Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
La conférence d'Abou Dhabi approuve un fonds pour le patrimoine: Sous l'impulsion de Paris et... | via @lemagMaroc https://t.co/O1NcjpzCBz


MAP - publié le Lundi 15 Juin à 11:16

Revue de la presse quotidienne internationale européenne du 15 juin 2015



Bruxelles - Les négociations tenues dimanche entre la Grèce et l'Union européenne, la guerre internationale contre le terrorisme et l'offensive menée par les forces kurdes dans le nord de la Syrie sont les principaux des sujets évoqués par les quotidiens européens paraissant ce lundi.



Revue de la presse quotidienne internationale européenne du 15 juin 2015
La presse belge s'intéresse aux négociations dimanche entre l'UE et Athènes au sujet de la dette grecque qui se sont soldées par un échec. "Discussions négatives" titre +La Libre Belgique+ qui souligne que les négociations de ce weekend entre Athènes-Europe n'ont pas permis de dégager d'accord.

Le journal relève que le compte à rebours continue inexorablement de rapprocher la Grèce du défaut de paiement si aucun accord n'est trouvé rapidement, notant qu'un défaut de paiement pourrait constituer une déflagration aux conséquences imprévisibles pour la zone euro tout entière.

Dans un éditorial intitulé "Sortir la Grèce du trou, pas de la zone euro", +La Libre Belgique+ estime qu'à l'approche du 30 juin date où la Grèce doit rembourser 1,6 milliard d'euros de prêts du FMI, Athènes et ses créanciers jouent à se faire peur en imaginant le scénario catastrophe : le défaut de paiement et, par ricochet, le Grexit.

Si l'objectif est de saper les fondations de l'Union économique et monétaire et, plus largement, du projet européen, continuons comme ça et on touchera vite au but, martèle le commentateur.

Sous le titre "Le scénario du pire a la cote", +Le Soir+ écrit que les négociateurs grecs sont repartis de Bruxelles sur un constat d'échec, notant que personne ne parle toutefois de rupture bien que le désaccord reste entier entre Grecs et créanciers.

Le journal constate cependant que depuis la fin de la semaine dernière, le pessimisme semblait gagner les capitales qui doutent de la volonté du gouvernement grec de trouver un accord.

La presse française s'intéresse largement, elle aussi, à la situation économique de la Grèce, confrontée au risque de défaut de paiement envers ses créanciers, à savoir la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Sous le titre "l'Europe se prépare à un défaut de la Grèce", +Le Monde+ indique que les responsables de la zone euro "se préparent désormais au pire", craignant qu'un accord "réformes contre argent frais" entre Athènes et ses créanciers ne puisse être trouvé. "La Grèce, à court d'argent, se retrouvera dans l'incapacité de rembourser le FMI (1,6 milliard d'euros, dû au 30 juin) ou la BCE (3,5 milliards d'euros, dus au 20 juillet)", met en garde le quotidien.

De son côté, +Libération+ rapporte que la réunion à Bruxelles entre la Grèce, d'une part, et la zone euro et le FMI, d'autre part, s'est achevée dimanche soir sur un revers, aucun accord n'ayant été trouvé sur les coupes budgétaires et les augmentations d'impôts destinées à assurer l'équilibre des comptes publics grecs.

"Le pays est plus que jamais proche du défaut de paiement : un saut dans l'inconnu qui pourrait le conduire à abandonner l'euro", écrit le journal, notant que les discussions à Bruxelles sont d'autant plus difficiles à suivre qu'elles se déroulent à huis clos et que les intervenants sont multiples.

"Les négociateurs grecs et les représentants des créanciers publics ont échoué ce weekend à s'entendre sur les préalables au déblocage de 7, voire 18 milliards d'euros en faveur du trésor d'Athènes", souligne, pour sa part, +Le Figaro+, relevant que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a jugé "insuffisantes" les propositions grecques, affirmant que les discussions se poursuivront à l'échelon de l'Eurogroupe.

