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Italie: référendum à risque, en pleine vague populiste, pour Renzi: Le chef du gouvernement... | via @lemagMaroc https://t.co/JlyujW1Cxy


MAP - publié le Lundi 13 Janvier à 14:04

Revue de la presse quotidienne internationale européenne du lundi 13 janvier



Bruxelles - L'actualité internationale est largement présente, lundi, dans les articles et commentaires de la presse européenne, qui se penche tout particulièrement sur les efforts internationaux pour dénouer la crise syrienne, la situation en République centrafricaine ou encore le bras de fer continu en Ukraine.



D'autres sujets de portée locale meublent également les pages des journaux européens, à l'image des révélations sur la vie privée du président français, la recrudescence des tensions entre gouvernement et magistrats turcs ou l'implication présumée d'une ministre italienne dans une "affaire de favoritisme".

En France d'abord, l'hospitalisation de la première dame, la situation en République centrafricaine et les initiatives pour exhorter l'opposition syrienne à participer à une conférence de paix à Genève sont les trois principaux sujets qui retiennent l'attention des quotidiens locaux.

Le journal Libération estime que l'hospitalisation de Valérie Trierweiler, compagne du président français François Hollande, depuis vendredi dernier, et qui n'a été confirmée que dimanche par la Présidence de la République, pose un réel problème pour l'Elysée.

Pour la publication, la révélation, dimanche par Le Parisien, selon laquelle Valérie Trierweiler avait été hospitalisée vendredi suite aux indiscrétions du magazine Closer sur la relation présumée de François Hollande avec la comédienne Julie Gayet, n'est pas une "présumée histoire de cœur personnelle" du président, mais celle de l'état de santé d'une figure publique qui occupe une fonction publique, qui plus est celle de première dame.

Dans ce cadre, la présidence ou tout au moins le cabinet de Valérie Trierweiller se devaient de donner l'information avant que la presse ne le fasse, relève la publication, notant que l'opinion publique doit être tenue au courant de ce qui a un impact direct sur la représentation du couple présidentiel.

Sur un autre registre Le Figaro écrit qu'après la démission forcée du président Michel Djotodia et de son premier ministre, Nicolas Tiangaye, Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du Conseil national de transition, se retrouve par le jeu de l'ordre protocolaire à la tête de la Centrafrique.

"Il est devenu dimanche le président éphémère d'un pays en complète faillite, déchiré par une guerre confessionnelle et placé de facto sous tutelle internationale", indique le journal, expliquant que son mandat ne doit pas dépasser deux semaines, délai imparti pour la nomination d'un nouveau président.

Mais Nguendet semble prendre très au sérieux ses nouvelles et brèves fonctions, observe le journal, rappelant qu'il avait été reçu à son retour de N'Djamena samedi par une garde d'honneur et un tapis rouge et a prononcé le soir même un discours solennel à la nation, appelant chacun à déposer les armes.

De son côté, l'éditorialiste de La Croix fait remarquer qu'en contemplant l'état désastreux de la Syrie et en constatant les horreurs qui s'y commettent jour après jour, l'inaction devient un "pousse-au-crime".

"La seule manière aujourd'hui d'éviter un embrasement régional, dont on repère les traces meurtrières au Liban et en Irak, ne peut être que la négociation", estime le quotidien pour qui il est difficile de distinguer nettement, chez les principaux protagonistes de cette guerre civile, la volonté de s'engager dans un tel processus.

Cette pression vers un accord a aussi été le thème central de la réunion, dimanche à Paris, des onze pays soutenant la Coalition de l'opposition syrienne, qui ont demandé à cette opposition de se rendre à la table des négociations dites de Genève II, pour tenter de mettre un terme à une guerre qui a fait plus de 130.000 morts et qui ne connaît pas de pause, conclut La Croix.

En Suisse, les révélations sur la vie privée du président français continuent de susciter l'intérêt des quotidiens helvétiques, qui commentent les contrecoups de l'affaire de la liaison présumée du président François Hollande avec l'actrice Julie Gayet.

"L'hospitalisation de la première dame Valérie Trierweiler après l'annonce de la relation amoureuse complique la donne pour M. Hollande, à deux jours de sa conférence de presse de la rentrée", affirme La tribune de Genève qui relève "le peu d'impact pour l'instant" de cette affaire sur l'opinion publique.

Ces révélations largement médiatisées "vont néanmoins brouiller la grande conférence de presse mardi à l'Elysée et dont le chef de l'Etat voulait faire un temps fort de sa rentrée politique", estime le journal.

Pour 24 Heures, qui relaye lui-aussi la nouvelle de l'hospitalisation de Mme Trierweiler, l'"affaire Gayet" semble avoir jusqu'ici peu d'effet négatif sur l'opinion.

