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MAP - publié le Lundi 24 Février à 19:46

Revue de la presse quotidienne internationale européenne du lundi 24 février



Bruxelles - La situation en Ukraine est le thème phare qui retient, lundi, l'attention de la presse européenne à la suite de la destitution du président Victor Ianoukovitch et la prise du pouvoir par le parlement sur pression de la rue à Kiev.



La presse belge estime que l'Ukraine vient d'entrer de plain-pied dans une nouvelle ère après la destitution par la Rada (Parlement ukrainien) du président Victor Ianoukovitch.

"Kiev : le pouvoir cède à la rue" titre +Le Soir+, +La Libre Belgique+ intitule "le parlement reprend la main à Kiev'' et +La Dernière Heure+ écrit "une nouvelle ère a débuté en Ukraine".

Sous le titre "ce que le peuple veut", l'éditorialiste du +Soir+ souligne que l'Europe se doit d'aider la démocratie qui va tenter de se mettre en place en Ukraine car en se battant pour leur liberté, c'est aussi l'Europe que les Ukrainiens ont défendue.

L'éditorialiste fait observer qu'au moment où tant de citoyens de l'UE ne croient plus aux vertus de l'Union, à Kiev, pour la première fois de l'histoire, des hommes et des femmes sont morts en brandissant le drapeau européen, comme pour signifier à ceux qui voudraient briser le projet européen, qu'ils feraient une grande erreur.

Dans un éditorial intitulé "ferveur révolutionnaire en Ukraine", +La Libre Belgique+ souligne que l'Ukraine, divisée entre Ouest attiré par les sirènes européennes et un Est russophone, ne devrait choisir l'un contre l'autre car cette division entrainerait alors la partition du pays. D'où l'importance, selon le commentateur, que Russes et Européens se parlent et laissent les Ukrainiens définir par des élections et des compromis, les bases de leur union nationale.

Pour sa part, +L'Avenir+ écrit que si une révolution contre un régime corrompu exige du courage et de la ténacité, la période qui suit celle-ci, en cas de victoire, n'en est pas moins délicate, voire dangereuse. Il relève dans ce contexte que l'Europe devra veiller à jouer un rôle moteur, comme elle l'a fait, diplomatiquement, au plus fort des affrontements afin d'éviter que le pays ne retourne au chaos et que la démocratie ne soit kidnappée par l'appétit du gain et l'égocentrisme dangereux de quelques-uns.

La situation en Ukraine est également évoquée par la presse française.

"La crise ukrainienne n'est pas finie. On ne peut que se féliciter du départ du président Ianoukovitch, autocrate brutal et corrompu. Or l'Ukraine reste un Etat en faillite, en mal d'unité et d'identité", écrit +Libération+, ajoutant que "ce vieux pays, mais cette toute jeune nation, indépendante depuis moins d'une décennie, cherche toujours un équilibre entre la Russie et l'Europe".

"L'opposition qui a pris le pouvoir à Kiev a promis des élections dès le mois de mai, mais rien ne garantit que les nouveaux maîtres du pays, y compris l'héroïne Ioulia Timochenko, ne retombent pas dans les errements passés", estime l'éditorialiste, notant que "l'économie ukrainienne est tenue par des oligarques, véritables parrains du pays, pour qui les politiques ne sont que des obligés et des clients à leur solde".

"L'Ukraine, qui est en cessation de paiement, doit réformer profondément son système politique, économique et financier qui enrichit une clique et appauvrit tout un peuple", poursuit le quotidien.

Pour sa part, +La Croix+ indique qu'après "l'extraordinaire accélération de l'histoire" ces derniers jours, quelques sérieux obstacles aux avancées souhaitables persistent encore en Ukraine, faisant remarquer que "les événements de Maïdan, la violence de la répression, ont donné du poids à la fraction la plus dure des opposants".

Dans un éditorial intitulé "un avenir à inventer en Ukraine", la publication souligne que les Russes, sans doute surpris par l'activisme tardif mais déterminé de la diplomatie européenne, peuvent encore évoquer un contrôle renforcé sur la partie russophone et russophile de l'Ukraine, notant que l'intransigeance russe, après avoir procuré au pays quelques bénéfices tactiques, rencontre désormais ses limites.