"Jeudi, les dix-neuf ministres des Finances de l'Euro ont rendez-vous à Luxembourg, pour ce qu'un diplomate présente comme le dernier arrêt d'un train qui va dans le mur", écrit le quotidien, ajoutant que Christine Lagarde et Mario Draghi, au nom du FMI et de la BCE, seront autour de la table.
En Suède, les quotidiens + Dagens Nyheter + et + Expressen + rapportent que les forces kurdes tentent de prendre le contrôle de la ville stratégique de Tel Abyad dans le nord de la Syrie des mains des combattants de l'Etat Islamique (ES), et indiquent que des combats ont lieu près de la ville.

La prise de la ville constitue un élément déterminant dans la guerre contre l'EI, estiment les publications, qui soulignent que l'avancée des Kurdes a été facilitée par les frappes aériennes de la coalition internationale.

Les combats à Tel Abyad ont poussé des milliers de Syriens à chercher refuge en Turquie, dont les autorités ont permis à ces réfugiés d'accéder à leur territoire, indique le quotidien + Dagens Nyheter+.

De son côté, + Svenska Dagbladet + affirme que des dizaines de milliers de Syriens ont fui les combats en direction de la Turquie, ajoutant que près de 13.000 personnes sont entrées en Turquie lors des derniers jours.

La prise de Tel Abyad constituerait un coup dur pour l'EI, puisque la ville sert de plateforme pour la vente de produits pétroliers et de liaison stratégique avec la ville de Raqqa, ajoute le journal.

Par ailleurs, la presse suédoise s'intéresse à la victoire de la sélection nationale de football face au Monténégro (3-1), et souligne que les coéquipiers d'Ibrahimovic ont fait un grand pas vers la qualification à l'Euro 2016 de football.

La demande de la Cour Pénale Internationale (CPI) au gouvernement sud-africain d'arrêter le président soudanais, Omar Al Bachir accusé par la Cour de crimes contre l'humanité à Darfour, à l'occasion de sa participation à un sommet de l'UA à Pretoria retient l'attention de la presse néerlandaise.

+De Volkskrant+ titre "L'arrestation d'Omar Al Bachir est peu probable" et écrit que les chances de l'arrestation du président soudanais par les autorités sud-africaine semblent plutôt faibles, malgré l'ordre d'un juge sud-africain, qui fait suite à une demande de la CPI exhortant Pretoria à respecter ses engagements de membre de la Cour.

La publication qui cite la presse sud-africaine indique que le gouvernement de Pretoria aurait donné l'assurance à l'ensemble de ses invités à l'occasion du sommet de l'UA d'une immunité diplomatique, ajoutant que les responsables soudanais se sont montrés confiants et rassurés en réagissant à la demande de la CPI.

Son confrère +NRC+ souligne qu'il ne s'agit pas de la première fois que la CPI tente d'arrêter des présidents, ses tentatives précédentes ayant été un échec, revenant sur les différents procès des responsables africains devant la CPI notamment ceux contre Laurant Gbagbo et le président kenyan, Uhuru Kenyata.

Le journal qui revient sur le désaccord entre la CPI et certains pays africains qui y voient un instrument néocolonialiste spécialisé dans les poursuites des Africains, précise que l'Afrique du sud risque en cas de non application de l'ordre de la Cour de La Haye de compromettre son image en matière de démocratie et de droits de l'homme.

L'+AD+ se fait l'écho lui des réactions des ONG des droits de l'homme et des institutions sud-africaines qui ont accusé le président Zuma de laxisme, ajoutant qu'on estime que la position de ce dernier est contraire aux dispositions constitutionnelles et aux engagements du pays vis-à-vis de la communauté internationale.

En Italie, la majorité des quotidiens consacrent leurs pages à la question de l'immigration à la lumière des derniers événements à la frontière avec la France, ainsi qu'à l'échec des négociations entre la Grèce et ses créanciers à Bruxelles.

Sous le titre "Migrants, accords séparés avec Paris, Londres et Berlin", le journal La Repubblica indique que le Premier ministre italien Matteo Renzi a menacé de mettre en place un "plan B" si l'Italie n'est pas soutenue par l'Union européenne pour faire face à l'afflux de migrants.

