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MAP - publié le Jeudi 19 Juin à 13:41

Revue de la presse quotidienne internationale européenne



Bruxelles - Les derniers développements de la situation en Irak, la transition énergétique en France, la proclamation officielle du nouveau Roi d'Espagne, le scandale des écoutes téléphoniques en Pologne et les matches de la Coupe du monde au Brésil sont les principaux sujets traités par la presse européenne paraissant ce jeudi.



En Belgique, l'actualité politique revient sur les premières pages des quotidiens qui commentent le refus des nationalistes flamands de la NVA (Alliance néo-flamande), arrivés premiers lors des dernières élections, de rejoindre le groupe des libéraux au parlement européen, présidé par l'ancien premier ministre belge, Guy Verhofstadt.

"Guy Verhofstadt a joué. Et il a perdu ! La N-VA ne rejoindra pas le groupe des libéraux européens", écrit le +Standaard+, qui souligne que les nationalistes ont préféré siéger avec les conservateurs britanniques qu'avec l'alliance démocrate libérale (ADLE) de Verhofstadt.

Le +Standaard+, ainsi que d'autres journaux, ne s'arrêtent pas sur la décision de la NVA, libre de ses choix, estiment-ils, mais sur le revers essuyé par Guy Verhofstadt en ouvrant la porte aux nationalistes flamands.

La N-VA humilie Verhofstadt, titre le +Soir+, qui souligne que cette affaire laissera, c'est certain, un goût amer à Guy Verhofstadt, qui débute très mal son second mandat à la tête du groupe ADLE, et qui rêvait encore, voici peu, de très hautes fonctions européennes.

"Mais Guy Verhofstadt n'aura pas le monopole de la déception, loin de là. Car nombre de ses partisans, notamment en Belgique francophone, lui garderont rancune de cette "trahison avortée", poursuit le quotidien, qui note que le rejet par la N-VA des avances de l'ADLE pourrait également avoir des "conséquences sur la scène politique nationale. En tout cas, les relations entre les nationalistes flamands et les libéraux démocrates flamands (Open-VLD) de Verhofstadt pourraient en être affectées".

Pour +La Libre Belgique+, la N-VA n'a pas que dédaigné la main tendue par Guy Verhofstadt, elle a aussi, sur le plan européen, gagné toute l'attention et s'est offert le luxe de pouvoir choisir son groupe en laissant les libéraux européens affaiblis.

En étant prêt à accueillir ces députés N-VA dont il avait vilipendé peu avant les convictions nationalistes, Guy Verhofstadt "perd une partie de sa crédibilité", estime le journal.

En France, les journaux focalisent leur attention sur le projet de loi relatif à la transition énergétique dont les grandes lignes ont été dévoilées mercredi en Conseil des ministres.

Dans un éditorial intitulé "Une impulsion pour la transition énergétique", +La Croix+ rapporte que ce projet "prévoit un large éventail de mesures pour réduire de manière significative la consommation d'énergie et favoriser l'émergence d'un nouveau mix énergétique (gaz, renouvelable, nucléaire)", faisant savoir que ce texte a été présenté au terme de neuf mois de débat national.

"Experts, entreprises, ONG, élus, syndicats ont pu faire valoir leurs points de vue sur cette question", précise l'éditorialiste, ajoutant qu'"à la fois volontariste et pragmatique, le projet de loi, dans son état actuel, veut accélérer la transition énergétique, sans trancher entre les diverses conceptions que l'on peut s'en faire".

"Après des retards dans le calendrier et d'intenses arbitrages interministériels, le projet de loi sur la transition énergétique a été dévoilé mercredi matin, au conseil des ministres", écrit, de son côté, +Le Monde+ qui publie un entretien avec la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal.

La publication indique, à cet égard, que la ministre de l'Ecologie, qui porte ce "grand chantier du quinquennat", estime que "le nouveau modèle énergétique est une opportunité pour sortir le pays de la crise".?

+La Tribune+, indique, pour sa part, que ce projet a été dévoilé "après des mois de débats et d'intenses tractations jusqu'au dernier moment", estimant que "l'un des points les plus épineux de la transition énergétique reste la gouvernance du nucléaire, les écologistes étant encore insatisfaits mardi soir des dispositions d'un texte qui, selon eux, ne permettent pas à l'Etat de prendre les rênes de l'atome et piloter sa baisse progressive dans le mix énergétique".

