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MAP - publié le Lundi 30 Décembre à 14:55

Revue de la presse quotidienne internationale arabe



Le Caire - La situation sécuritaire en Egypte et au Liban, deux pays frappés par des actes de violence ainsi que la politique de colonisation poursuivie par Israël dans les territoires arabes occupés, constituent l'essentiel des thèmes abordés lundi par la presse arabe.



La presse égyptienne met l'accent sur l'acte "terroriste" ayant visé dimanche le siège des services des renseignements militaires à Anchasse et la poursuite des actes de violence par des étudiants dans les universités égyptiennes.

Le quotidien +Al Ahram+ qualifie l'attentat à Anchasse d'"acte criminel visant à déstabiliser le pays et à faire peur aux citoyens", tandis que son confère +Achourouk+ fait état du début d'opérations de ratissage menées par l'armée dans les régions à proximité du lieu de l'attentat dans le but de retrouver les auteurs de cet acte et leurs complices.

+Al Joumhouria+ rapporte que cet attentat a fait quatre blessés dont trois soldats. Plus précis, le journal +Al Yaoum Al Sabiî+, citant des témoins, indique que "deux des cadres des Frères musulmans ont abandonné la voiture piégée près du bâtiment des services des renseignements militaires".

S'agissant des actes de violence qui ont eu lieu dans les universités du pays, +Al Watan+ note que "le plan des frères musulmans pour retarder les examens a échoué". +Al Akhbar+, lie, quant à lui, l'attentat visant le bâtiment des services de renseignements militaires à l'incendie qui aurait été déclenché par les Frères musulmans dans l'université Al Azhar.

La situation en Egypte retient également l'attention de la presse jordanienne. +Addoustour+ estime qu'il est difficile de parvenir à dissoudre les Frères musulmans car ces derniers "forment une organisation plus grande que l'Etat, fut-il aussi grand que l'Egypte", faisant observer que les Frères musulmans sont une pensée à laquelle adhère un grand nombre d'organisations.

+Al Raye+ évoque, quant à lui, la situation en Turquie secouée par un scandale de corruption dans lequel sont impliqués des proches de ministres du cabinet d'Erdogan. "Il semble que les Turcs se préparent à l'après Erdogan qui ne signifie nullement l'après Parti de la justice et du développement", note la publication, précisant que la crise qui secoue le gouvernement d'Erdogan sonne le glas de ce dernier à l'instar de ce qui s'est passé avec Najmeddine Arbakane.

Même son de cloche dans la presse qatarie avec le quotidien +Al Watan+ qui estime que l'avenir politique d'Erdogan prendra fin suite à cette affaire de corruption, ajoutant que l'actuel premier ministre misait sur les élections présidentielles pour s'approprier davantage de pouvoir avant que le dernier scandale ne mette fin à ses ambitions.

Le journal +Arraya+ traite, pour sa part, de la résolution adoptée par la Knesset prévoyant la construction de nouvelles colonies israéliennes dans les territoires arabes occupés, une démarche de nature à saper le processus des négociations de paix israélo-palestiniennes et faire planer l'échec sur la tournée qu'effectuera prochainement dans la région le chef de la diplomatie américain, John Kerry.

Au Bahreïn, les quotidiens +Al Watan+, +Al Wasat+, +Al Ayam+, +Al Bilad+ et +Akhbar Al Khalij+ s'intéressent aux propos tenus par le Roi Hamad Bin Aissa Al Khalifa, lors du conseil des ministres, dans lesquels il a souligné la nécessité de consolider le processus démocratique et d'éviter les querelles entre les différentes composantes de la société bahreïnie. Cette dernière a toujours vécu dans la paix et l'harmonie, a rappelé le Roi Hamad Bin Aissa, cité par la presse locale.

En Grande-Bretagne, les quotidiens arabophones reviennent sur les funérailles émouvantes de l'ancien ministre des Finances Mohamed Chatah, tué le 27 décembre dans un attentat à la voiture piégée au centre de Beyrouth.

