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MAP - publié le Lundi 30 Décembre à 15:22

Revue de la presse quotidienne internationale africaine



Dakar - Le bilan des actions ayant marqué l'année 2013 en Côte d'Ivoire, la fuite des capitaux en Afrique et son impact négatif sur l'économie du continent, la multiplication des grèves dans les secteurs clés au Nigéria, le procès judiciaire contre l'ancien président malien, Amadou Toumani Touré, et le 6è congrès ordinaire du parti au pouvoir au Niger, forment l'essentiel de l'actualité analysée par la presse africaine parue ce lundi.



Au Sénégal, l'actualité est dominée par les questions à vocation économique, notamment la stabilité du système bancaire et financier, la fuite des capitaux en Afrique et l'audit dans la fonction publique.

+Sud Quotidien+ met l'accent, quant à lui, sur la stabilité et l'intégrité du système bancaire et financier, faisant savoir que plus de 18 milliards de Fcfa sont en déshérence. La publication laisse savoir que cette somme "sortira de son sommeil" car les députés se réunissent ce lundi pour combler le vide juridique qui entoure les fonds logés dans quelque 81.206 comptes au niveau du système bancaire et financier du Sénégal et qui y "dorment" depuis plusieurs années sans que leurs déposants les réclament.

"Etablissements bancaires, l'Etat traque 4.000 comptes dormants", écrit pour sa part le quotidien +Enquête+.

+Walfadjri+ met l'accent, quant à lui, sur le phénomène de la fuite des capitaux en Afrique, en écrivant "la fuite des capitaux ponctionne les ressources du continent, le privant d'investissements vitaux". Selon un rapport conjoint de la Banque africaine de développement (BAD) et de l'ONG américaine Global Financial Integrity, l'hémorragie illicite des ressources de l'Afrique représente près de 4 fois sa dette extérieure .

Suite aux premiers résultats issus de l'audit biométrique et physique de la fonction publique, +le Quotidien+ titre "Les 12.221 agents pris appelés à justifier leur régularité". Son confrère +Le Soleil+ titre en gros "Audit de la fonction publique: les 12.221 agents irréguliers sommés d'apporter des justificatifs".

En Côte d'Ivoire, le quotidien +Fraternité Matin+ planche sur la situation sociopolitique, en s'interrogeant si ce sera le "temps de l'apaisement". "Le commerce politique en Côte d'Ivoire est, à nouveau, empreint de courtoisie et de fraternité, ce qui laisse augurer un retour de la paix véritable", relève le journal, soulignant que "l'atmosphère politique" s'est dégelée comme en témoigne "la rencontre du 9 décembre dernier entre la direction au grand complet, du Rassemblement des Républicains (RDR, parti présidentiel) et celle du Front populaire ivoirien (FPI, opposition)''.

Plus relativiste, +Le Nouveau Réveil+ ouvre ses colonnes au directeur général du Groupe de presse Fraternité Matin, Venance Konan qui précise que dans la "gestion de Ouattara, tout n'est pas parfait", car il y a "des faiblesses par-ci par-là (...), des choses critiquables, mais l'essentiel, c'est que la Côte d'Ivoire s'est remise au travail".

Les quotidiens ivoiriens focalisent également leur attention sur le prix de la presse dénommé "Prix Ebony", tout en insistant surtout sur le refus du jury d'attribuer le "super prix Ebony" en raison du niveau "moyen" des nominés.

"Presse ivoirienne, la gifle", affiche +Fraternité Matin+ qui soutient que "la décision du jury est une interpellation des journalistes pour une profonde remise en cause".

Au Nigeria, le quotidien +The Guardian+ met l'accent sur la multiplication des grèves dans des secteurs clefs du pays tels que l'enseignement supérieur qui a connu une grève de six mois, de la santé, qui a connu deux mouvements de grève en 2013, et du pétrole qui pourrait connaître une grève la semaine prochaine à l'appel de deux syndicats, ce qui provoque déjà la panique parmi les habitants d'Abuja et de Lagos, en particulier les automobilistes qui s'empressent d'acheter et de stocker les produits pétroliers.

Face à l'éventualité pour le pays de commencer la nouvelle année avec de multiples grèves, le gouvernement a prévu, vendredi, une réunion avec les médecins, alors qu'une autre avec les travailleurs du pétrole est prévue pour la semaine prochaine, écrit le journal, soulignant que le Fonds de péréquation de pétrole (PEF) se trouve dans l'incapacité de payer six milliards de Nairas d'arriérés aux marchands de pétrole, ce qui pourrait les inciter à déclencher la grève très bientôt.

Au volet sécuritaire, +The Guardian+ et +Daily Trust+ rapportent que des hommes armés soupçonnés d'être membres de Boko Haram ont pris d'assaut, samedi, une cérémonie de mariage à Hawul, relevant de l'Etat de Borno (nord-est où l'état d'urgence est instauré), tuant huit participants à la cérémonie et blessant 12 autres.

+This Day+ rapporte, de son côté, que l'armée a bombardé dimanche des insurgés, membres présumés de Boko Haram, dans le village de Alafa, près de la ville de Bama relevant de Borno où une attaque a eu lieu, il y a deux semaines, contre une caserne militaire.

Au Mali, les journaux de la place se penchent sur le procès judiciaire contre l'ancien président de la république, Amadou Toumani Touré (suronommé ATT).

+L'Essor + écrit, à ce propos, que M. Amadou Touré pourrait être inculpé pour haute trahison, notant que cette nouvelle, qui fait beaucoup parler d'elle et qui continuera à alimenter la chronique dans les jours à venir, est tombée vendredi dans la soirée par le biais d'un communiqué du gouvernement.

Le quotidien +Le Républicain du Mali+ rapporte, pour sa part, que c'est une lettre du Procureur général de la Cour suprême qui déclenche la procédure par une saisine de l'Assemblée nationale.

"Dans ce genre de dossier, la justice aura-t-elle les mains libres ? Qu'en sera-t-il pour les premiers ministres ayant succédé à ATT, les présidents successifs de l'Assemblée nationale et les présidents des autres institutions de la République ? Qu'en sera-t-il des anciens membres des gouvernements ATT ?", s'interroge cette publication.

Pour +Le Combat+, la campagne d'inculpation, si elle tient la route, devra être la plus courte possible si le gouvernement veut garder le plus longtemps possible sa liberté de manoeuvre.

Au Niger, la presse s'intéresse notamment au meeting organisé samedi dernier à Niamey par les partis membres de l'opposition politique regroupés au sein de l'Alliance pour la réconciliation, la démocratie et la République (ARDR) et au 6ème congrès ordinaire du parti au pouvoir.

La manifestation de l'ARDR, la plus grande activité depuis sa création, est intervenue après la suspension par la Cour d'Etat du message-radio du ministre de l'Intérieur interdisant toute manifestation publique de l'opposition partout sur le territoire national, écrit +Le Sahel+.

Au cours de ce meeting, le chef de file de l'opposition, Seini Oumarou, a critiqué l'action gouvernementale et appelé le président de la République à respecter "scrupuleusement les dispositions constitutionnelles" et ses promesses consistant à définir et à respecter le statut de l'opposition .

La même publication rapporte que le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-Tarayya) a tenu, les 28 au 29 décembre, son congrès ordinaire, le 6ème du genre et le premier grand rendez-vous des militants depuis avril 2011, date de l'accession de Mahamadou Issoufou à la magistrature suprême du pays.

Lors de ce congrès, Mohamed Bazoum, l'actuel ministre des Affaires étrangères, a été plébiscité président du PNDS, rapporte +Le Sahel+.

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