+Le Figaro+ estime, de son côté, que le pays demeure sous la menace séparatiste de l'Est russophone, ajoutant que "l'insurrection ukrainienne vient d'accoster sur ce rivage, toujours incertain, où une révolution doit se dissoudre dans la vie politique ordinaire".

En Pologne, la presse suit de près la situation en Ukraine voisine, estimant la situation confuse à Kiev suite au renversement du président Victor Ianoukovitch et la proclamation du président du parlement, Oleksandre Turczynov, en tant que président intérimaire en attendant la tenue le 25 mai prochain des élections.

"Une étape à la division de l'Ukraine" titre à la Une +Respublica+ qui met en garde contre une division de l'Ukraine après le départ de Victor Ianoukovitch vers l'est du pays, à domination russophone et proche de la Russie. Si Kiev a basculé aux mains des manifestants pro-européens, l'est du pays a été le théâtre de manifestations pro-russe réitérant leur souhait de rester avec la Russie, note la publication, ajoutant que les manifestants ont dénoncé l'opposition qui a pris le pouvoir à Kiev avec la bénédiction de l'UE.

Selon le commentateur du journal, après "la révolution", l'heure de la réalité économique a sonné, faisant remarquer que l'Ukraine est au bord de la faillite, après que la Russie ait arrêté le versement de l'aide de 15 milliards de dollars promise à l'ancien pouvoir. L'UE s'engagerait-elle à prendre la relève russe et venir en aide à Kiev?, s'interroge le journal.

+Polska+ note, de son côté, que les événements se sont précipités en Ukraine suite au renvoi de Victor Ianoukovitch, la libération de l'opposante Ioula Timochenko et la prise du pouvoir par le parlement. Le journal estime que l'Ukraine va vers l'inconnu suite à la vacance du pouvoir et surtout en l'absence d'une aide financière internationale indispensable au pays miné par une crise économique sans précédent. Il faudrait s'attendre à d'autres événements en Ukraine après que la Russie soit sortie de son silence pour dénoncer une révolution fomentée de l'extérieur allusion à l'UE et à Washington.

"L'économie de l'Ukraine au bord du précipice", titre de son côté +La gazette électorale+ notant que dans un proche avenir, le plus gros problème de l'économie ukrainienne est de faire face au manque de ressources financières pour s'acquitter de la facture des exportations dont celle de l'énergie, Kiev dépendant à 95 pc de ses besoins énergétiques de son puissant voisin russe.

Après quatre ans de pouvoir de Victor Ianoukovitch, l'Ukraine se trouve au bord de la faillite et sans une aide internationale provenant essentiellement des Etats-Unis et de l'UE, le pays va droit vers la partition entre l'ouest pro-européen et l'Est pro-russe, relève la publication, qui signale que cette situation inquiète sérieusement les voisins immédiats de l'Ukraine à savoir la Pologne, la Slovaquie et la République Tchèque.

En Grande Bretagne, le +Daily Telegraph+ revient sur les derniers développements de la crise politique en Ukraine, faisant état de la disposition de l'Angleterre à contribuer au financement d'un plan international de sauvetage économique au profit de Kiev sur fond de contraintes d'une possible intervention militaire de la Russie.

Le ministre britannique des Finances George Osborne a soutenu l'engagement de Washington et de l'Union européenne à apporter un appui financier au profit de l'Ukraine afin d'accompagner ce pays dans sa transition démocratique et lui permettre d'éviter le risque d'un défaut de paiement, ajoute le journal.

Pour sa part, le +Guardian+ suit de très près les derniers rebondissements de la situation en Ukraine, se félicitant de l'appui apporté par les gouvernements de l'Occident pour empêcher l'effondrement de l'Ukraine.

Les Européens attendent anxieusement la réaction du président russe Vladimir Poutine, craignant une possible dérive de la part du Kremlin pour sauver son allié, dont la majorité veut se rapprocher de l'Europe, souligne la publication.

