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MAP - publié le Vendredi 10 Janvier à 13:16

Revue de la presse quotidienne internationale européenne du vendredi 10 janvier



Bruxelles - Polémique autour de l'humoriste Dieudonné, projet de loi controversé sur l'avortement en Espagne et irruption du Quai d'Orsay dans les affaires économiques font la Une des quotidiens européens de ce vendredi.



Les titres de presse s'intéressent aussi aux coupes budgétaires au Portugal, aux interminables controverses au sein la majorité en Italie et au scandale de corruption en Turquie.

L'éditorialiste du quotidien belge "L'Echo" voit dans l'interdiction du spectacle de Dieudonné une décision courageuse et un soutien au ministre français de l'Intérieur Manuel Valls. Il estime que la classe politique française, et singulièrement le parti socialiste au pouvoir, ne pouvait prendre le risque de voir le mouvement des fans de Dieudonné continuer à enfler.

Pour sa part, le commentateur du "Soir" relève que si Valls emporte la manche, la séquence aura néanmoins montré qu'il était prêt à jouer avec le feu. Qu'un tribunal administratif puis le Conseil d'Etat prennent en quelques heures des décisions complètement contradictoires prouve que, juridiquement, sa circulaire n'était rien d'autre qu'un pari.

Et le commentateur de souligner que celui qui rêve de s'installer un jour à l'Elysée et, à plus court terme, à Matignon, ne manque certes ni de talent, ni de baraka, mais il lui faudra aussi l'esprit de responsabilité s'il ne veut pas jouer son pays à qui perd gagne.

Dans un éditorial intitulé "Affaire Dieudonné : qui a gagné ?", "L'Avenir" écrit que la question de l'interdiction ou non de Dieudonné peut être résumée de la sorte: peut-on faire taire un humoriste avec des cars de CRS, des matraques, des barrières Nadar et des cordons de police?

Pour l'éditorialiste, l'affrontement est tellement inégal qu'il en devient dérisoire et ridicule. Et l'humoriste en sortira vainqueur de toute façon, honoré des palmes du martyre et propulsé par cette publicité inattendue.

"Alors que faire ?", s'interroge-t-il. Il faut sensibiliser, convaincre et se battre avec des arguments de fond plutôt que de fallacieux arrêtés pour trouble de l'ordre public, affirme l'éditorialiste.

Le quotidien français "Libération" revient sur le spectacle "Le Mur" de l'humoriste condamné à plusieurs reprises pour des propos racistes et antisémites dans ses représentations.

Sous le titre "Dieudonné, la mise à pied du Mur", le journal écrit que le Conseil d'Etat a interdit, in extremis jeudi, le spectacle de l'humoriste antijuif à Nantes, comme le souhaitait le gouvernement, estimant que cette décision constitue un virage de la doctrine administrative qui, depuis 1933, avait toujours été très sourcilleuse sur la liberté de réunion et d'expression.

Le Conseil d'Etat a considéré, à l'inverse du tribunal administratif de Nantes, qui avait statué quelques heures avant, que "la réalité et la gravité des risques de troubles à l'ordre public étaient établis".

Sur un autre registre, la presse française aborde l'irruption du Quai d'Orsay dans les affaires économiques, domaine réservé au ministère de l'Economie et des finances ainsi que la démission du gouvernement d'Ali Larayedh en Tunisie.

Pour "Le Monde", la fonction économique des ambassades bénéficie d'une exposition accrue depuis que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius a mis en place au sein de son département une nouvelle direction des entreprises et de l'économie internationale, qui compte 70 personnes.

Cité par le quotidien, M. Fabius assure que la diplomatie veut créer un électrochoc de disponibilité et faire savoir aux entreprises qui ont une stratégie précise à l'export qu'il y a au ministère des affaires étrangères une offre gratuite de services pour elles.

En 2012, 200 entreprises avaient poussé la porte du ministère. Elles étaient 800 fin 2013, indique le ministre, faisant savoir que certaines d'entre elles sont arrivées par l'entremise des ambassadeurs que le ministère des Affaires étrangères a missionnés en région pour faire le lien entre les PME et les entreprises de taille intermédiaire et le Quai d'Orsay.