"En fait, Hollande est tellement impopulaire que ça ne change rien", écrit le quotidien qui cite les résultats d'un sondage selon lequel plus de trois quarts des Français estiment qu'il s'agit d'une affaire privée.

Ces révélations et les contrecoups qui en découlent interviennent à un bien mauvais moment pour le président Hollande, observe de son côté Le Temps pour qui l'affaire elle-même risque de prendre le pas sur toute autre question.

Aux Pays-Bas, la presse s'intéresse plutôt au conflit en Syrie, à l'accord sur le nucléaire iranien et aux manifestations en Ukraine.

Le quotidien Volkskrant, qui titre "Al-Assad apparaît en public", écrit que le président syrien Bachar Al-Assad est apparu dimanche en public pour la première fois depuis trois mois, ajoutant qu'Al-Assad visitait la mosquée Al-Hamad à Damas à l'occasion de la fête d'Al Mawlid.

Quant à lui, le journal Trouw rapporte que l'accord nucléaire conclu fin novembre entre l'Iran et les occidentaux sera mis en application le 20 janvier, d'après le ministère iranien des Affaires étrangères, ajoutant que l'accord prévoit que Téhéran doit geler pendant six mois ses activités nucléaires sensibles en échange d'une levée partielle des sanctions occidentales.

Concernant la conférence de Genève, NRC indique que les Amis du peuple syrien ont exhorté, lors de la réunion de Paris, l'opposition syrienne à participer à la conférence de Genève II, ajoutant que le chef de la diplomatie américaine s'est dit confiant que la coalition syrienne se rendra à Genève.

Sur un autre sujet, le quotidien NRC écrit que des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue de Kiev pour protester contre le gouvernement du président Viktor Ianoukovitch. Il s'agit, selon le journal, de la première grande démonstration en 2014, qui a été marquée par des affrontements avec la police anti-émeute.

Toujours sur la situation en Ukraine, la presse polonaise consacre ses titres à la manifestation anti-gouvernementale à Kharkov (ouest du pays) et s'intéresse aussi aux prévisions météorologiques en Pologne, qui voit encore l'automne se poursuivre en janvier.

La Gazette électorale écrit que les opposants au président ukrainien, Victor Ianoukovitch, sont descendus dans la rue de Kharkov, une ville dans l'ouest du pays, favorable au rapprochement avec l'UE et opposée à toute alliance avec la Russie.

Le journal signale des heurts entre services de sécurité et manifestants, ces derniers ayant tenté de s'en prendre au bâtiment abritant le tribunal qui avait condamné des opposants accusés de tentative de sabotage d'une statue de Lénine trônant au centre de la ville. Le journal s'attend à la reprise des manifestations dans les prochains jours après les fêtes de fin d'année.

En Turquie, le bras de fer entre le gouvernement et les magistrats turcs sur fond du scandale de corruption sans précédent qui agite le pays depuis décembre dernier, continue de focaliser l'attention de la presse turque.

Milliyet et Hurriyet, à l'instar de plusieurs autres journaux, reviennent plus particulièrement sur les incidents qui ont marqué la discussion à la commission de la justice du parlement turc du projet de loi controversé sur la réforme de la justice, présenté par le gouvernement.

Les publications soulignent que l'examen de cette réforme, dénoncée aussi bien par l'opposition politique que par les magistrats comme une tentative du gouvernement de contrôler l'appareil judiciaire, a tourné samedi à l'altercation ouverte entre les députés qui ont échangé des coups de poings et se sont jetés des bouteilles d'eau.

La situation a dégénéré quand la commission parlementaire a rejeté une pétition présentée par le représentant d'un syndicat de magistrats, qui a qualifié le projet de loi d'"anticonstitutionnel", explique Milliyet.

Le quotidien Hurriyet Daily News note, pour sa part, que le parlement turc a vécu une fin de semaine tendue à cause de la proposition de loi sur la réforme de la justice, qui permettra au gouvernement de renforcer son contrôle sur le système judiciaire dans le pays.

Cet accrochage entre les députés turcs rappelle les débats houleux au sein de parlements de pays de l'Europe de l'Est ou de l'Asie orientale, souligne le quotidien, précisant toutefois que la situation n'est pas aussi simple cette fois-ci, car l'incident intervient sur fond d'une grave crise entre l'administration du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et le système judiciaire, qu'elle accuse d'être infiltré par des adeptes du mouvement Hizmet (service) du prédicateur islamique Fethullah Gulen, qui ont constitué, selon lui, "un Etat parallèle" en Turquie.