Commentant le même sujet, +Libération+, qui titre "Royal fait sa transition à petits pas", croit savoir que sur le dossier du nucléaire, la ministre de l'Ecologie "s'est livrée à un superbe exercice de langue de bois".

Les journaux portugais ont réservé l'essentiel de leurs commentaires à la signature de la loi de l'abdication du Roi d'Espagne Juan Carlos 1er après 39 ans de règne, ouvrant la voie à l'intronisation de son fils Felipe qui devient le Roi Felipe VI.

Sous le titre, "Espagne: le règne de Juan Carlos s'achève, le règne de Felipe VI commence", +Jornal de Negocios+, écrit que le prince Felipe de Bourbon devient ce jeudi peu après minuit, officiellement nouveau Roi d'Espagne.

Son confrère +Diario de Noticias+ s'est arrêté sur les énormes défis qui attendent le nouveau Roi d'Espagne, qui prêtera serment jeudi lors d'une sobre cérémonie.

Citant la maison royale espagnole, le journal "I" souligne, pour sa part, que Juan Carlos, a décidé de ne pas assister à la cérémonie de prestation de serment au Cortes afin de donner un plus grand rôle au nouveau roi.

Outre l'abdication du Juan Carlos, le journal +Diario Econiomico+ s'intéresse au refus de la Cour Constitutionnelle de donner suite à la demande du gouvernement portugais qui avait sollicité des explications à la plus haute instance judiciaire du pays, concernant sa décision de rejeter plusieurs mesures d'économies inscrites au budget 2014, parmi lesquelles la réduction des salaires des fonctionnaires.

Sur la même lignée, +Publico+ observe dans son éditorial que la Cour suprême n'a pas voulu apporter des explications concernant son verdict sur les mesures sanctionnées, considérant qu'il était absolument clair contrairement à ce qui a été avancé par le gouvernement.

En Espagne, la proclamation officielle du nouveau Roi Felipe VI et l'élimination de l'équipe nationale espagnole au premier tour de la Coupe du monde dominent la Une des principaux journaux du pays.

"La Monarchie entame le changement", écrit le quotidien +El Mundo+, précisant que le Roi Juan Carlos, qui conservera ce titre même après la proclamation de son fils, a cédé le trône à Felipe VI lors d'une cérémonie organisée au palais royal.

Le Roi Juan Carlos a fait un geste "historique, symbolique et généreux" en passant le pouvoir de l'Etat à son fils qui prêtera ce jeudi serment comme nouveau Roi d'Espagne et prononcera son premier discours officiel au Congrès des députés, explique la publication.

Sous le titre "Nouveau Roi constitutionnel", le quotidien +El Pais+ affirme que le Prince Felipe est devenu Roi d'Espagne après la publication de la loi relative à l'abdication dans le bulletin officiel de l'Etat.

"Mission accomplie pour le Roi Juan Carlos", estime, pour sa part, le journal pro-gouvernemental +ABC+, notant que le Souverain espagnol a été l'artisan de la démocratie en Espagne et l'un des défenseurs les plus fervents des libertés et du consensus.

Outre l'actualité politique, la presse espagnole consacre également de larges commentaires à l'élimination surprise de la sélection nationale de la Coupe du monde après deux défaites face aux Pays-Bas (5-1) et au Chili (2-0).

La qualification du onze néerlandais au deuxième tour du Mondial du Brésil après l'épuisante victoire sur les "Socceroos" focalise l'attention des commentateurs de la presse néerlandaise.

+De Volkskrant+ titre "les Oranje au huitième de finale après une victoire méritée" et indique que si l'Australie était plus forte sur les plans physique et du jeu, les Oranje, eux, étaient par contre plus efficaces en offensive et ont pu gagner le match en s'assurant une place au huitième de finale.

Louis van Gaal a sorti son arme secrète en attaque, Memphis Depay qui est venu redonner des ailes à la machine offensive de Van Persie et Robben, écrit le quotidien, ajoutant que l'équipe néerlandaise a été pourtant éclipsée, en termes de jeu, par un pays en développement en football.

