Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Une veille informationnelle sur le festival international du film de Marrakech App #eMarrakech #FIFM2016... https://t.co/34xwOAAqjU


MAP - publié le Mercredi 12 Février à 15:31

Revue de la presse quotidienne internationale africaine du mercredi 12 février



Dakar - Les Assises sur l'Education nationale au Sénégal, la tenue à Libreville de la 26è session ordinaire du Conseil des ministres de l'UEAC, les protestations contre la mauvaise qualité des prestations de services publics en Afrique du Sud, la lutte contre le dopage parmi les athlètes kenyans, et l'Etat de santé du président ivoirien, sont les principaux sujets commentés par la presse africaine de ce mercredi.



Au Sénégal, les quotidiens se sont focalisés pour l'essentiel sur la problématique de l'enseignement et de l'éducation au Sénégal et les moyens à mettre en place pour inscrire l'école sénégalaise dans la modernité et l'ouverture.

"Assises de l'Education: Le gouvernement pour des concertations ouvertes et inclusives" titre en gros caractères le quotidien "Le Soleil", qui consacre un large espace à cette question, illustré de déclarations des professionnels de l'enseignement.

Selon cette publication, le ministre de l'Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a appelé hier, à des concertations ouvertes et inclusives dans le cadre des Assises de l'Education. C'était lors de l'ouverture de l'atelier national d'harmonisation dont l'objectif est, entre autres, de partager avec tous les acteurs le cadre de référence et de faire l'état des lieux du travail entamé au niveau régional.

De son côté, "Le Quotidien" titre "Assises sur l'Education nationale: Le comité de pilotage cherche la bonne formule". Engagés dans une quête de solutions efficaces et durables à la crise qui secoue le système éducatif, les membres du comité de pilotage sur les Assises de l'Education au Sénégal ont tenu hier, un atelier d'harmonisation. "Le but est de s'entendre sur une stratégie de travail qui se veut surtout inclusive", note ce journal.

Sous le titre "Atelier préparatoire des assises de l'éducation: Serigne Mbaye Thiam recadre le débat", le journal "EnQuête", rapporte que l'atelier préparatoire des assises de l'éducation nationale s'est fixé comme objectif de réfléchir sur un meilleur devenir de l'école sénégalaise. "Réunis pendant trois jours, des experts comptent faire de cette rencontre le point de départ d'une école ancrée dans ses valeurs et ouvertes sur la modernité", écrit ce quotidien.

Au Gabon, la presse s'intéresse notamment à la tenue à Libreville de la 26ème session ordinaire du Conseil des ministres de l'Union des Etats de l'Afrique Centrale (UEAC) et au rapport 2014 de l'indice mondial de la liberté économique qui indique que le Gabon maintient son leadership dans la sous-région d'Afrique centrale (CEMAC).

Ainsi, le quotidien "Gabon Matin" se fait l'écho de la tenue à Libreville de la 26è session ordinaire du conseil des ministres de l'UEAC, avec à l'ordre du jour en particulier l'examen du niveau d'exécution de la directive des chefs d'Etat relative à la mise à disposition d'une somme de 25 milliards de FCFA au bénéfice du gouvernement de la République Centrafricaine et de la force militaire sous-régionale déployée dans ce pays.

Le débat autour de la question de la libre circulation des personnes dans la zone, qui aurait pu constituer l'un des moments forts de cette réunion, risque d'être jeté au large de la façade côtière de la sous-région, déplore en outre le journal, soulignant qu'il parait de toute évidence qu'au-delà des discours politiques et autres envolées lyriques sur l'intégration sous-régionale, 'il y a des Etats, à l'instar de la Guinée équatoriale, qui n'ont véritablement aucune volonté de voir ce projet aboutir''.

Le quotidien "L'Union" se focalise sur le rapport 2014 de l'indice mondial de la liberté économique, publié par le Wall Street Journal, faisant observer que l'économie nationale demeure, pour la quatrième année consécutive, la plus libérale de la sous-région d'Afrique centrale (CEMAC), même si son score global est resté inchangé par rapport à l'année dernière.

"Le Gabon maintient son leadership dans le zone CEMAC", titre le journal, notant que le classement se fait sur la base de critères comprenant la liberté d'entreprendre et d'investir, le libre-échange, la politique fiscal, monétaire et financière, la flexibilité du marché d'emploi, le niveau de corruption et la taille du secteur public.

Toutefois, relève la publication, le Gabon, 14ème en Afrique subsaharienne et 105ème mondial dans ce classement, n'a pas enregistré de progrès par rapport à l'année dernière, maintenant sa note à 57,8, soit la meilleure note obtenue par le pays en 10 ans, selon les auteurs du rapport.

