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MAP - publié le Lundi 20 Juin à 11:46

Revue de la presse quotidienne internationale africaine





L’affaire de Karim Wade au Sénégal, la crise sécuritaire dans le nord du Mali, les élections législatives et sénatoriales au Gabon et le procès de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, devant la Cour pénale internationale (CPI), sont les principaux sujets au menu des quotidiens africains parus ce lundi.
Au Sénégal, la presse focalise sur l’affaire de Karim Wade, le malaise suscité par la répartition des postes du Haut conseil des collectivités locales, ainsi que sur la lutte contre le trafic illicite de bois.
L’ambition des partisans de Karim Wade de voir leur leader accéder à la magistrature en 2019 demeure intacte, écrit le journal +Le Populaire+ qui titre à la Une «Quel que soit le mode de libération de leur leader, les karimistes gardent le cap du Palais».
Le Ndogou spécial (terme désignant en wolof repas de rupture du jeûne) que les karimistes ont organisé, avant-hier, «a été un moment d’animation et de mobilisation pour les partisans de l’ancien ministre d’Etat, dont la libération ne devrait plus tarder», commente le journal.
Son confrère +Enquête+ consacre également une grande partie de sa livraison à ce dossier, faisant observer que «la libération annoncée de Karim Wade « sonne le glas de la bonne gouvernance tant promise au peuple sénégalais ».
« Fin de la traque, rapports oubliés, nominations clientélistes: le glas de la bonne gouvernance », affiche le journal à la Une en gros caractères.
La presse nationale a également braqué les projecteurs sur le malaise suscité au sein de la coalition présidentielle par la répartition des postes du Haut conseil des collectivités locales.
«Le partage du gâteau du Haut conseil des collectivités locales ne sera pas facile pour le chef de l’Etat», estime +Le Témoin Quotidien+, notant que les révélations selon lesquelles le président Macky Sall a offert 5 postes de hauts conseillers dans son quota de 70 membres de la future institution a créé «un début de malaise».
La lutte contre le trafic illicite de bois, l’émigration clandestine et l’enquête relative à la casse à la maison du Parti socialiste lors de la réunion du 5 mars dernier pour dégager la position du PS sur le référendum du 20 mars 2016, figurent également parmi les sujets analysés et commentés par les quotidiens de la place.
Au Mali, +Le Républicain+ se penche sur la crise sécuritaire dans le nord du pays, relevant que « si nous partons du postulat que le nord du Mali échappe déjà totalement au contrôle de l’Etat malien, ce n’est pas la mise en place d’autorités intérimaires nommées par décret selon le bon vouloir des groupes armés et dont la composition dépend d’eux, qui ramènera Kidal, Tombouctou, Taoudenit et Menaka dans le giron du Mali ».
Selon le journal, depuis le parachèvement de la signature de l’accord, le 20 juin 2015, l’insécurité n’a pas dessiné une courbe descendante, ajoutant que ce sont des centaines de Maliens, civils et militaires, des amis du Mali venus nous aider à pousser dehors des ennemis du Mali, qui sont tombés sur le territoire malien du nord, du centre et du sud.
Son confrère +L’Essor+ revient sur la réunion du Premier ministre, Modibo Kéïta, avec les membres du Groupe africain au siège de l’ONU à New York « pour parler de la situation au Mali, de l’avenir de la sous-région, de la région et du monde ».
« Ainsi, le chef du gouvernement a informé ses interlocuteurs du projet de relecture de la Constitution pour doter le Mali d’un Parlement à deux chambres, afin de regrouper toutes les sensibilités du pays, du nord au sud » et « de l’adoption récente de la loi relative à la révision du Code des collectivités territoriales qui est la disposition légale ouvrant la voie à la mise en place des autorités intérimaires », rapporte la publication.
Au Gabon, les élections législatives et sénatoriales partielles organisées, samedi dernier, ainsi que la question de la cherté de la vie, sont les principaux sujets qui font la Une de la presse locale.