Le quotidien +Trouw+ titre "le débutant Depay conduit les Oranje au 8-ème de finale" et écrit que les Oranje ont eu des moments difficiles face à l'Australie et son jeu physique, ajoutant que le Chili, l'autre adversaire des Pays-Bas, a obtenu sa place au huitième de finale après avoir battu l'ex-champion du monde: l'Espagne.

Le +NRC+ revient, lui, sur les critiques exprimées par la presse néerlandaise au sujet du manque de jeu du côté néerlandais face à l'Australie, estimant qu'au bout de deux matchs, les protégés de Van Gaal ont montré deux visages complètement différents: plus dynamique face à l'Espagne et hésitants contre les Socceroos.

Le quotidien, qui se fait l'écho de la grande déception en Espagne après la sortie de la Roja, indique que la presse espagnole y voit la fin d'une génération unique.

Les quotidiens helvétiques se consacrent au décryptage de la scène irakienne en s'interrogeant sur la place des ressources pétrolières dans la bataille que se livrent les insurgés de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).

"La partition de l'Irak pétrolier peut commencer", titre +La Tribune de Genève+ qui estime qu'il fallait s'attendre à une ruée vers l'or noir dans un Irak en phase de dépeçage avancé.

"Le gouvernement de Nouri Maliki s'attache à un Etat centralisé contrôlant les énormes ressources énergétiques, mais il peut difficilement mettre en échec les djihadistes sans le soutien des forces kurdes et des tribus arabes sunnites", écrit le journal.

Jusqu'ici, relève-t-il, la prise par l'EIIL de la seule raffinerie de Baiji au nord de Bagdad n'est pas forcément catastrophique pour l'Etat irakien dont 95 pc des revenus proviennent de l'or noir.

Après la prise d'assaut de la raffinerie, le gouvernement de Bagdad a demandé des frappes aériennes américaines, souligne pour sa part +Le Temps+.

Il considère que depuis la prise de Mossoul, les djihadistes de l'EIIL n'ont pas seulement accumulé les victoires, mais ont aussi grossi leurs rangs grâce au soutien actif de groupe religieux, tribaux et ex-baassistes.

"Cette coalition très hétéroclite, souligne le quotidien, se trouve obligée de composer pour tenir le terrain et de renforcer sa force de frappe pour une reconquête du pays sunnite".

En Grande-Bretagne, la presse continue, elle aussi, à s'intéresser aux derniers développements de la situation en Irak où les djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) étendent leur zone d'influence et tentent de progresser vers Bagdad.

Le +Daily Telegraph+ se fait l'écho des propos du premier ministre britannique David Cameron selon lequel les combattants de l'EIIL envisagent de lancer des attaques terroristes en Angleterre, mettant en garde contre la menace que représentent les jeunes britanniques qui rejoignent les rangs des djihadistes en Irak et Syrie.

Le journal rappelle aussi la demande formulée par le gouvernement irakien aux Etats-Unis pour le lancement de frappes aériennes contre les djihadistes qui ont pris le contrôle d'une partie du nord et de l'ouest de l'Irak.

Pour sa part, le +Guardian+ revient sur cette demande, en citant à cet égard les propos du ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari qui a confirmé la requête de Bagdad.

"L'Irak a officiellement demandé l'aide de Washington en vertu de l'accord de sécurité avec les Etats-Unis pour mener des frappes aériennes contre les groupes terroristes", a dit le chef de la diplomatie irakienne, citée par le journal.

D'après l'+Independent+, les Etats-Unis exigent le départ du premier ministre irakien chiite Nouri Al Maliki pour intervenir en Irak en vue de stopper la progression des djihadistes sunnites qui soutiennent l'EIIL.

La communauté sunnite accuse Al Maliki de prôner une politique d'exclusion et de discrimination confessionnelle, alors que les Américains pensent qu'aucune réconciliation n'est possible entre les chiites et les sunnites sans le départ du chef du gouvernement, souligne la publication.

En Italie, la Une des quotidiens est consacrée à divers thèmes dont la procédure d'infraction déclenchée par la Commission européenne contre l'Italie pour retards de paiement de l'administration publique au profit des entreprises créancières, et le différend entre les syndicats et les dirigeants d'Alitalia qui envisagent le licenciement de quelque 2.250 employés.