La réforme de la justice controversée proposée par le gouvernement placera le Haut conseil des juges et procureurs (HSYK), une des plus importantes institutions judiciaires de Turquie, "à la merci de l'exécutif", écrit Today's Zaman, un quotidien réputé être proche du mouvement Gulen.

Le texte de loi, qui sera soumis au vote du parlement après son examen en commission, a suscité de vives réactions en Turquie, notamment celles de l'opposition politique qui accuse Erdogan de vouloir concentrer tous les pouvoirs de l'Etat entre ses mains dans le but de "prémunir sa famille et son gouvernement d'ennuis judiciaires", note Today's Zaman.

En Belgique, c'est la question du refus du gouvernement d'accorder l'asile aux ressortissants afghans qui suscite les commentaires de la presse locale.

"Le piège du dossier afghan", titre Le Soir, qui écrit que s'il n'y avait des "circonstances particulières", le dossier afghan serait traité comme il doit l'être: en reconnaissant la singularité de la situation collective de ces sans-papiers venus d'un pays qui n'a pas retrouvé la paix.

"Mais voilà, il y a les élections dans quatre mois qui empêchent tout mouvement gouvernemental qui donnerait du grain à moudre à l'opposition en Flandre", poursuit l'éditorialiste relevant que le Premier ministre Elio Di Rupo a les yeux rivés sur un objectif: tout faire pour ne pas nourrir les nationalistes de la N-VA, en leur enlevant toute possibilité de déblatérer l'action gouvernementale.

Au-delà de toutes les considérations, le quotidien estime qu'il faut appliquer la protection subsidiaire inscrite dans la loi de 1980 sur l'accès au territoire, qui permet d'octroyer un séjour d'un an aux étrangers qui ont besoin de protection "en raison d'une violence aveugle en cas de conflit armé interne ou international" dans leur pays.

En tout cas, les réfugiés afghans ne baisseront pas les bras, croit savoir La dernière heure, qui indique qu'un groupe d'Afghans et de sympathisants ont entamé ce weekend une marche vers le nord du pays pour sensibiliser les citoyens à leur cause et pousser la secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration, Maggie De Block, à revoir sa position.

Plus au nord, la presse suédoise se penche sur le congrès du Parti de Gauche et les résultats d'un sondage d'opinion donnant une nette avancée aux partis de l'opposition.

Svenska Dagbladet s'intéresse au congrès du Parti de Gauche, qui a pris fin dimanche, et souligne que le leader de cette formation politique, Jonas Sjostedt, a fortement critiqué le parti d'extrême droite des Démocrates suédois et dénoncé les idées racistes de ces derniers.

Le racisme est la raison d'être de ce parti, a poursuivi Sjostedt, qui a mis en garde contre la montée de l'extrême droite en Europe lors des prochaines élections européennes, ajoute la publication.

De son côté, Aftonbladet publie les résultats d'un sondage qui démontre la nette avancée des partis de l'opposition, à huit mois des élections législatives.

Les partis de la coalition gouvernementale ne sont crédités que de 37,9 pc des intentions de vote, indique le journal, ajoutant que les Chrétiens-démocrates, membres de la coalition, sont dans une mauvaise posture dans la mesure où ils ne sont crédités que de 3,3 pc des voix, soit moins des 4 pc nécessaires pour siéger au parlement.

Les Sociaux-démocrates, principal parti de l'opposition, recueillent 32,5 pc des intentions de vote, tandis que le parti d'extrême droite des Démocrates suédois est crédité de 10,8 pc, ajoute le quotidien.

Dagens Nyheter souligne par ailleurs que le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, a été critiqué après son hommage rendu à Ariel Sharon.

Bildt avait écrit que Sharon était "un grand leader" et un "brillant commandant militaire", s'attirant ainsi les critiques des partis de l'opposition, indique le quotidien, qui ajoute que le député Mehmet Kaplan (Verts) ainsi que Hans Linde (Parti de Gauche) ont dénoncé les commentaires du chef de la diplomatie et rappelé la responsabilité de Sharon dans les massacres de Palestiniens.

Plus au sud, les journaux portugais s'intéressent en particulier à la réélection du vice-premier ministre Paulo Portas à la tête de son parti Centre démocratique social (CDS-PP), allié du Parti social-démocrate, au pouvoir depuis juin 2011, ainsi qu'à l'hommage rendu dans les stades à l'ancienne gloire du football portugais Eusébio.

Lors du 25ème congrès du parti conservateur CDS-PP tenu ce week-end, Paulo Portas a été réélu à la tête de son parti avec 85,93 pc des voix, contre 16,6 pc pour son rival Filipe Anacoreta Correia, écrit le journal Diario de Noticias.