Selon le quotidien +Al Arab+, le défunt, qui faisait partie des six personnes tuées dans cet attentat terroriste, était connu par ses positions contre le président Syrien Bachar Al Assad et le Hezbollah. Il était aussi l'un des leaders de la coalition qui soutient les rebelles syriens.

Et d'ajouter que l'assassinat de Chatah est lié aux frictions politiques internes au Liban, des frictions qui ne cessent de s'intensifier depuis le meurtre de l'ancien premier ministre Rafik Hariri en 2005, ayant enclenché une série noire d'assassinats de personnalités politiques et journalistes opposés au régime syrien.

Pour sa part, le journal +Al Hayat+ s'intéresse aux obsèques de Chatah qui se sont déroulées dans un climat de tristesse et de colère contre le mouvement chiite de Hezbollah, accusé d'être responsable de cet attentat.

Un important dispositif sécuritaire a été déployé lors des funérailles de Chatah dont le meurtre risque d'approfondir les divisions et d'attiser la tension entre la "Coalition du 14 mars" et le Hezbollah, soutenu par Damas et Téhéran, souligne le journal.

De son côté, le quotidien +Al Qods Al Arabi+ évoque les funérailles des victimes de l'attentat terroriste de Beyrouth, organisées dans un climat de deuil national et populaire, en présence de plusieurs personnalités politiques qui ont bravé les risques sécuritaires pour assister aux obsèques et exprimer leur solidarité et sympathie avec les familles des victimes.

Quant au journal +Al Charq Al Awsat+, il dénonce le retour du spectre des assassinats politiques au Liban, une politique qui vise à porter atteinte à la stabilité du pays, semer la peur et terroriser les Libanais.

Et d'ajouter que l'assassinat de Chatah confirme le lien étroit existant entre la crise libanaise et la crise syrienne, des crises dans lesquelles l'Iran joue un rôle clé.

Même ton relevé dans la presse libanaise, notamment le quotidien +Annahar+ qui s'attend à une montée de la tension entre "la coalition du 14 mars" et le Hezbollah. L'ancien Premier ministre Fouad Siniora, actuellement chef du bloc parlementaire du Courant du Futur de Saad Hariri, a promis, lors de l'oraison funèbre de Mohamed Chatah, que toutes les forces qui se reconnaissent en Chatah vont libérer le pays des détenteurs d'armes, un message clair destiné au Hezbollah selon la publication.

+Al Mostakbal+ écrit, de son côté, qu'au moment où se déroulaient les funérailles des victimes de l'attentat à la voiture piégée à Beyrouth, quatre roquettes tirées du Liban ont visé le nord d'Israël ce qui a provoqué l'ire de l'état hébreu qui a riposté par des tirs d'obus sur le sud Liban.

Tel Aviv a menacé le Liban de représailles plus musclées si de telles attaques venaient à se reproduire, fait savoir la publication.

Au Yémen, les quotidiens abordent la situation sécuritaire dans le Sud du pays et le dialogue national.

+Al Taoura+ souligne que le parlement et le Congrès du dialogue national ont condamné les raids de l'armée contre une école à Sanaa ayant fait 19 morts parmi les civils et des dizaines de blessés. Le quotidien +Al Oula+ écrit, à ce propos, que les manifestants dans le pays ont dénoncé cet acte odieux.

Sur la scène politique yéménite, la presse estime que le début du dialogue national vise à bâtir sur des bases solides un Etat fort.

Au Soudan, le journal +Assoudani+ traite des troubles dans le sud du pays qui ont provoqué un exode massif des populations, ajoutant que 200 commerçants soudanais ont vu leurs magasins incendiés.

Le journal +Al Khartoum+ estime que la dernière tentative de coup d'Etat contre le président Salva Kiir Mayardit ne se passerait pas comme celle qui l'a précédée puisque cette fois, un conflit interreligieux secoue le Sud Soudan et met en péril la sécurité et la paix régionales.

+Attaghyir+ fait observer, à ce propos, que le conflit dans le Sud Soudan entre dans sa troisième semaine sans que les médiations, locales, régionales et internationales n'aient pu aboutir à l'arrêt des hostilités entre le gouvernement et les forces de l'opposition qui contrôlent des régions stratégiques dans le pays.

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