Au ministère de l'Economie et des Finances, le nouveau dispositif du Quai d'Orsay fait grincer quelques dents, fait remarquer le journal, citant la ministre chargée du commerce extérieur Nicole Bricq, pour qui "le cœur du métier est à Bercy quand même".

Et le journal de conclure que le ministère de l'Economie et des Finances, vit très mal l'irruption du Quai d'Orsay dans un domaine réservé, soulignant que les actions entre les deux départements ne sont pas toujours complémentaires.

Le journal "La Croix" s'intéresse, quant à lui, à la présentation de la démission du gouvernement Larayedh en Tunisie, rappelant que l'assassinat du député de l'opposition Mohamed Brahmi, avait suscité des manifestations monstres contre l'exécutif, accusé de complaisance avec les mouvements salafistes extrémistes et d'incompétence pour sortir le pays de la crise économique et sociale.

L'élection mercredi par les députés des neuf membres d'une nouvelle instance électorale était une exigence d'Ennahda pour formaliser son retrait, relève le journal, qualifiant cette étape de la plus importante de la période de transition démocratique en Tunisie.

En Italie, la presse quotidienne consacre ses commentaires aux polémiques autour des réformes, dans divers domaines, suscités au sein de la majorité gouvernementale au lendemain des propositions du néo-secrétaire général du Parti Démocrate (PD/au pouvoir), Matteo Renzi.

"Il Corriere della Sera" estime que la concrétisation de telles réformes nécessite, tout d'abord, "un gouvernement uni et stable" qui "nous fait défaut actuellement''.

D'après le journal, Renzi devrait insister sur certains détails en vue de les inclure dans le "contrat" que les partis de la majorité gouvernementale s'apprêtent à signer sur la réforme de l'emploi et de l'impôt.

Sous le titre "Haute tension au sein du gouvernement", "Il Messaggero" traite des divergences entre les composantes du gouvernement, relatives entre autres à la décision d'augmenter la taxe d'habitation, rejetée par le parti Scelta Civica, et à l'union civile à laquelle s'est fermement attaqué le parti Nouveau centre Droit (NcD).

"Pas de répit pour le gouvernement traversé par mille fibrillations au sein des partis de la majorité", relève le journal qui se fait l'écho des déclarations des leaders des formations politiques au sujet des réformes, essentiellement celle de la loi électorale qui sera soumise, fin janvier, à l'examen de la Chambre des députés.

Réagissant aux polémiques en cours, le Premier ministre Enrico Letta, appelle à "changer d'approche'' dans l'action du gouvernement, ajoute le journal.

Les quotidiens polonais s'intéressent, eux, aux conditions atmosphériques aux Etats-Unis où le froid et les chutes de neige ont fait d'importants dégâts ainsi qu'à la météo en Pologne qui s'apprête à faire face à la première vague de froid d'hiver dès dimanche.

D'après "Respublica", les autorités américaines estiment les pertes causées par le mauvais temps à cinq milliards de dollars, la majeure partie des commerces sont fermées causant d'importantes pertes à l'économie locale.

En Pologne, le froid glacial commence dimanche prochain, écrit pour sa part le quotidien "Notre journal", qui signale que le thermomètre affichera d'abord - 6 degrés, au début de la semaine prochaine pour atteindre -12 degrés en fin de semaine, de quoi maintenir chez eux les frileux. La publication n'exclut pas d'importants dégâts matériels dans les régions du nord.

En Espagne, le débat autour du projet de loi sur l'avortement suscite toujours l'intérêt des journaux qui reviennent sur les réactions des principaux dirigeants du Parti populaire (PP, au pouvoir) après la réunion de son comité exécutif.

"Les hauts dirigeants du PP exercent des pressions pour introduire des modifications sur le texte sur l'avortement", écrit le grand tirage El Pais, précisant que plusieurs responsables ont exprimé leurs positions publiquement au grand dam du chef du parti Mariano Rajoy qui avait recommandé de s'abstenir de toute prise de position à travers les médias.

L'initiateur du projet, le ministre de la justice, Alberto Ruiz-Gallardon, et le PP sont conscients de l'importance de parvenir à un consensus avant d'approuver le texte au Parlement, mais plusieurs responsables de cette formation exigent des changements substantiels.

