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MAP - publié le Vendredi 17 Janvier à 14:02

Revue de la presse quotidienne internationale africaine du vendredi 17 janvier



Dakar - Le rapport de la Banque mondiale (BM) sur les perspectives économiques mondiales , le conflit au Soudan du Sud, la lutte contre la pêche illicite et la traque des biens mal acquis au Sénégal et la nomination de nouveaux chefs d'état-major de l'armée au Nigéria, sont les principaux sujets commentés par la presse africaine de ce vendredi.



Ainsi, les quotidiens éthiopiens consacrent leur Une au rapport de la Banque mondiale (BM) intitulé les perspectives économiques mondiales, à l'accord de prêt d'un montant de 110 millions dollars signé par l'Ethiopie et la Banque mondiale (BM) et aux divergences entre le Caire et Addis-Abeba au sujet de la construction du barrage de la renaissance sur le Nil Bleu. The Daily Monitor publie, à ce propos, de larges extraits du rapport semestriel de la BM intitulé "les perspectives économiques mondiales", prévoyant une croissance supérieure à 5 pc par an en Afrique entre 2014 et 2016.

Les perspectives de croissance en Afrique subsaharienne demeurent supérieure à 5 pc l'an de 2014 à 2016 et les afflux de capitaux étrangers continueront à un rythme supérieur aux apports de capitaux dans les autres régions y compris en Asie, relève l'institution de Bretton Woods.

Le journal rapporte également que l'Ethiopie et la Banque mondiale (BM) ont signé, jeudi, un accord de prêt d'un montant de 110 millions de dollars destiné à financer des projets de nature à renforcer l'accès aux soins de santé, la scolarisation des enfants et la lutte contre la pauvreté.

Pour sa part, The Ethiopian Herald revient sur le projet éthiopien de construction du barrage de la grande renaissance sur le Nil Bleu, soulignant que les négociations, tenues les 4 et 5 janvier à Khartoum, entre l'Ethiopie, l'Egypte et le Soudan, n'ont abouti à aucun résultat tangible à cause des propositions égyptiennes qualifiées par Addis-Abeba de préjudiciables et contraires aux intérêts de l'Ethiopie.

Au cours de cette rencontre, la délégation égyptienne avait formulé deux propositions toutes rejetées par l'Ethiopie. La première prévoit la formation d'une commission neutre composée d'experts internationaux pour arbitrer les contentieux pouvant surgir entre les trois pays sur l'impact hydraulique et environnemental du barrage.

La seconde proposition, poursuit le journal, concerne l'adoption d'un document contenant des " principes d'établissement de confiance " visant à garantir le respect par Addis-Abeba de la sécurité de l'eau en Egypte et au Soudan. L'Ethiopie a également opposé une fin de non-recevoir à cette suggestion qu'elle estime contraire à l'accord d'Entebbe signé en 2010 par six pays du bassin du Nil sur un partage "équitable "des ressources du fleuve.

Au Kenya, la presse met en garde contre le risque de l'internalisation du conflit en cours au Soudan du Sud avec l'intervention de forces étrangères dans les combats, notant que cela risque de faire perdurer le conflit et de retarder toute solution politique à laquelle aspire l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) en engageant des négociations entre les belligérants à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Sous le titre "Le conflit au Soudan du Sud, une menace pour la paix régionale" , le quotidien Daily Nation écrit qu'un rapport confidentiel préparé par le ministère kenyan des Affaires étrangères exprime les craintes que le Soudan, l'Ouganda et le Rwanda soient tous empêtrés dans les affrontements entre les forces alliées au président Sud-Soudanais, Salva Kiir et les rebelles soutenant le Vice-président déchu, Riek Machar.

Les pourparlers de paix en cours à Addis-Abeba sous les auspices de l'IGAD ne sont pas considérés comme neutres, parce que les troupes ougandaises étaient entrés au Soudan du Sud pour soutenir le président Salva Kiir contre son rival, estime le journal en reprenant les propos de certains observateurs.