Le quotidien +l’Union+ rapporte ainsi que les élections partielles tenues samedi, avec 14 sièges à pourvoir, dont 13 à l’Assemblée nationale et un au Sénat, ont attiré un nombre d’électeurs en dessous de la moyenne, en particulier dans la capitale Libreville où deux sièges étaient en jeu.
En attendant les résultats officiels, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) l’emporterait «sans surprise», reste à savoir dans quelle proportion, écrit le journal, faisant savoir que même s’il semble en mauvaise posture dans certaines localités, le PDG, avec l’apport de l’un de ses alliés traditionnels, le Centre des libéraux réformateurs (CLR), serait le principal vainqueur.
Les résultats officiels du scrutin seraient communiqués dans la journée par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), qui se réunit en session plénière ce lundi à Libreville, renseigne le quotidien.
Sur un autre registre, la publication se fait l’écho de l’appel lancé par l’association «SOS Consommateurs» pour interpeler le gouvernement sur la problématique de la cherté de la vie et la présence sur le marché national de produits non conformes aux standards internationaux.
Cet appel a pour objectif d’inviter le gouvernement à inscrire dans l’agenda du Comité interministériel contre la vie chère, le renforcement des dispositifs législatifs et la mise en œuvre des mécanismes en matière de lutte contre la contrefaçon et le contrôle de la conformité aux standards internationaux des produits et services, indique le journal.
«Nous pensons qu’on ne peut pas chercher à baisser les prix sans se soucier de la qualité des biens et services qui sont sur le marché au Gabon. (…). Nous nous inquiétons de ce que certains opérateurs économiques n’obéissent pas forcément aux normes et standards internationaux dans leur réseaux d’approvisionnement», a expliqué le président de « SOS Consommateurs », Christian Abiaghe, cité par le journal.
En Côte d’Ivoire, la révision de la liste électorale en prélude aux prochaines Législatives, et le procès de l’ancien président, Laurent Gbagbo devant la CPI, figurent à la Une de la presse locale.
Le journal +Nord Sud Quotidien+ zoome sur la révision de la liste électorale, en exposant dans les détails, les différentes attentes exprimées par les partis politiques.
Son confrère, +Notre Voie+, organe officiel du Front Populaire Ivoirien (FPI- opposition) s’attarde sur la question de la libération de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo incarcéré à la Haye.
Le journal qui parle d’un repositionnement international du parti de la Refondation, renseigne que son président Pascal Affi N’Guessan est à Paris.
+LG Infos+ s’intéresse, quant à lui, à la pétition pour la libération de Laurent Gbagbo, en renseignant que la jeunesse du FPI sonne la mobilisation.
‘’Procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, la Cour Pénale Internationale corse les mesures de protection des témoins’’, rapporte de son côté, +Le Jour Plus+.
Sur le registre de politique étrangère, le journal s’intéresse à la candidature de la Côte d’Ivoire au Conseil de Sécurité des Nations Unies, en tant que membre non permanent, avec un focus sur les arguments avancés par ce pays.
+Le Temps+ revient, quant à lui, à la nomination de Charles Koffi Diby, ex-ministre des affaires étrangères, en tant que nouveau président du Conseil Economique et Social, en titrant à sa Une : ‘’Ce que Bédié (président du parti démocratique de Côte d’Ivoire : PDCI) a cédé à Ouattara’’.
Au sujet de l’élaboration de la nouvelle Constitution, +L’Intelligent d’Abidjan+ cède la parole à Mamadou Koulibaly, président du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République- opposition), en titrant à sa Une : ‘’Ouattara n’a pas fini son travail (….). Si les Burkinabé avaient attendu (….) Compaoré serait encore à la tête du Faso’’.
Toujours sur le registre politique, son confrère +L’Expression+ renseigne au sujet du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), que la parti unifié ne verra pas le jour, en livrant les vraies raisons.
Au Burkina Faso, +Sidwaya+ revient sur les élections municipales du 22 mai dernier dans un éditorial intitulé ‘’Des artisans du développement’’, rappelant, dans ce sens que, depuis quelques jours, les conseillers municipaux élisent leurs maires.