"Vu que les grands, en premier lieu la France et l'Allemagne, se cachent derrière le véto des pays de l'Est au plan de répartition des demandeurs d'asile, Renzi aurait une arme secrète pour les convaincre", écrit le journal qui évoque une montée de "tension" entre l'Italie et la France après que ce pays ait refoulé aux frontières, la semaine dernière, plusieurs migrants.

A quelques jours d'une visite de François Hollande à Milan, où il devrait rencontrer le Premier ministre, Matteo Renzi, "les autorités italiennes protestent toujours plus ouvertement contre l'attitude de la police transalpine à Vintimille (frontière franco-Italienne)" et reprochent au gouvernement de Paris d'avoir "suspendu la libre circulation des personnes prévue par les accords de Schengen", ajoute le journal.

Son confrère Corriere della Sera explique que le "Plan B" évoqué par Renzi consiste en l'octroi de permis de séjour temporaire aux demandeurs d'asile pour pouvoir traverser les frontières et circuler en Europe, outre "une opération de police" contre les passeurs en Libye, qui sera menée avec l'implication de l'Egypte.

La publication souligne qu'au moment où la France nie d'avoir suspendu les accords de Schengen, une centaine d'Africains refoulés aux frontières avec l'Italie, sont toujours bloqués à Vintimille.

Sur un autre volet, +Il Messaggero + évoque "l'échec" des négociations entre Athènes et ses créanciers à Bruxelles où les tentatives du président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker de débloquer la situation, n'ont pas débouché sur un accord de "réformes contre argent frais" qui permettrait à la Grèce, dont les caisses sont désormais vides, d'éviter un défaut de paiement aux conséquences imprévisibles.

"Les négociations n'ont pas abouti à cause de l'écart important entre les plans des autorités grecques et les exigences des créditeurs internationaux", souligne le journal qui cite un porte-parole de la Commission.

A la veille du vote pour les législatives au Danemark, la presse locale se focalise sur le duel serré entre la Première ministre sortante et leader du parti Social-démocrate, Helle-Thorning Schmidt, et son rival Lars Lokke Rasmussen du Parti Libéral, alors qu'au plan international, l'accent est mis notamment sur le raid américain en Lybie qui aura couté la vie à un influent leader d'Al-Qaeda au Maghreb.

+Politoken+ écrit qu'à J-3 avant le scrutin, les sondages continuent d'annoncer une course au coude au coude entre les deux figures influentes de la scène politique danoise, relevant les avis des uns et des autres sur les thèmes dominants de campagne, telles les dépenses publiques en matière de santé et d'allocations de chômage ainsi que l'immigration.

A l'image de +Berlingske+, la presse du pays scandinave scrute ainsi l'issue des différents sondages qui anticipent, par ailleurs, une offensive du Parti du peuple danois, formation d'extrême droite anti-immigrés, dont le score sera déterminant dans la configuration du prochain gouvernement à Copenhague.

Outre les négociations sur le dossier de la dette en Grèce, nombre de quotidiens locaux rapportent dans leurs pages internationales l'attaque menée en Libye par l'armée américaine contre un chef d'Al-Qaeda au Maghreb, l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

"Un chef d'Al Qaeda tué en Libye " , titre ainsi +Politiken qui revient sur les informations disponibles jusque-là sur cette attaque. 

En Grande-Bretagne, la presse s'intéresse au retrait des agents britanniques de certains pays après la révélation de leurs "modus operandi" la mort du terroriste Belmokhtar dans un raid aérien US et la situation des réfugies syriens fuyant les combats engagés contre les militants islamistes.

Le quotidien "Guardian" revient sur la décision des services de renseignement britanniques de retirer leurs espions de certains pays hostiles après que la Russie et la Chine eurent accédé aux données sensibles emportées par l'ancien consultant américain Edward Snowden.

La Russie et la Chine ont pu décrypter plusieurs dossiers de Snowden, ce qui met en danger la vie des agents britanniques et dévoile leurs modes opératoires, ajoute le journal.

Le "Daily Telegraph" se fait l'écho de la mort du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar, commanditaire de l'opération contre le site gazier algérien d'In Amenas en 2013, dans une frappe aérienne américaine en Libye.

