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MAP - publié le Jeudi 16 Janvier à 12:16

Revue de la presse quotidienne internationale européenne du jeudi 16 janvier



Bruxelles - Les nouvelles mesures économiques en faveur des entreprises en France, la baisse de la criminalité en Belgique, la polémique autour du projet de loi sur l'interdiction de l'avortement en Espagne et le bras de fer entre le gouvernement et l'opposition concernant la très controversée réforme judiciaire en Turquie sont les principaux sujets traités jeudi par la presse européenne.



En France, les mesures économiques en faveur des entreprises annoncées mardi par le président François Hollande continuent de focaliser l'attention de la presse.

'Le Monde'' écrit à ce propos que François Hollande a tracé mardi les grandes lignes de sa politique, rappelant que 'depuis son élection, le chef de l'Etat français a fait de la réduction de la dette et des déficits publics le levier essentiel du redressement économique du pays''.

'Compte tenu de la menace qui pesait, en 2012, sur la zone euro, ce choix était impératif'', relève la publication, estimant qu' 'il apparaît, aujourd'hui, insuffisant : la dette continue d'augmenter, le déficit reflue trop lentement, la croissance demeure poussive et le chômage se maintient à un niveau record''.

Sous le titre 'Après la clarification, passer aux actes'', l'éditorialiste indique que M. Hollande a souligné la nécessité d'adapter l'économie nationale aux mutations mondiales et a posé un diagnostic clair de même qu'il a tiré la conclusion que 'les entreprises sont les premiers acteurs de la croissance et qu'il faut leur donner tous les moyens de jouer plus activement leur rôle''.

Dans un éditorial intitulé 'Hollande pris au mot'', 'La Croix'' écrit, pour sa part, que le président français 'veut permettre aux entreprises de retrouver de l'oxygène pour pouvoir développer leur activité et embaucher''.

'Le président a pris des engagements sur les économies à faire, sur les emplois à créer'', note le quotidien, ajoutant que 'le patronat ne devra pas se dérober, si les annonces se concrétisent''.

'Libération'' estime, de son côté, que 'c'est peut-être une stratégie pour la prochaine présidentielle que François Hollande a dessinée au fil de sa conférence de presse''. Pour l'éditorialiste, cette stratégie 'ne portera ses fruits électoraux qu'à deux conditions : le soutien sans faille de la majorité aux nouveaux mots du président et des résultats économiques rapides à commencer par l'amélioration des chiffres du chômage''.

En Belgique, la presse s'intéresse au premier bilan semestriel de 2013 de la police fédérale qui fait état d'une diminution globale de 6,8 pc des faits criminels par rapport au premier semestre 2012.

Sous le titre 'la criminalité au plus bas depuis 2000'', 'Le Soir'' écrit que le bilan révèle une baisse de la criminalité de 10 pc par rapport à 2011, son niveau le plus bas enregistré en 13 ans. Le journal fait observer que c'est en région bruxelloise que la sécurité a repris une partie de ses droits, les six zones de police ayant enregistré 8.862 plaintes de moins que lors de la période précédente, soit une baisse de 10 pc.

''La Libre Belgique'', qui titre 'recul général de la criminalité'' indique que ces chiffres sont encourageants à l'opposé de ce que l'on imagine généralement, mais il faut cependant les manier avec beaucoup de prudence. Car ce n'est qu'une image de la criminalité enregistrée par les services de police et ils ne reprennent pas les faits qui n'ont pas été portés à leur connaissance.

'L'Avenir'' trouve que cette baisse de la criminalité tombe plutôt bien. Très bien même, à quatre mois des élections législatives quand on sait qu'avec les chiffres du chômage et de la fiscalité, les statistiques sur l'insécurité sont toujours au coeur de la campagne.

Il faut rester prudent dans l'interprétation de ces statistiques qui démontrent autant l'action de la police que les faits eux-mêmes, souligne le commentateur, qui se demande si l'on s'en tient à eux, à ces données, d'où vient alors la persistance du sentiment d'insécurité.

Au Portugal, la presse s'intéresse particulièrement aux besoins de financement du pays pour 2014.

Le quotidien 'Diario Economico'', écrit dans ce sens que le Trésor portugais a augmenté son programme d'émissions d'emprunts pour 2014 désormais porté à 13 milliards d'euros, ajoutant que l'agence de la dette publique portugaise compte lever des fonds dès le premier semestre sur le marché obligataire afin de préfinancer les besoins du pays pour l'année en cours.