La presse sud-africaine, consacre quant à elle, une très large place au nouveau plan qui va être conçu par le gouvernement en vue de juguler la violence dans différentes régions du pays et répondre aux aspirations des citoyens qui protestent ces derniers jours contre la mauvaise qualité des prestations de services publics.

"Pretoria News" rapporte qu'une panoplie de mesures ont été prises par le gouvernement en vue de préparer un plan détaillé pour apaiser les protestations dans 200 communautés d'Afrique du Sud.

Le quotidien, qui reproduit une déclaration du ministre de l'Environnement Edna Molewa, rapporte que plusieurs services de l'Etat collaborent pour l'élaboration de ce plan, qui comprend l'attribution de deux milliards de rands (environ 180 millions de dollars) pour réparer les infrastructures hydrauliques et sanitaires et bâtir davantage de maisons.

"The New Age" indique que des manifestations, parfois violentes, sur la mauvaise qualité des prestations de services publics, secouent plusieurs régions d'Afrique du Sud ces dernières semaines.

Une vingtaine de personnes avaient été abattues lors d'incidents publics violents dans le pays à la fin janvier de cette année, souligne le journal, rappelant que les manifestations les plus violentes ont eu lieu dans la province de Gauteng (Johannesburg-Pretoria), où l'escalade des manifestations violentes a forcé le gouvernement de la province à constituer une équipe de haut niveau pour faire face à la situation.

Selon "Beeld", l'Afrique du Sud a connu au cours de l'année écoulée une recrudescence des manifestations contre la mauvaise qualité des prestations de service.

Le Système d'enregistrement des incidents (système IRIS) des forces de police sud-africaines, poursuit le journal, a annoncé que des agents de police ont été déployés pour surveiller un total de 12.399 rassemblements de foule entre avril 2012 et mars 2013. La plupart de ces rassemblements publics avaient été autorisés au regard de la Loi sur les rassemblements de 1993. Cependant, pas moins de 1.882 de ces rassemblements ont entraîné des violences avec 3.680 arrestations.

Et le journal d'ajouter, "cela signifie qu'il s'agit d'une moyenne de cinq incidents publics violents par jour durant cette période. Ce chiffre représente une augmentation de 54 pc par rapport à l'année précédente, où 1.226 incidents avaient été enregistrés .

Au Kenya, la presse se fait l'écho l'engagement du gouvernement à lutter contre le dopage parmi les athlètes kenyans et sa décision de renforcer l'Agence antidopage (Wada) par la nomination de nouveaux membres et l'affectation de nouvelles ressources financières, estimant que cette mesure pourrait aider à alléger la tension en cours avec l'Agence mondiale antidopage (AMA), dont une équipe est actuellement à Nairobi pour relancer une enquête sur de présumées pratiques de dopage.

L'approbation par le gouvernement de nouveaux fonds pour le groupe de travail chargé d'enquêter sur le dopage parmi les athlètes locaux et la décision de mettre en place un laboratoire d'essais au Kenya sont des mesures salutaires qui pourraient contribuer à lutter contre ce "vice" et à ouvrir une nouvelle page dans les rapports entre la Fédération kenyane d'athlétisme et l'AMA, relève à ce propos le quotidien "Daily Nation".

Son confrère "People" croit savoir qu'un rapport sur cette affaire serait fin prêt en mars prochain, après que la Commission anti-dopage n'ait pas réussi à respecter le délai initial du 11 janvier dernier, fixé par l'Agence mondiale antidopage. Citant le président de la Commission, Moni Wekesa, la publication souligne que l'enquête sur de présumés cas de dopages a été retardée à cause du manque de fonds nécessaires, puisque les membres de la Commission avaient déjà épuisé le budget initial de 4,5 millions de shillings (54.000 dollars) qui leur a été octroyé par le gouvernement.

Les journaux retiennent également que le Kenya a été récemment l'objet de vives critiques de la part de l'AMA pour n'avoir pas procédé à des enquêtes sur la hausse du nombre de ses athlètes qui se dopent, rappelant que 17 athlètes kenyans ont été suspendus depuis 2012 pour usage de drogue.

Au Niger, le quotidien "Le Sahel" met l'accent sur le lancement de la campagne nationale de salubrité urbaine, faisant savoir qu'à travers cette initiative, les autorités communales de la ville de Niamey veulent avec l'aide des populations changer l'environnement insalubre dans lequel végète la capitale.

La problématique de l'insalubrité dans les villes du Niger en général et dans la ville de Niamey en particulier se pose avec acuité, ajoute encore le journal, tout en expliquant que l'urbanisation rapide n'a pas été suivie d'installation d'infrastructures et d'équipements adéquats en matière de gestion de déchets, et que seuls 50 pc des déchets produits sont collectés et évacués.