Même son de cloche pour The Star et Standard qui se font l'écho des préoccupations exprimées par le président Soudanais, Omar Al-Bashir, qu'à travers l'intervention de l'Ouganda au Soudan du Sud, ce pays pourrait avoir l'intention de forcer un changement de régime dans son pays. "Le Soudan est susceptible de soutenir Machar pour contrer les manœuvres militaires de l'Ouganda et celles des rebelles du Darfour", souligne les publications citant le rapport.

Au Gabon, le quotidien Gabon Matin se fait l'écho du premier Conseil des ministres au titre de l'année 2014, tenu jeudi à Libreville sous la présidence du Chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba, notant que cette réunion a notamment été marquée par l'adoption du projet de décret portant création de l'agence nationale de promotion du tourisme et de l'hôtellerie, avec pour missions d'exécuter la politique de l'Etat en matière de tourisme et de créer un environnement attractif pour les opérateurs du secteur.

Le journal rapporte que le conseil a également entériné la nomination de M. Etienne Massard Makaga au poste stratégique de secrétaire général de la présidence de la République, en remplacement de Mme Laure Olga Gondjout, nommée Médiateur de la République.

Sur le plan économique, le quotidien L'Union s'est intéressé essentiellement aux révélations sur la structure des coûts opérationnels réels de production d'un baril de pétrole au Gabon, dévoilées après l'octroi à la compagnie nationale des hydrocarbures (GOC) du permis d'exploitation d'un gisement de pétrole.

Citant le ministre du pétrole, de l'énergie et des hydrocarbures, Etienne Ngoubou, la publication fait savoir que les chiffres envoyés par la GOC, après 12 mois d'exploitation de ce champ, ont permis à l'administration centrale de découvrir que le coût de production du pétrole a été abaisser à 16 dollars (8.000 Fcfa) pour une exploitation en zone de forêt, réputée plutôt difficile, soit la moitié des chiffres généralement avancés par les compagnies étrangères.

Ces indices de surévaluation des charges d'exploitation pour la production d'un baril de pétrole en disent long sur les milliards de dollars qui auraient longtemps échappé à l'Etat, déplore le journal, notant qu'avant toute réforme du secteur et la mise en place d'un nouveau cadre réglementaire, des audits sont en cours afin de clarifier la situation globale du pays en la matière, dans l'objectif d'assurer à l'Etat des meilleurs revenus.

Au Sénégal, la lutte contre la pêche illicite et la traque des biens mal acquis dominent les titres des principaux quotidiens de la place.

Le Soleil titre en gros " Macky Sall annonce le renforcement des moyens de la marine " , faisant savoir que dans la nouvelle démarche visant à lutter contre la pêche illicite, il sera procédé à la révision du cadre juridique, à la mobilisation d'un milliard de FCFA pour les mareyeuses, et la mise en place d'un fonds social de calamité pour les pêcheurs.

L'observateur revient sur l'arraisonnement par les autorités sénégalaises du chalutier russe "Oleg Naydenov " , en titrant sa Une : "les Russes proposent une garantie de 400 millions FCFA " . Ce même quotidien informe que le navire a été heurté par un bateau sénégalais au port de Dakar.

Le quotidien EnQuête place sa Une, quant à lui, sous le titre " pêche illicite : Macky chasseur des pirates " . Selon ce journal il s'agit de protéger une valeur commerciale de 143 milliards de FCFA.

Ce journal écrit que Macky Sall déclare la guerre aux bateaux pirates étrangers. " Le récent arraisonnement du bateau russe aura eu le mérite de pousser les autorités étatiques sénégalaises à vouloir réviser le cadre juridique régissant la pêche. Le président de la république a déclaré la guerre aux bateaux pirates étrangers", commente cette publication.

" Face au ras-le-bol, Macky Sall veut durcir la législation ", écrit, de son côté, Le Populaire.

" Le président Sall ne compte faire aucune faveur aux bateaux de pêche pirates. Et pour marquer sa volonté de mettre fin à ce fléau qui gangrène le secteur de la pêche au Sénégal, le chef de l'Etat, qui recevait en audience les pêcheurs à Cayar, a engagé une révision du Code de la pêche pour une loi beaucoup plus stricte à l'encontre de ces bateaux étrangers " , écrit le Quotidien.