'Le plan de l'agence de la dette est optimiste mais viable'', estime le journal, notant que nombre d'analystes estiment que l'objectif du Portugal qui veut revenir sur les marchés par le biais d'émissions régulières, est de regagner la confiance des investisseurs.

Le montant de la dette à long terme que le pays compte lever cette année, sera crucial au moment de ses négociations pour la conclusion de son programme d'assistance internationale de 78 milliards d'euros qui expire le 17 mai, écrit la publication.

'Jornal de Noticias'' qui traite du même sujet, s'intéresse en particulier à l'émission à court terme réalisée la veille, faisant remarquer que cette adjudication a été assortie de taux d'intérêt en nette baisse, soit près de la moitié de ceux souscrits lors des adjudications comparables en novembre dernier.

'Le Portugal n'a connu des taux similaires qu'en décembre 2009, soit il y a plus de quatre ans'', relève pour sa part 'Jornal de Negocios'', citant l'avis d'une spécialiste obligataire qui estime que 'la perception des risques pesant sur la dette portugaise de la part des investisseurs a beaucoup reculé''.

En Espagne, le débat houleux autour du projet de loi sur l'interdiction de l'avortement, présenté par le gouvernement, suscite les commentaires des principaux journaux du pays, notamment suite à la position du président du gouvernement d'Estrémadure qui a réclamé le retrait du projet.

'Le président de la communauté autonome d'Estrémadure, José Antonio Monago, se rebelle contre la loi du ministre de la Justice'', titre le journal 'El Pais'', précisant que Monago, du Parti populaire (PP, au pouvoir), a présenté au parlement régional une proposition demandant au gouvernement de retirer ce projet de loi.

'L'opposition interne au sein du PP au texte sur l'interdiction de l'avortement a pris ce mercredi de l'ampleur avec la décision de Monago de réclamer la suspension du texte et la modification de plusieurs de ses dispositions'', ajoute la même source.

'Coup dure de Monago au PP'', souligne, pour sa part, 'La Razon'', notant que plusieurs dirigeants du PP sont devenus les premiers opposants du gouvernement qui veut faire passer la loi controversée sur l'avortement.

Malgré les appels du ministre de la Justice pour entamer un dialogue avec les dirigeants du parti qui s'opposent à la loi, Monago a fait fi de toutes les déclarations de Gallardon et Rajoy et a mis dans l'embarras l'union du PP, explique la publication.

'El Mundo'' indique, à cet égard, que les groupes parlementaires européens ont demandé également au gouvernement de retirer son texte sur l'avortement.

En Italie, les quotidiens consacrent leur Une aux polémiques au sein du Parti Démocrate (PD/au pouvoir) au lendemain de l'annonce par son Secrétaire général, Matteo Renzi, de son intention de rencontrer le leader de Forza Italia (opposition), Silvio Berlusconi, pour discuter de réformes notamment de la loi électorale et du secteur de l'emploi.

'La Repubblica'' souligne que l'éventualité d'une rencontre entre Renzi et Berlusconi divise le PD dont le Secrétaire général insiste : 'à propos des règles, je tiens à discuter toujours même avec Forza Italia''.

'Renzi, qui n'a pas nié son intention d'organiser un face-à-face avec Berlusconi, estime qu'une telle rencontre, qui doit avoir un sens, vise à déboucher, dans les meilleurs délais, sur une entente'' sur la question du système électoral à adopter, ajoute la publication.

Selon le journal, une rencontre entre Renzi et Berlusconi, qui pourrait avoir lieu au siège du PD à Rome, provoque des remous au sein de ce parti et la colère des sympathisants de l'ancien Secrétaire général, Pierluigi Bersani, qui s'opposent à toute discussion avec 'un repris de justice'' (allusion à Berlusconi).

De son côté, 'Il Corriere della Sera'' fait état de rencontres entre les émissaires des deux leaders, faisant observer que Renzi a déclaré avoir discuté la réforme du système électoral avec tous les partis à l'exception de la Ligue du Nord et le mouvement '5 Etoiles''.

'L'unique condition que je pose pour rencontrer Berlusconi et qu'il accepte l'abolition du Sénat et l'amendement de l'article 5 de la Constitution'', souligne Renzi, cité par le journal.