Le +Financial Times+ s'intéresse à l'aide promise par l'Occident pour stabiliser l'économie ukrainienne, précisant que l'Union européenne se dit prête à soutenir économiquement l'ancienne république soviétique mais cet appui est conditionné à la conclusion d'un accord avec le Fonds monétaire international (FMI).

Quant au quotidien +Times+, il se fait l'écho de la mise en garde lancée par Washington contre une éventuelle intervention militaire russe en Ukraine, une position partagée aussi par Londres.

En suisse, la situation en Ukraine retient également l'attention de la presse locale. Sous le titre "parfum de liberté et saut dans l'inconnu", la +Tribune de Genève+ écrit que l'Ukraine entre de plain-pied dans une nouvelle ère où espoirs et inquiétudes se mêlent quant à l'avenir d'un pays divisé et au bord de la débâcle économique.

Ianokovitch avait réussi à unir tout le monde contre lui. Du coup, en disparaissant, il laisse béant à la tête de l'Etat qu'une opposition extrêmement disparate doit maintenant tenter de combler.

Pour l'éditorialiste, "la situation semble trop compliquée, car contrairement à l'idée reçue, ce qu'unissait les protestataires, c'était d'abord le refus de la corruption pour laquelle l'égérie de la révolution orange, Ioula Timochenko, avait été poursuivie".

"Révolution à Kiev, mais le peuple se méfie", titre +Le Temps+ soulignant que tout a basculé avec la destitution du président Ianoukovitch et l'élection dimanche d'un chef de l'Etat intérimaire.

Le journal se demande comment assurer que la vieille classe politique ne gâche pas la révolution et comment épargner à l'Ukraine une sécession de l'est russophone.

+24 Heures+ se fait l'écho, lui, d'informations selon lesquelles le président destitué serait recherché pour "meurtres de masse" lors des violents affrontements de la semaine dernière à Kiev.

Pour sa part, la presse portugaise écrit qu'au lendemain d'un week-end marqué par des développements importants et des changements abrupts, le pouvoir s'est métamorphosé en Ukraine avec la chute du président Viktor Ianoukovitch et la libération de l'opposante Ioulia Timochenko, écrit le journal +I+.

Le journal indique en outre que le gouvernement portugais qui s'est réjoui de la libération de Ioulia Timochenko a appelé à "l'esprit de dialogue et de réconciliation nationale en Ukraine".

"Diario de Noticias s'intéresse en particulier à l'appel lancé par le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov à la Russie lui demandant de respecter le choix européen de son pays.

Evoquant par ailleurs le 35ème congrès du parti Social-démocrate, (PSD, centre-droit ) dirigé par le premier ministre, Pedro Passos Coelho dont les travaux ont pris fin dimanche à Lisbonne, +Publico+, écrit que le président du parti, Pedro Passos Coelho a lancé un appel à tous les partis politiques siégeant au Parlement afin de parvenir à partir du mois de mai à un consensus en vue de la mise en œuvre du projet de réforme de l'Etat.

Ce consensus minimum est nécessaire, selon Passos Coelho pour éviter le recours à une ligne de crédit de précaution à l'issue du programme d'assistance financière du pays qui expire en mai prochain, ajoute le journal.

+Diario Economico+ souligne de son côté que le leader du PSD qui veut mettre en application le projet de réforme de l'Etat d'ici la fin du mandat du gouvernement, a réitéré son appel à un accord avec le Parti Socialiste, principale formation d'opposition qui s'oppose vigoureusement à ce projet recommandé par la "Troïka".

Sur la même lignée, son confrère +Jornal de Négocios+ indique que Passos Coelho a prévenu que le Portugal a encore un chemin difficile devant lui après la sortie de la Troïka, ce qui explique, ajoute la publication, son appel à une solidarité de l'opposition et à une entente généralisée.

En Turquie, la presse turque continue de jeter la lumière essentiellement sur les nouvelles lois très controversées, portant notamment sur la régulation de l'Internet et le renforcement des pouvoirs des services des renseignements turcs, présentées par le gouvernement dans le sillage du scandale politico-financier qui le secoue depuis décembre dernier.

