

La crise interne au sein du Parti Socialiste, principale force d'opposition au Portugal, continue de retenir l'attention des journaux lusitaniens qui s'intéressent également au sort de l'entraineur Paulo Bento, après la prestation de la Seleç?o au Mondial.

Evoquant la guerre des mots entre le Secrétaire général du PS, Antonio José Seguro et le Maire de Lisbonne, Antocio Costa, +Jornal de Negocios+ écrit que le chef de file des socialistes, a accusé ouvertement Antonio Costa d'avoir fragilisé le parti.

Pour sa part, le maire de Lisbonne, cité par +Jornal de Noticias+, affirme qu'il ne se sent nullement embarrassé concernant l'histoire du Parti (allusion faite au Mémorandum avec la troïka signé par l'ancien gouvernement socialiste).

Dans une interview publiée par le journal +I+, le Secrétaire national du parti Jo?o Proença admet, quant à lui, que le PS connaît 'une guerre interne qui devrait durer jusqu'au 28 septembre prochain, date de la tenue des élections primaires''.

L'autre thème traité par les journaux portugais porte sur le sort du sélectionneur Paulo Bento , qui se trouve sur la sellette après la 'prestation catastrophique'' lors du Mondial brésilien.

+Jornal de Noticias+, qui titre 'Rupture au sein de la sélection'', croit savoir que Paulo Bento va renoncer à son poste d'entraineur après le mondial, alors que le journal sportif +A bola+ affirme que le vice-président de la fédération portugaise de Football Humberto Coelho ne voit aucune raison pour résilier le contrat liant Paulo Bento à la FPF qui court jusqu'en 2016.

En Espagne, l'affaire de corruption financière impliquant l'un des syndicats les plus importants du pays, l'Union générale de travail (UGT) en Andalousie, fait la Une des journaux du pays.

'La Garde civile découvre la caisse illégale de financement de l'UGT'', titre le quotidien +La Razon+, précisant que le juge accuse la centrale syndicale d'avoir des revenus de cours de formation fictifs tout en présentant des fausses factures au gouvernement autonome andalou.

Lors d'une opération menée par la Garde civile, il a été procédé à l'arrestation de l'ancien trésorier de l'UGT en Andalousie et treize autres personnes impliquées dans cette affaire, ajoute la publication.

Selon +El Pais+, le juge a ouvert une enquête sur le financement illégal de l'UGT en Andalousie, notant que, selon les premiers éléments des recherches, le syndicat a mis en place une comptabilité illégale pour se financer.

L'UGT présentait de fausses factures au gouvernement régional andalou relatives aux cours de formation inexistants, écrit la même source, relevant qu'un entrepreneur qui facilitait les fausses factures au syndicat a été également arrêté.

+El Mundo+ rapporte, quant à lui, que l'UGT a mis en place un 'plan systématique'' pour obtenir l'argent à travers de fausses factures et que l'enquête est toujours ouverte concernant cette affaire.

En Italie, l'élimination de la sélection transalpine au premier tour du mondial du Brésil suite à sa défaite, mardi, devant l'Uruguay (1-0), fait la Une de la majorité des quotidiens locaux.

'Expulsés'' titre +Il Messaggero+ selon lequel 'la seule bonne nouvelle en provenance du Brésil demeure les démissions 'irrévocables'' du coach national Cesare Prandelli, et du président de la Fédération italienne (FIGC), Giancarlo Abete,

"On n'a pas eu une seule occasion, probablement parce qu'on est techniquement limité ou pas bien structuré. C'est ma responsabilité, le projet technique n'a pas fonctionné et j'en assume donc toute la responsabilité", a déclaré Prandelli, cité par le journal.

L'éditorialiste du journal estime que 'l'Italie éliminée du mondial, est un pays en quête d'une identité et qui a perçu dans son football ce qu'il ne doit pas ou à la rigueur ce qu'il ne voulait pas être. C'est un pays où la lutte est engagée entre le passé et le présent. C'est une Italie diverse de celle qui a remporté la coupe du monde en 1982''.

+Il Corriere della Sera+ rapporte que Prandelli, tout en assumant la responsabilité de l'élimination de son équipe, a dénoncé l'arbitrage, en faisant référence au carton rouge reçu par son milieu Marchisio, ce qui a impacté, selon lui, négativement sur le rendement de la Squadra Azzura.

La publication rappelle qu'il s'agit de la deuxième élimination d'affilée de l'Italie dès le premier tour en Coupe du monde après celle de 2010 en Afrique du sud.

Sous le titre 'Désastre azur, Adieu mondial'', son confrère +La Repubblica+ écrit que 'c'était inévitable. Personne réputée correcte, Prandelli assume toute la responsabilité de l'élimination et présente par conséquent sa démission''.

Le journal, qui analyse les différentes phases du match contre l'Uruguay, rappelle que c'est la première fois depuis 1966, en Angleterre, que l'Italie ne marque que deux buts au premier tour d'une coupe du monde, phase lors de laquelle elle a été éliminée pour la seconde fois consécutive et la huitième depuis 1950 (au Brésil).

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