'Il Messaggero'' estime, pour sa part, que 'l'aile gauche du PD revient à la charge'' après sa défaite lors de l'élection du secrétaire général du parti en décembre dernier critiquant la décision de Renzi de rencontrer Berlusconi.

Répliquant à ceux qui lui reprochent de vouloir rencontrer 'un repris de justice'', Renzi fait remarquer qu'il s'agit des mêmes personnes qui avaient formé le gouvernement des larges ententes avec Forza Italia qui demeure, somme toute, le deuxième parti du pays, ajoute la publication.

En Turquie, le bras de fer entre le gouvernement et l'opposition concernant la très controversée réforme judiciaire voulue par l'exécutif, sur fond du scandale de corruption qui secoue le pays depuis décembre dernier, constitue le principal sujet traité par la presse.

Le quotidien 'Today's Zaman'' note, dans ce cadre, que l'opposition a rejeté la proposition du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, de calquer le modèle du Haut Conseil de l'audiovisuel en Turquie (RTUK) sur le Haut conseil des juges et des procureurs (HSYK), qui fait l'objet du projet de réforme du gouvernement.

Le journal estime 'faibles'' les chances d'un compromis entre les partis politiques représentés au Parlement sur l'amendement de la constitution visant une restructuration du HSYK, après que l'opposition ait exprimé ses réserves sur la proposition du gouvernement à ce sujet.

Un amendement constitutionnel a été la condition du Premier ministre turc, pour geler un projet de loi très controversé sur la réforme judiciaire qui porte essentiellement sur la restructuration du HSYK, une réforme dénoncé, aussi bien par l'opposition politique que par les magistrats, comme un texte 'anticonstitutionnelle'', visant à permettre au Parti de la justice et de développement (AKP, au pouvoir) de renforcer son emprise sur l'appareil judiciaire pour étouffer l'enquête anticorruption en cours, où sont mises en cause des personnalités influentes du monde de la politique et des affaires proches d'Erdogan.

'Daily News'' revient, pour sa part, sur les déclarations du président Abdullah Gul qui a indiqué qu'il pourrait opposer son véto au projet de loi sur la réforme judiciaire, dans sa version actuelle.

Le chef d'Etat a également urgé les différents protagonistes dans cette crise politique à transcender leurs différends par un amendement constitutionnel qui ne portera pas atteint à l'image de la Turquie, écrit 'Daily News''.

Par ailleurs, plusieurs titres de la presse locale reviennent plus particulièrement sur les critiques de Kemal Kiliçdaroglu, président du Parti républicain du peuple (CHP gauche), principale force de l'opposition dans le pays, à l'égard du chef du gouvernement, qu'il accuse de mener un 'agenda secret visant à imposer la loi d'une seule personne''.

Le quotidien 'Hurriyet'' rapporte, dans ce cadre, que le leader du CHP a fortement fustigé Erdogan, l'accusant de vouloir étouffer l'enquête anticorruption en cours en manipulant l'appareil judiciaire, et de tenter de concentrer tous les pouvoirs de l'Etat entre ses mains.

Le Premier ministre a qualifié les membres du mouvement Hizmet (service), du prédicateur islamique Fethullah Gulen, qu'il accuse être à l'origine du scandale politico-financier qui secoue son gouvernement, de groupe qui a effectué des assassinats politiques dans le passé, souligne +Today's Zaman+.

Ces accusations ont suscité de vives réactions et critiques dans plusieurs milieux, y compris parmi les acteurs politiques, note 'Today's Zaman'', un quotidien réputé proche du puissant mouvement Gulen, qui revendique des millions d'adeptes et des relais influents des domaines aussi sensibles que l'économie, les médias, la hiérarchie policière, l'appareil judiciaire et le système éducatif.

D'autres quotidiens, proches du gouvernement, comme 'Star'' et 'Sabah'' se font l'écho des déclarations du Premier ministre tenues mercredi à Ankara lors d'une réunion des ambassadeurs turcs, dans lesquelles il s'est livré à une nouvelle attaque contre le Mouvement Gulen, l'accusant d'avoir instauré en Turquie "l'empire de la peur".

Erdogan a demandé aux ambassadeurs turcs de décrire à leurs homologues étrangers 'le véritable visage de cette organisation'', 'ses ambitions et ses désirs'', ainsi que 'les dimensions du danger'' qu'elle représente.