Publico observe de son côté que lors de la clôture de ce congrès à laquelle a assisté le premier ministre Pedro Passos Coleho, le leader du parti conservateur Paulo Portas a donné un signal fort de la cohésion de la coalition gouvernementale, affirmant que l'exécutif formé par le PSD et le CDS-PP restera en fonction jusqu'à la fin de son mandat en 2015.

Abordant le même sujet, Jornal de Noticias indique que le chef du parti conservateur a appelé Antonio José Seguro, secrétaire général du Parti socialiste, principale force d'opposition, à apporter son soutien afin que le Portugal puisse sortir de son programme d'assistance financière comme prévu le 17 mai prochain.

La presse portugaise est revenue par ailleurs sur l'hommage rendu dans les stades, ce week-end à travers le Portugal, à la mémoire d'Eusébio à l'occasion de la 15ème journée du championnat.

"Une semaine après la disparition d'Eusebio, l'émotion était encore très palpable dimanche soir au stade de la Luz où le Benfica Lisbonne, son club de toujours, a décidé de lui rendre encore une fois un émouvant hommage lors du ''Classisco'' ", écrit le journal I.

Outre la minute de silence observée par les supporters en hommage à l'ancienne gloire des Aigles, ajoute la publication, les joueurs du club lisboète portaient tous un maillot floqué au nom d'Eusebio face au grand rival, le FC Porto, battu 2-0.

Chez le voisin espagnol, la polémique autour de la manifestation tenue samedi à Bilbao en soutien aux prisonniers de l'organisation séparatiste basque ETA est l'un des principaux sujets ayant suscité l'intérêt de la presse locale.

Le Parti populaire (PP, au pouvoir) et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, opposition) demandent des explications au président de la région autonome basque, Inigo Urkullu, sur la marche, l'interrogeant si sa formation politique, le parti nationaliste basque (PNV), avait soutenu cette manifestation, écrit le journal El Mundo.

Le PP et le PSOE accusent également Urkullu d'être le "responsable" de la manifestation tenue samedi avec la participation des centaines de milliers de personnes pour exiger la libération des membres de l'ETA, précise le quotidien.

Dans le même contexte, El Pais indique que le PP et le PSOE adressent de fortes critiques au PNV pour son soutien à la marche interdite par la justice espagnole, appelant Urkullu à se positionner et à "ne pas jouer sur deux câbles".

Selon le journal à grand tirage en Espagne, le PNV défend les intérêts des partisans de l'ETA à travers sa participation et son soutien à la manifestation de samedi dernier.

De son côté, le quotidien ABC rapporte les déclarations du ministre de l'Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, qui a insisté que la politique pénitentiaire en Espagne ne vas pas changer "pour une ou deux manifestations".

En Italie, les quotidiens consacrent leur Une aux polémiques autour de l'implication présumée de la ministre chargé des Politiques agricoles, Nunzia De Girolamo, dans une "affaire de favoritisme" au profit de proches parents, ainsi qu'à l'imminence d'un remaniement ministériel.

Sous le titre "De Girolamo, procès à la Chambre des députés", La Repubblica souligne que la ministre De Girolamo, accusée de favoritisme au profit de proches parents, a décidé de se présenter devant la Chambre des députés pour "fournir sa version des faits" concernant cette affaire qui agite les milieux politiques.

"Mon mandat ministériel est entre les mains du Président du conseil, mais je suis prête à défendre, avec toutes mes forces, ma dignité et mon honneur", a déclaré la ministre, attaquée par deux partis de la majorité, en l'occurrence le Parti Démocrate (PD) et Scelta Civica (SC), alors que sa formation politique, Nouveau centre Droit (NcD), également composante du gouvernement, prend sa défense.

De Girolamo, qui fait l'objet d'une enquête judiciaire, pourrait être écartée au cas où le Premier ministre décidera de remanier son cabinet, ajoute le journal selon lequel le NcD, qui est "excessivement représenté au sein du gouvernement", doit, en quelque sorte, "concéder quelque chose".

Il Messaggero évoque, de son côté, un "remaniement ministériel imminent" qui aura lieu "dans quelques jours", indiquant que le Premier ministre, Enrico Letta, pourrait prendre une telle décision juste après la réunion, jeudi prochain, de la direction du PD dont il est membre.

Selon le journal, qui cite des sources gouvernementales, "le ministre de l'Economie et des finances, Fabrizio Saccomani, ne sera pas touché par ce remaniement parce qu'il jouit de crédibilité auprès de Bruxelles".

Traitant du même thème, Il Corriere della Sera rapporte les propos du Premier ministre, Enrico Letta, selon lequel le nouveau programme du gouvernement "nécessite un éventuel remaniement ministériel".

"Une décision à ce sujet ne peut être prise qu'après le 16 janvier", a-t-il déclaré.

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