"Des avions américains ont mené une opération qui a abouti à la mort de Mokhtar Belmokhtar et d'un groupe de Libyens appartenant à une organisation terroriste dans l'est de la Libye", a indiqué le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, cité par le journal. Quant au quotidien "Independent", il focalise sur la situation lamentable des réfugiés syriens qui fuient les combats entre les Kurdes et l'Etat islamique pour le contrôle de la ville de Tall Abyad. Pour éviter une nouvelle tragédie humanitaire, les autorités turques ont rouvert leurs frontières face aux milliers de réfugiés syriens, souligne la publication. En Espagne, les principaux journaux s'intéressent particulièrement à l'installation de la socialiste Susana Diaz comme présidente du gouvernement régional d'Andalousie, dont l'investiture a été rejetée à trois reprises par le parlement local.

+El Pais+ souligne que Diaz a prêté serment en l'absence des leaders de l'opposition andalous, qui ont boycotté l'acte y compris le leader régional du parti Ciudadanos, Juan Marin, dont les voix ont rendu possible cette investiture, ajoutant toutefois que le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, était présent à cette cérémonie en dépit de la rivalité connue entre les deux dirigeants socialistes.

Le quotidien +La Razon+, qui titre "trêve au sein du PSOE lors de l'investiture de Diaz", précise que 84 jours après les élections, la dirigeante socialiste a pu finalement prendre ses fonctions, soulignant que Diaz s'est engagée dans son discours d'investiture à "extirper la corruption" qui a éclaboussé plusieurs figures emblématiques de son parti.

De son côté, +El Mundo+ note que Sanchez et Diaz " ont déclaré une trêve jusqu'aux élections générales ", relevant que la dirigeante andalouse a compris qu'elle ne dispose pas d'une grande marge de manœuvres pour forcer des changements au sein de la formation de gauche, notamment après avoir reçu des critiques de leaders historiques du parti comme Felipe Gonzalez.

Quant à +ABC+, il écrit que l'absence des leaders de l'opposition lors de la cérémonie d'installation de Diaz comme présidente du gouvernement régional andalou "est un message de refus des politiques suivies par la leader socialiste", qui a accepté de faire une autocritique après les scandales de corruption qui ont touché son parti.

Au Portugal, l'échec des négociations entre la Grèce et ses créanciers figure, entre autres, parmi les sujets les plus commentés dans la presse locale.

Les négociations qui ont eu lieu samedi et dimanche à Bruxelles entre la délégation du gouvernement grec et ses créanciers (FMI et Union européenne) ont échoué, note le quotidien "Publico", ajoutant qu'il subsiste encore d'importantes divergences entre les deux parties, selon un porte-parole de la Commission européenne.

Le Premier ministre grec, Alexis Tiras, a déclaré être prêt à assumer un "compromis difficile" avec les créanciers, mais a demandé en échange un accord "viable" avec un effacement partiel de la dette, une idée catégoriquement rejetée par l'Allemagne qui détient la plus grande partie de la dette grecque, poursuit le quotidien. Il rappelle que le 30 juin, le gouvernement d'Athènes doit rembourser 1,6 milliards d'euros à ses créanciers, et sans un accord qu'il lui garantit d'obtenir un nouveau prêt (plus de 7 milliards d'euros convenu en 2012), le pays se rapproche de plus en plus du risque de défaut de paiement. La Commission européenne estime que les Grecs devraient réaliser jusqu'à deux milliards d'euros par an à travers des mesures d'austérité afin de recevoir l'aide financière dont ils ont besoin, une proposition qui devrait être discutée lors de la prochaine réunion de l'Eurogroupe, prévue ce jeudi au Luxembourg, rapporte de son côté "Diario de Noticias".

Le président de la CE, Jean-Claude Juncker, reste quand même optimiste, se disant convaincu qu'une solution peut être trouvée jusqu'à la fin du mois, c'est-à-dire à la date butoir de remboursement du prêt du FMI, souligne la publication

               Partager Partager

Fil Info | Lemag | Presse | Tribune | Sahara