Au volet sportif, la presse locale se fait l'écho de l'installation du Comité national en charge de l'organisation de la 35ème édition du sabre national des luttes traditionnelles, prévue en mars prochain.

Ce comité, relève-t-on, a pour mission d'assurer la réussite du plus grand événement sportif et culturel au Niger.

En Côte d'Ivoire, la santé du président Alassane Ouattara continue d'occuper une place de choix dans les commentaires de la presse locale qui ouvre ses colonnes à un essayiste français pour apporter plus d'éclairage à ce sujet.

Ainsi le quotidien "Le Patriote", titre à propos de la sciatique pour laquelle le Chef de l'Etat a été opéré qu'"elle n'est pas une vraie maladie", citant l'essayiste français Pierre Accoce, auteur de l'ouvrage "Ces malades qui nous gouvernent".

"Sur le plan médical pur ce n'est pas préoccupant, ni sur le plan de sa santé physique et mentale", affirme le spécialiste français, soutenant que le président Ouattara "récupérera très, très bien", car "aujourd'hui la médecine est suffisamment bien armée" grâce à la microchirurgie pour traiter ce genre de hernie "sans dommage pour l'exercice du pouvoir".

"Le Nouveau Réveil" abonde dans le même sens en rapportant les propos tenus hier par Pierre Accoce sur les antennes de Radio France Internationale (RFI).

Le président "Ouattara n'est pas malade", estime-t-il en soulignant que "c'est juste un accident d'ailleurs qu'une maladie". "Le Nouveau Réveil" se demande par ailleurs, "qui la santé du Chef de l'Etat dérange-t-il ?".

Le journal note qu'"à priori, l'on devrait saluer l'esprit de transparence qui a guidé le Palais à donner les informations sur l'état de santé du président de la République, là où sous d'autres pouvoirs et en d'autres temps, l'on aurait développé un épais nuage de fumée autour du mal et soins subis".

"Contrairement à ceux qui ont toujours fait mystère sur les bobos et grands maux dont ils souffraient et qui faisaient transpirer la République (...), la présidence a le mérite de communiquer sur le mal du chef de l'Etat", note par ailleurs le journal, tout en fustigeant ceux qui se déploient "à chercher la petite bête" ou recherchant autre chose en extériorisant "leurs souhaits internes aux allures de fantasme".

"Respect de la constitution et transparence avec le peuple", écrit "L'Intelligent d'Abidjan", soutenant qu'"avant la vérité sur sa santé, Ouattara avait déjà déclaré son patrimoine".

La communication sur la santé du président Ouattara et la déclaration de son patrimoine en sont la "vraie preuve", estime le quotidien, qui cite des représentants de partis politiques, selon qui, l'initiative "fait partie des actes normaux de la gestion de l'Etat".

Même son de cloche chez "L'Inter", qui rapporte les propos de l'auteur français, Pierre Accoce éclairant sur la santé de Ouattara, alors que "La Matinale" affirme que "cette opération est sans dommage pour l'exercice du pouvoir".

Au Nigeria, les quotidiens "Daily Trust", "The Guardian" et "This Day" mettent l'accent sur les défections du Parti démocratique populaire (PDP-pouvoir), au profit du Congrès de tous les progressistes (APC-opposition) qui devient majoritaire au Parlement.

Avec de nouvelles défections de représentants du parti au pouvoir, pour rallier l'opposition, l'écart se creuse de plus en plus et atteint, jusqu'à mardi, 178 pour l'APC contre 168 pour le PDP, rapportent ces journaux.

"The Guardian" et "This Day" indiquent que onze sénateurs ont été empêchés mardi par le président du Sénat, David Mark, de quitter le PDP, pour rejoindre l'APC, en invoquant un procès en cours qui empêche ce transfert.

Les onze sénateurs-PDP avaient annoncé leur décision de rallier l'opposition le 29 janvier dernier, rappellent ces journaux.

"The Guardian" se penche aussi sur le développement du secteur de l'électricité par la privatisation, et met l'accent notamment sur l'effort du gouvernement fédéral de soutenir davantage le fonds souverain de ce secteur, en vue d'encourager les investissements.

Au volet sécuritaire, "Daily Trust" fait état d'une campagne d'arrestations dans le Sud du pays de personnes originaires du Nord et rapporte, à ce sujet, que plus de 400 personnes issues des Etats de Kano, Sokoto et Jigawa ont été arrêtées dans l'Etat de Bayelsa par le service d'immigration qui a précisé que déjà 100 personnes, sur les 400, ont été libérées après enquête préliminaire, étant en possession de documents dûment reconnus.

               Partager Partager

Fil Info | Lemag | Presse | Tribune | Sahara