"Le PP votera en bloc le projet de loi sur l'avortement", souligne La Razon, notant que les dirigeants du parti tentent de parvenir à un accord sur la version définitive du texte afin d'éviter toute division.

"Le parti souhaite progresser vers une position équilibrée tout en respectant ses engagements à l'égard de l'opinion publique et ses engagements électoraux", ajoute la même source.

Dans le même sillage, le journal ABC indique que les responsables du PP ignorent les recommandations de Rajoy et tiennent à discuter le projet de loi en public.

Au Portugal, les journaux commentent vendredi la décision du gouvernement de tailler dans les retraites des fonctionnaires à partir de 1000 euros pour combler le trou budgétaire engendré par le rejet d'une mesure phare du budget 2014 par la justice.

Sous le titre "Encore des coupes dans les retraites'', "Diario Economico" indique que pour compenser le rejet de la Cour constitutionnelle, le gouvernement a décidé à nouveau de mettre à contribution les retraités en élargissant l'assiette de la contribution extraordinaire de solidarité (CES) qui touchera désormais les pensions à partir de 1000 euros.

Cette nouvelle taxe, qui pourrait entrer en vigueur au premier trimestre, s'appliquera à quelque 80.000 retraités de plus que l'année dernière, fait observer la publication.

"Jornal de Negocios" écrit de son côté que les retraités qui seront mis à contribution pour des revenus de 1.000 euros verront leurs pensions réduites de 35 euros par mois, au moment où son confrère "Diario de Noticias" a mis en garde contre un nouveau rejet par la justice de cette mesure qui a déjà suscité les critiques des associations des retraités.

Pour sa part, "Publico" observe que le plan B choisi par le gouvernement comme alternative à la mesure censurée qui représentait une économie de 388 millions d'euros, risque d'aggraver les coupes dans les retraites et toucher les catégories qui étaient épargnées jusqu'ici.

Parallèlement à cette taxe, les cotisations d'assurance maladie des fonctionnaires passent de 2,5 pc à 3,5 pc et devraient entrer en vigueur dès le mois de mars, relève le journal, faisant savoir que 60 pc des retraités de la fonction publique seront concernés par ces nouvelles coupes.

Ces mesures de substitution risquent, selon l'hebdomadaire "Sol", de faire monter la tension entre le chef de gouvernement de centre-droit Pedro Passos Coelho et Paulo Portas, vice-Premier ministre et chef du parti conservateur (CDS-PP), son allié de la coalition.

Quant à la presse suédoise, elle commente les résultats d'un sondage d'opinion sur les intentions de vote des Suédois et à la participation du roi et de la reine de Suède aux festivités marquant le 200ème anniversaire de la constitution norvégienne.

C'est ainsi qu'"Expressen" publie les résultats d'un sondage d'opinion qui met en avant l'avancée des sociaux-démocrates (opposition), crédités de près de 35 pc des intentions de vote.

Les critiques du leader des sociaux-démocrates visant la politique de l'emploi du Premier ministre, Fredrik Reinfeldt, semblent porter leurs fruits, explique le quotidien.

Les Modérés (au pouvoir) ne sont crédités que de 22,2 pc, tandis que les Verts recueillent 11,1 pc des intentions de vote, ajoute le journal.

Pour sa part, "Aftonbladet" souligne que le roi et la reine de Suède vont finalement prendre part à la célébration de la Journée nationale de la Norvège.

Le quotidien rappelle qu'une porte-parole du palais royal avait pourtant indiqué que le couple royal n'a pas l'habitude de participer aux célébrations des journées nationales de pays étrangers, notant qu'il semble que le couple royal a finalement changé d'opinion.

Les festivités norvégiennes, prévues le 17 mai prochain, coïncideront avec le 200ème anniversaire de la signature de la constitution de ce pays, ajoute la publication.

De son côté, "Svenska Dagbladet" rapporte que l'Indonésie veut acquérir des avions de combat, et est intéressée par les avions suédois Gripen. Ce pays qui souhaite acquérir 16 nouveaux avions de combat, étudie actuellement les propositions qu'ils ont reçues pour remplacer ses F-5, croit savoir le journal.