+Corriere della Sera+ écrit que la décision de la Commission européenne d'ouvrir une procédure d'infraction contre l'Italie a suscité l'ire du gouvernement de Renzi en particulier du ministre de l'économie, Pier Carlo Padoan qui estime "incompréhensible" cette décision suggérée, de surcroit, par le vice-président de la Commission, l'Italien Antonio Tajani.

Ce dernier, qui quittera avant la fin de ce mois ses fonctions pour avoir été élu eurodéputé de Forza Italia (FI), a convaincu "son institution" de déclencher "d'urgence" une procédure d'infraction contre son pays pour retards de paiement de l'administration publique, ajoute le journal selon lequel au moment où le gouvernement critique durement la position de Tajani, son parti (FI) persiste à le défendre.

Sous le titre "dette de l'administration publique, affrontement gouvernement-Tajani", +La Repubblica+ qualifie la décision de la Commission européenne de "dernier acte symbolique" de la gestion Tajani qui devra quitter ses fonctions dans quelques jours pour devenir eurodéputé de Forza Italia (opposition).

Selon le quotidien italien, cette décision a été accueillie avec "surprise" par le ministre de l'Economie qui déclarait que le paiement de la dette de l'administration publique figure parmi les priorités du gouvernement, alors que d'autres responsables du Parti Démocrate (PD) évoquent des "raisons politiques" derrière une telle décision.

Sur un autre volet, +Il Messaggero+ s'intéresse au désaccord entre les syndicats et Alitalia qui négocie depuis des mois un accord avec son homologue émiratie Etihad, favorable à l'entrée au capital de la compagnie italienne selon des conditions précises dont le licenciement de quelque 2250 employés.

Le journal indique que le PDG d'Alitalia, Gabriele Del Torchio, avertit les syndicats qu'à défaut d'une entente sur le licenciement d'une partie du personnel d'Alitalia, il est difficile de parvenir à un accord avec Etihad d'ici juillet prochain.

En Pologne, la presse aborde le scandale des écoutes téléphoniques après la révélation par un journal local d'enregistrements secrets d'une conversation entre le ministre de l'Intérieur et le gouverneur de la Banque centrale polonaise portant sur une demande du ministre de l'intérieur faite au Gouverneur de la banque centrale de soutenir la politique budgétaire du gouvernement en échange de la démission du ministre des Finances.

+La Gazette juridique+ écrit que l'enregistrement, qui date de l'été 2013, n'a été révélé que cette semaine, observant que le ministre des Finances en question a bel et bien démissionné. La publication précise que cette affaire relève d'un trafic d'influence qui doit aboutir à la démission du gouvernement du premier ministre, Donald Tusk, leader du parti de la Plateforme civique. Ce dernier réfute ces accusations et refuse de parler de trafic d'influence.

"Ils ne passaient pas un accord criminel comme certains l'affirment mais ils parlaient des actions communes que pourraient mener la banque nationale et le gouvernement dans le cas d'une éventuelle crise financière", a dit le chef du gouvernement très critiqué par la presse locale.

+Respublica+ estime, pour sa part, que cette affaire est téléguidée de l'étranger pointant un doigt accusateur des services spéciaux russes mécontents du soutien apporté par Varsovie à l'Ukraine pour se soustraire de la tutelle de Moscou et se rapprocher davantage Kiev de l'UE.

Après avoir souligné que l'enregistrement aurait été réalisé en juillet dernier, au moment où le gouvernement polonais cherchait à se tirer d'une crise financière, afin d'améliorer ses chances de réélection en 2015, la publication note que la curiosité dans cette affaire est la banque centrale sensée être entièrement indépendante du gouvernement et ne doit en aucun cas se mêler des affaires politiques.

La presse suédoise s'intéresse à la position du ministre finlandais vis-à-vis de l'adhésion de son pays à l'OTAN, la formation du groupe EDF au parlement européen et la situation en Irak.

+Dagens Nyheter+ rapporte les propos du ministre de la Défense finlandais, Carl Haglund, qui a estimé que son pays a de fortes raisons de rejoindre l'OTAN, et souligne que cette position intervient suite aux développements survenus en Ukraine et à l'annexion par la Russie de la Crimée.

De plus en plus de voix se sont élevées en Finlande en faveur de l'adhésion à l'organisation du traité atlantique, souligne la publication.