Sur un autre registre, sous le titre " Voleurs des deniers publics " , le quotidien La Tribune, a fait savoir que " trois gros bonnets ont rendu l'argent volé " et que "les courtiers de la république " entre en jeu dans le cadre de la médiation pénale. Selon cette publication, et les noms et les montants de "ceux qui sont les premiers à passer à la caisse sont gardés secrets " .

Au Niger, la presse focalise sur la grève des chauffeurs de taxi à Niamey et le prochain congrès chaud du parti Moden FA Lumana qui était le principal allié du parti au pouvoir avant de basculer dans l'opposition.

" Quand les taxis désertent les rues" titre le quotidien Le Sahel relevant qu'après la grève controversée d'octobre 2012, qui a mis aux prises les responsables du Syndicat national des conducteurs de taxis (Syncotax) et les autorités régionales de Niamey, les chauffeurs de taxis ont rappliqué.

En dépit des compromis acceptés par le gouvernement sur la plupart de leurs points de revendications, au cours des négociations engagées à la veille du mot d'ordre de grève, les transporteurs sont restés inflexible sur un seul point, à savoir la revue à la baisse du prix d'essence qu'ils souhaitent voir ramené à 400 FCFA au lieu de 540 FCFA actuellement.

Sur le plan politique, le journal L'Enquêteur rapporte que du 25 au 26 janvier, se tiendra à Niamey un congrès ordinaire du parti Moden FA Lumana, que tous les observateurs prédisent déjà comme le congrès du renouveau . Dans ce parti, aujourd'hui, bien enraciné dans l'opposition l'optimisme regagne ses droits. Les militants sont ultra convaincus que le compte à rebours a commencé pour le pouvoir en place , écrit la publication.

Au Nigeria, la nomination de nouveaux chefs d'état-major des corps de l'armée par le président Goodluck Jonathan fait la Une des quotidiens This Day, Daily Trust et The Guardian.

Dans un geste surprise, le président a introduit des changements radicaux dans la hiérarchie militaire avec le renvoie du chef d'état-major de l'armée, le vice-amiral Ola Sa'ad Ibrahim, du lieutenant-général Azubuike Ihejirika, et du chef d'état-major de la marine, le vice-amiral Joseph Ezeoba, écrit This Day, relevant que le seul survivant à la purge dans le haut commandement militaire, est le chef d'état-major de l'air, le maréchal Alex Badeh, qui a été nommé nouveau chef d'état-major de la Défense.

Le président a ainsi nommé le major-général Kenneth Tobiah Jacob Minimah, chef d'état-major de l'armée, en remplacement du lieutenant-général Azubuike O. Ihejirika, et le contre-amiral Usman O. Jibrin, chef d'état-major de la marine, en remplacement du vice-amiral Joseph Dele Ezeoba, et le vice-maréchal Adesola Nunayon Amosu, chef d'état-major de l'air, en prenant le relais du maréchal Alex Badeh, rapporte Daily Trust.

Revenant, par ailleurs, sur la démission du président national du Parti démocratique populaire (PDP), au pouvoir, confirmée par le chef de l'Etat nigérian, Daily Trust ainsi que The Guardian annoncent que le nom du prochain chef du PDP sera connu lundi prochain.

Au Mali, Nouvel Horizon  se fait l'écho des propos du chef de mission onusienne de stabilisation du Mali (MINUSMA), Bert Koenders qui a plaidé pour davantage de soutien aux forces de l'Onu, mais aussi pour une reprise rapide des pourparlers de paix inclusifs au Mali.

Les Echos s'intéresse, quant à lui, aux visites du Chef de l'Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita, dans les pays dits du champs , notant que le président de la république n'hésite plus à prendre son bâton de pèlerin pour parler de coopération sécuritaire avec des partenaires clés du Mali, une initiative certes encourageante, mais à l'issue incertaine dans un contexte international où les intérêts ont pris le dessous sur les véritables enjeux sécuritaires.