En Suède, l'intérêt exprimé par la Slovaquie pour les avions de combat suédois Gripen, le référendum sur la constitution en Egypte et la découverte d'un vaste réseau mondial pédophile au Royaume-Uni sont les principaux sujets à la Une de la presse.

'Dagens Nyheter'' souligne que la Slovaquie est intéressée par les avions suédois de combat Gripen, relevant que ce pays a entamé des négociations avec la Suède en vue de l'achat ou la location de ces avions.

Le ministre de la Défense slovaque a confirmé que de nouveaux avions devront remplacer les Mig-29, indique le quotidien, ajoutant que la Slovaquie et la République tchèque discutent actuellement de la mise en place d'une force conjointe.

De son côté, 'Sydsvenskan'' s'intéresse au référendum sur la constitution égyptienne, et estime que ce référendum est considéré par beaucoup comme un test pour une possible candidature présidentielle du ministre de la Défense, le général Abdel Fattah al-Sissi.

Neuf personnes ont été tuées et 444 autres arrêtées lors du référendum de deux jours, indique la publication, ajoutant que les partisans de Mohamed Mursi et des Frères musulmans ont boycotté le référendum.

Pour sa part, 'Svenska Dagbladet'' affirme qu'un réseau pédophile mondial a été démasqué, notant que 17 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire au Royaume-Uni. Le réseau diffusait des scènes sur internet et est soupçonné de maltraitance vis-à-vis des enfants, ajoute la publication, qui indique que des suspects se trouvent aussi en Suède, en Norvège et au Danemark. Cette enquête a débuté il y a deux ans et a permis d'identifier plus de 700 suspects, selon le quotidien.

Aux Pays Bas, les quotidiens focalisent leur attention sur la décision du gouvernement néerlandais de diminuer la quantité de gaz extraite dans la région de Groningen, le référendum sur la constitution égyptienne et sur les aides aux réfugiés syriens.

Le quotidien 'Trouw'' écrit que le gouvernement néerlandais a décidé de revoir à la baisse les quantités de gaz extraites dans la région de Groningen, en vue d'aspirer la colère des habitants qui se sont plaints des dégâts et des désagréments occasionnés par l'exploitation.

Le gouvernement qui prévoit des dédommagements pour les habitants touchés, aura des difficultés à trouver une alternative pour combler le manque financier qui résulterait de cette mesure, indique la publication.

Son confrère 'NRC'' rapporte que l'Organisation des Nations Unies a promis de mobiliser une aide humanitaire de 2,4 milliards de dollars pour venir en aide aux réfugiés syriens lors d'une conférence des bailleurs de fonds au Koweït.

Quant au 'Volkskrant'', il commente le déroulement du référendum en Egypte où, selon les autorités, une participation massive des citoyens à ce test a été enregistrée mardi et mercredi, ajoutant que l'armée considère ce référendum comme un moyen pour se forger une légitimé et une première étape vers la stabilité et la démocratie.

En Pologne, la presse s'intéresse à la situation au Sud Soudan et l'état déplorable des infrastructures routières du pays.

'La gazette électorale'' écrit que la situation au Sud Soudan vire au drame avec l'exode de 400.000 personnes, les exécutions, la torture, les viols et les incendies de maisons, précisant que ce drame a eu lieu au moment où les combats entre les troupes du président Salva Kiira Mayardita et Riek Machar, ancien vice-président se poursuivent sur le terrain faisant des milliers de morts.

Les efforts de l'ONU, des Etats Unis et des pays de l'Afrique de l'Est pour ramener les belligérants à la table des négociations n'ont pas abouti, souligne la publication qui estime qu'en attendant un hypothétique règlement du drame au Sud Soudan, la communauté internationale doit se mobiliser pour apporter une aide humanitaire aux réfugiés.

'Respublica'' évoque, pour sa part, l'état déplorable des routes en Pologne, un pays qui a rejoint l'UE en 2004, mais dont les infrastructures routières demeurent sous-développées par rapports aux pays européens de l'Ouest. Le journal, qui rappelle qu'après l'autoroute Varsovie-Berlin, les travaux de réalisation des tronçons des autoroutes A1 et A4 ont été arrêtés en raison de la rupture du contrat par l'Etat après que la société en charge du projet n'ait pas respecté les délais de réalisation. Cette situation risque de retarder le programme gouvernemental de rattraper le retard dans la réalisation des autoroutes à l'horizon 2017, déplore la publication.

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