De son côté, +Svenska Dagbladet+ indique que le parti d'extrême droite des Démocrates de Suède (SD) a décidé de rejoindre le groupe EDF au parlement européen, mené par le parti britannique UKIP.

Les SD sont ravis de travailler avec l'UKIP qu'ils qualifient de "force principale dans le mouvement anti-UE", ajoute la publication, qui affirme que les responsables des SD, qui siègeront pour la première fois au parlement européen, veulent tirer profit de l'expérience de l'UKIP.

Bien que l'UKIP ait écarté jusqu'à présent toute collaboration avec les SD, ces derniers ont réussi à convaincre le parti britannique qu'ils n'adoptent plus de positions racistes et extrémistes, affirme le quotidien.

Pour sa part, +Aftonbladet+ s'intéresse au mystère qui entoure le chef du groupe l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), Abu Bakr al-Baghdadi, et souligne que ce dernier est considéré actuellement comme "l'homme le plus dangereux au monde".

Trop peu d'informations ont filtré sur ce personnage, souligne le quotidien, qui rappelle que l'EIIL a réussi en une courte durée à contrôler de vastes régions irakiennes et à inquiéter plusieurs gouvernements, dont celui des Etats-Unis.

Selon le quotidien suédois +Aftonbladet+, Al-Baghdadi, chef de l'EIIL, inspire aujourd'hui les djihadistes du monde entier, rappelant que l'homme en question avait arrêté et emprisonné dans le camp de Bucca par les Américains.

Après avoir été libéré par les autorités irakiennes, Al-Baghdadi a mené plusieurs opérations en Syrie, en particulier au nord, indique le quotidien, qui ajoute que son objectif est d'établir un Etat islamique dans des zones qui s'étendent de la Syrie à l'Irak en s'appuyant sur plus de 10.000 combattants.

En Turquie, la situation sécuritaire dans le nord de l'Irak, ses répercussions sur la Turquie et le procès des auteurs du putsh militaire de 1980, sont autant de sujets qui font la Une des quotidiens.

Plusieurs titres de la presse locale continuent de commenter la situation sécuritaire chaotique en Irak où les djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) continuent de semer la panique et prennent en otage plusieurs dizaines de ressortissants turcs, dont le consul général à Mossoul, des diplomates de son équipe, des éléments des forces spéciales et des enfants.

Les combattants de l'EIIL ont pris en otage 15 nouveaux ressortissants turcs, rapporte dans ce cadre le quotidien +Today's Zaman+, qui précise qu'il s'agit d'ouvriers du secteur du bâtiment arrêtés, près de la ville de Kirkouk, parmi un groupe de 60 ouvriers étrangers, dont des Pakistanais, des Népalais et des Turkmènes.

A travers toutes ces prises d'otage, l'EIIL a donné un coup dur à la diplomatie tuque et suscité une vague de critique contre le gouvernement du Parti de la justice et de développement (AKP), qui n'a pas bien évalué le danger et évacué le consulat de Mossoul à temps, écrit la publication.

+Daily Sabah+ s'intéresse, pour sa part, à la situation des Turkmènes irakiens, soulignant que plusieurs d'entre eux fuient les combats vers les régions autonomes du Kurdistan irakien, alors que d'autres s'arment pour se défendre contre les djihadistes de l'EIIL.

Par ailleurs, +Milliyet+ et +Vatan+, à l'instar de nombre de leurs confrères, reviennent essentiellement sur le procès des deux ex-généraux qui avaient participé au coup d'Etat militaire de 1980, qui s'est soldé par une peine à perpétuité pour l'ex-général Kenan Evren (96 ans), chef de la junte et ancien président de la République de Turquie, et contre l'ancien commandant de l'armée de l'air Tahsin Sahinkaya (89 ans).

+Hurriyet Daily News+ cite dans ce cadre le porte-parole de l'AKP, Huseyine çilek, qui a indiqué après l'annonce du verdict, dans ce procès historique qui a duré deux ans, que "la justice a été ressuscitée", appelant le Parti républicain du peuple (CHP) et le Mouvement national (MHP), les deux principales forces de l'opposition en Turquie, qui avaient fait campagne contre la réforme constitutionnelle de septembre 2010, qui a ouvert la voie à ce genre de procès, à présenter des excuses au peuple turc.

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