Sur un autre registre, Le Combat planche sur la nouvelle rentrée parlementaire, notant que la course pour les députations a connu son épilogue avec une majorité parlementaire acquise à la mouvance présidentielle. C'est dire que les tractations et autres agissements pouvant entraver la meilleure gestion du pouvoir n'auront plus de poids, face à cette majorité qui offre les coudées franches au régime en place( ).

Le Soir de Bamako  rapporte, pour sa part, que les premières journées parlementaires du parti présidentiel, le RPM, se sont achevés hier par la signature d'un engagement par 14 partis à créer un intergroupe parlementaire autour du président de la république.

Pour sa part la presse ivoirienne s'intéresse à l'augmentation de 12 pc des salaires des fonctionnaires annoncée la veille pour la fin du mois de janvier et les réactions au lendemain de la rencontre entre le gouvernement et le Front populaire ivoirien.

Ainsi, le quotidien Fraternité Matin revient sur la revalorisation des salaires des fonctionnaires annoncée la veille par le ministre de la Fonction publique Gnamien Konan et donne des précisions sur 'ceux qui sont concernés par la mesure'' à savoir 'les enseignants et les agents de santé qui ont déjà bénéficié de différentes mesures d'allégation de salaire''.

Le journal rapporte que le ministre a, lors de cette rencontre avec la presse, dépeint 'le visage hideux que présentait l'administration publique ivoirienne ( ), taxée d'inefficace et incompétente avec des effectifs pléthoriques et une gestion approximative de la carrière des fonctionnaires''.

A propos de cette revalorisation, Le Patriote renchérit 'fonctionnaires et agents de l'Etat, Ouattara l'a fait'' en évoquant 'la cartographie de la fonction publique'' après l'identification 'de près de 3700 faux agents en 2012 et de 1848 dont les salaires ont été mis sous contrôle aux fins de vérification'' ce qui a permis à l'Etat de faire des économies de plus de 10 milliards de F cfa.

Le journal se fait l'écho du contenu de la conférence de presse du ministre de la Fonction et des réactions de responsables syndicaux, notamment ceux de l'enseignement dont le corps est exclu de la mesure et qui 'envisagent de saisir les autorités compétentes'', car, selon eux, la majoration dont a bénéficié le personnel Education/formation, n'est qu'un apurement d'arriérés remontant en 2002.

Pour Le Jour plus et l'Intelligent d'Abidjan, seuls 38.680 sur 153.000 sont concernés par la mesure de revalorisation annoncée pour la fin du mois de janvier. Et aux journaux de rappeler les actions engagées par le gouvernement pour plus d'''éthique et déontologie'', soulignant que le ministre n'était pas tendre vis-à-vis des agents de la fonction lors de son rendez-vous avec la presse la veille.

Le ministre, ajoutent les publications, s'est dit prêt 'à combattre la corruption qui gangrène la fonction publique en Côte d'Ivoire, car il veut une gestion efficace et rationnelle de son effectif''.

La rencontre mercredi entre le gouvernement et le Front populaire ivoirien (FPI de Laurent Gbagbo) dans le cadre du dialogue républicain, s'invite également dans les commentaires de la presse ivoirienne.

'Refus de s'associer au CPD (Cadre politique du dialogue entre gouvernement et opposition), le FPI méprisant'', titre Le Jour Plus qui souligne que l'ancien parti au pouvoir fustige ses anciens alliés à la majorité présidentielle (LMP) qu'il qualifie 'de petits partis'', alors que Le Patriote s'interroge si le président Pascal Affi 'va abandonner " les injures'' après cette rencontre.

Pour l'Intelligent d'Abidjan, au terme de la rencontre gouvernement-FPI, il n'y a pas eu encore 'de fumée blanche et la montagne n'a pas accouché d'une souris'' et que 'l'espoir pointe malgré les écueils à l'horizon''.

Les négociations avec les membres du gouvernement ont été âpres parce que les questions (à l'ordre du jour) étaient sensibles, mais nous avons discuté dans un bel esprit avec une volonté de part et d'autre d'avancer pour aboutir à des conclusions '', rapporte le journal en citant le président du FPI.

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