La date butoir pour le choix des bourgmestres est d’ailleurs fixée au 21 juin, écrit l’éditorialiste, relevant que ces élections parachèvent le processus enclenché depuis le scrutin du 22 mai dernier.
‘’Ainsi donc, des hommes et des femmes auront la mission d’œuvrer au développement de leurs communes. Là où les élections se sont déroulées, on ne peut que féliciter les édiles et souhaiter que leur mandat apporte du bien-être aux populations‘’, souligne-t-il, estimant que passé le cap du choix des maires, les conseils municipaux ont plus intérêt à faire preuve de cohésion et de solidarité, s’ils rêvent de bâtir l’édifice communal.
’’Quel que soit leur bord politique, les conseillers municipaux doivent avoir comme vision, le développement communal’’, ajoute la publication.
Sur un autre registre, la presse locale rapporte que le parti de l’Union des forces centristes (UFC) a organisé une conférence de presse, samedi à Ouagadougou, pour marquer son opposition au passage à une Vè République.
Le président du l’UFC, Issa Balima, s’insurge contre le projet de passage à une Vè République au Burkina Faso, commente la même source, précisant que face à la presse, le premier responsable de ce parti l’a fait savoir à l’opinion publique et invite de ce fait l’ensemble des acteurs (populations, organisations de la société civile et partis de l’opposition) à s’engager dans une « résistance démocratique et républicaine pour une réconciliation nationale’’.
Au volet de l’actualité internationale, Aujourd’hui au Faso+ titre en Une ’’Accord d’Alger, un an après : le Mali est toujours sans Nord, ni Centre’’.
‘’Disons-le tout net, l’Accord après inventaire de tout ce qui s’est déroulé durant l’année écoulée ressemble plus à un catalogue de bonnes intentions, qu’à une entente formelle, tant les coups de hache infligés audit accord suffisent à le rendre invalide’’, indique le journal.
Au Kenya, les pourparlers entre le pouvoir et l’opposition sur la « réforme » de la commission électorale indépendante (IEBC), à quatorze mois des élections générales de 2017, est le principal sujet qui retient l’attention de la presse quotidienne.
Les principaux journaux rapportent que les discussions entre les deux camps autour de la « réforme » de l’IEBC devraient « débuter » alors que la Coalition pour la réforme et la démocratie (CORD, opposition) et sa rivale la coalition au pouvoir Jubilee veulent débloquer la situation qui agitait le climat politique, avec l’ambition de conclure un « accord négocié » à ce sujet.
La CORD et la coalition au pouvoir « sont prêts à entamer des pourparlers sur la manière de réformer la Commission électorale indépendante, après avoir accepté dimanche la façon de procéder », indique la presse, soulignant que le vice-président, William Ruto, et le leader de la CORD, Raila Odinga, ont annoncé dimanche « séparément » que les parties avaient convenu de la voie à suivre et seraient maintenant « prêts » à entamer des discussions dans les deux prochains jours.
L’ancien Premier ministre et chef de la CORD, Odinga, a annoncé que l’opposition avait « annulé ses protestations prévues le lundi de chaque semaine pour donner à l’équipe de négociation sur la « réforme » de l’IEBC la possibilité de procéder, ajoutant que la CORD « espérait que le gouvernement soit « honnête » et « aurait la volonté politique nécessaire pour que les pourparlers se déroulent sans accroc ».
Les deux camps campaient jusqu’alors sur leurs positions concernant la procédure et la portée des discussions autour de l’IEBC, et sur la question du Comité parlementaire mixte chargé d’arbitrer le différend entre les deux parties, rappelle la presse. L’opposition veut notamment des négociations en dehors du Parlement, mais la coalition rivale insiste à ce que les pourparlers doivent être au sein du Parlement. L’opposition veut aussi que les négociations portent sur des sujets au-delà de la « dissolution » de l’IEBC, alors que la Jubilee insiste pour que les pourparlers soient axés uniquement sur les commissaires de l’IEBC.

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