+Hurriyet Daily News+ note, dans ce cadre, que le président Abdullah Gul veut que le gouvernement apporte les amendements promis sur la loi sur l'Internet cette semaine, ajoutant que le chef de l'Etat est convaincu que les efforts visant à imposer un contrôle sur Internet sont voués à l'échec.

Le quotidien souligne que le président Gul a expliqué dimanche aux journalistes pourquoi il a promulgué cette loi très controversée, dénoncée comme un texte "liberticide", qui introduit des restrictions à la liberté d'expression en Turquie.

Concernant le projet de loi renforçant les attributions de l'Agence de renseignement turque (MIT), +Hurriyet+ souligne que devant les vives critiques suscitées par ce texte, notamment auprès de l'opposition politique, le gouvernement a fait marche arrière sur certaines clauses très controversées, comme le fait d'ériger la MIT en une institution qui agit exclusivement sous l'autorité du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

+Today's Zaman+ revient, dans ce cadre, sur les réactions de l'opposition au sujet de cette loi, soulignant que les partis de l'opposition sont insatisfaits des amendements annoncées par le gouvernement dans le cadre de ce projet de loi, de nature à conférer des pouvoirs extraordinaire au MIT tout en rendant les membres de cette institution quasi non comptable devant la loi.

Pour sa part, le quotidien pro-gouvernemental +Aksam+ cite, dans ce cadre, le vice-premier ministre, Emrullah Isler, qui a indiqué que le gouvernement vise, à travers cette loi, à redynamiser la MIT et à la rendre plus efficace, mettant l'accent sur la nécessité de revoir ce texte qui remonte à plus de trente ans afin que les services du renseignement puissent accompagner le développement du pays.

+Yeni Asya+, rapporte de son côté que le parlement turc s'apprête à discuter lors des jours à venir une série de réformes qui toucheront essentiellement la loi sur les renseignements nationaux, afin de se concentrer le mois prochain aux élections municipales, prévues pour le 30 mars.

En Espagne, les quotidiens reviennent en détail sur la convocation dimanche par un juge de l'Audience nationale de Madrid de trois membres de la Commission internationale de vérification du cessez-le-feu de l'Organisation séparatiste basque "ETA" qui avaient annoncé vendredi un désarmement partiel du groupe armé.

"ETA est restée avec les armes et s'est engagée à ne pas les utiliser", titre à la Une le journal +El Mundo+ soulignant que les membres de la commission ont déclaré au juge espagnol qu'il "n'ont visité aucune cache d'arme, ni avoir parlé avec les membres de ETA ni non plus touché ces armes".

Les experts étrangers ont indiqué au magistrat qu'après l'enregistrement de la vidéo, qui a été diffusée par plusieurs médias, les deux militants de ETA encagoulés ont mis les armes dans une caisse en carton et les ont emportées avec eux, rapporte le journal espagnol.

"Les etarras ont emporté les armes + non utilisées + après avoir filmé la vidéo", écrit, pour sa part, le journal +El Pais+, notant que "les membres de la commission de vérificateurs ont expliqué dimanche au juge Ismael Moreno comment ils avaient rencontré les terroristes de ETA, fin janvier dernier à Toulouse (France), après avoir reçu une lettre anonyme de l'organisation basque".

La publication espagnole rapporte d'autre part que le Parti Populaire (PP au pouvoir) affirme que la Commission de vérificateurs "travaille pour la bande" et que le président du gouvernement du Pays basque Inigo Urkullo "soutient" l'organisation terroriste.

Quant à +ABC+, il écrit que l'organisation ETA a "gardé" les armes montrées aux experts de cette commission dans la vidéo pour "les cacher de nouveau", soulignant qu'en recevant dimanche à Madrid les membres de la commission avant leur comparution devant le juge, le chef du gouvernement basque a montré clairement que cet organe, choisi par ETA est "le sien", qualifiant de "scène de théâtre" l'annonce vendredi sur un désarmement du groupe terroriste.

Même son de cloche chez le journal +La Razon+ , qui revient aussi sur les déclarations des deux membres de la Commission de vérificateurs devant le magistrat de l'audience nationale qui ont affirmé que ETA a gardé les armes montrées sur la vidéo diffusée par la chaine BBC et d'autres médias.

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