Aux Pays-Bas, les quotidiens s'intéressent à l'exclusion (première division) d'un joueur israélien au club de football Vitesse d'un stage aux Emirats Arabes Unis ainsi qu'à la situation à Fallouja (Irak).

"Un sponsor exige des excuses du club Vitesse" titre le quotidien Volkskrant selon lequel l'assureur Menzis, un des principaux sponsors de Vitesse, a exigé que ce dernier présente des excuses publiques pour avoir exclu un joueur israélien de son stage aux Emirats Arabe Unis.

Le quotidien s'est fait également l'écho de la déclaration du ministre de l'Habitat Stef Blok qui a fait part de sa satisfaction quant au regain de confiance dans le secteur de l'habitat, comme en témoigne l'amélioration de 2,2 pc des ventes de maisons se sont améliorées en 2013.

Son confrère Trouw revient lui sur la situation dans la ville irakienne de Fallouja qui vit au rythme de violents combats, indiquant que la population sunnite, craignant à la fois les éléments du mouvement de "l'Etat islamique en Irak et au Levant" et l'armée irakienne, fuit la ville à destination du Kurdistan irakien, une zone jugée plus sûre.

NRC rapporte par ailleurs que les Etats-Unis se sont opposés à la décision du président afghan de libérer 72 détenus de la prison Bagram pour absence de preuves de leur inculpation.

Washington y voit des criminels dangereux impliqués dans des actes de violence contre l'armée afghane et internationale, selon la publication.

En Turquie, la presse continue à s'intéresser plus particulièrement aux développements du scandale de corruption qui secoue le pays et où sont mis en cause des personnalités influentes du monde de la politique et des affaires proches de l'entourage du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

"Daily News" croit savoir que les dernières opérations de purge dans les rangs de la hiérarchie policière et le système judiciaire, depuis le 17 décembre, suscitent l'inquiétude de certains partenaires d'Ankara dans des domaines liés aux questions sécuritaires.

Le journal cite des diplomates de pays de l'UE qui ont exprimé leur "préoccupation" sur l'avenir de la coopération policière avec la Turquie, après le limogeage de nombre de responsables sécuritaires qui étaient leurs interlocuteurs en la matière.

Dans un éditorial intitulé 'une autocratie avancée, et non pas une démocratie'', "Daily News" souligne qu'il est difficile de mesurer jusqu'où le gouvernement du Parti de la Justice et de Développement (AKP issu de la mouvance islamiste) allait pousser les limites de sa "démocratie avancée" ou ses efforts pour rassembler les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire entre les mains de son leader.

Les tentatives de placer le Haut conseil des juges et procureurs, une des plus importantes institutions judiciaires de la Turquie, sous la tutelle du seul ministre de la Justice, montre clairement l'"l'horrible réalité de la démocratie avancée'' de l'AKP, écrit l'éditorialiste.

Sur le même ton critique vis-à-vis du gouvernement, les quotidiens "Hurriyet" et "Radikkal" reviennent sur les dernières déclarations de Kemal Kiliçdaroglu, président du Parti républicain du peuple (CHP), principale force de l'opposition, qui a fustigé le gouvernement AKP déjà fragilisé par le scandale politico-policier.

Les deux publications notent que Kiliçdaroglu, pour qui le pays est gouverné par un "gang", s'attend à ce que "d'autres cas de corruption" soient révélés dans les jours à venir.

Pour sa part, le journal +Taraf+ revient sur les résultats d'un sondage réalisé par l'Institut Sonar sur la popularité des partis politiques en Turquie.

Il ressort des résultats de ce sondage, le dernier en date depuis le déclenchement du scandale de corruption, que la popularité de l'AKP a bien reculé bien qu'il devance encore largement l'opposition.

L'AKP a recueilli 42,3 pc d'opinions favorables, deux points de moins que lors du précédent sondage réalisé en août dernier, alors que le CHP a obtenu 29,8 pc d'opinions favorables, le Mouvement nationaliste (MHP) 18,7 pc et le Parti pour la paix et la démocratie (BDP / pro-kurde) 5,6 pc, précise Taraf.

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