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MAP - publié le Mardi 11 Février à 12:00

Revue de la presse quotidienne internationale africaine du mardi 11 février



Dakar - La presse africaine paraissant ce mardi traite de plusieurs sujets d'actualité, notamment l'encouragement des investissements au Sénégal, la grève qui paralyse le secteur du platine en Afrique du Sud, la crise au sein du parti au pouvoir au Nigeria, les perspectives pour une sortie de la crise au nord du Mali, et la 2ème réunion en Ethiopie du partenariat Afrique-Union européenne pour l'énergie (PAEE).



Au Sénégal, la presse focalise son attention sur le vote du projet de loi relative aux contrats de partenariat, et les réactions suscitées par la réforme Acte 3 de la décentralisation, notamment en ce qui concerne la suppression des régions.

"Le Soleil" revient sur les mesures incitatives pour attirer les investisseurs, en titrant en gros "La loi relative aux contrats de partenariat votée". En dix ans d'existence, la loi n 2004-13 du 1er mars 2004 relative aux contrats Construire-exploiter et transférer n'a pas permis d'offres spontanées permettant le financement d'infrastructures. Les députés ont voté, hier, le projet de loi n 05- 2014, en vue de corriger les manquements des précédentes dispositions, explique le quotidien.

Sous le titre "Loi sur le partenariat public-privé: Des députés inquiets", "Le Quotidien" rapporte que ce projet de loi a été votée, hier, par l'assemblée nationale, faisant remarquer qu'il s'agit d'une issue qui n'a pas été aisée car, les députés ont pour la plupart émis des inquiétudes par rapport à l'utilité d'un tel projet pour l'économie nationale.

Pour attirer les investisseurs et faire du Sénégal, un pays développé, l'Assemblée a voté le projet de loi n 05- 2014 relatif aux contrats de partenariat, écrit, de son côté, le quotidien "L'Observateur". Sur un autre registre, ce même quotidien se fait l'écho d'une éventuelle marche contre la suppression des régions conformément à l'acte 3 de la décentralisation, une réforme territoriale que compte mettre en œuvre le Sénégal ultérieurement. Sous le titre "la Fgts exige le départ de Omar Youm et annonce une grève générale", "L'Observateur" indique que "la Fédération Générale des Travailleurs du Sénégal (Fgts) a battu le macadam hier pour dénoncer la suppression des régions, telle que prévue dans l'acte 3 de la décentralisation. Les syndicalistes exigent en même temps le départ du ministre de l'Aménagement du territoire et des collectivités locales, Oumar Youm. Ils menacent de paralyser le système par une grève générale si le gouvernement persiste sur sa décision".

Le quotidien "EnQuête", qui titre "Les griefs s'accumulent contre l'acte 3", souligne que pour "les partis membres de la coalition au pouvoir, l'envergure de la réforme de l'Acte 3 de la décentralisation aurait dû pousser le président de la République, à opter pour des concertations sérieuses et inclusives".

En Afrique du Sud, la presse consacre une très large place aux efforts déployés par la commission de médiation des conflits du travail en vue de mettre fin à la grève qui paralyse le secteur du platine.

"Beeld" rapporte que la commission de médiation des conflits du travail a assuré la médiation entre la Fédération syndicale des travailleurs des mines et de la construction (AMCU) et les trois principaux producteurs de platine, Lonmin Platinum, Anglo American Platinum et Impala Platinum, en vue de sortir d'une grève qui se prolonge depuis près de trois semaines.

Les rounds de discussion précédents ont été ajournés au 5 février pour donner à la commission de médiation une opportunité pour tenir des réunions séparées avec les parties dans l'objectif de trouver une solution, selon la publication.

Pour "The New Age", la commission de médiation des conflits du travail a proposé au patronat plus de temps dans l'objectif de trouver une solution, relevant que la grève est toujours massivement suivie, avec 80 pc de grévistes chez Impala Platinum (Implats) et un taux de présence "toujours faible" chez Anglo American Platinum (Amplats), le premier producteur mondial.

Environ 80 pc des employés sont en grève pour demander un salaire de base de 12.500 rand (environ 1.130 dollars), soit plus du double du salaire de base actuel, une revendication datant de la vague de grèves sauvages de 2012, a tenu à préciser le quotidien.

"Pretoria News" indique, de son côté, que le secteur du platine sud-africaine fournit plus de 70 pc de la production mondiale de ce métal et la grève affecte environ la moitié de la production mondiale de ce métal précieux, utilisé dans l'automobile, en joaillerie et d'autres débouchés.

Le dialogue avec chaque partie était initialement prévu pour les 11 et 12 février, mais les employeurs ont demandé davantage de temps pour réfléchir et consulter leurs patrons, souligne le même quotidien, notant que près de 80.000 employés ont cessé le travail le 23 janvier, revendiquant un salaire de base de 1.130 dollars, soit une "revendication que les entreprises jugent impossible et irréaliste".

Au Nigeria, les quotidiens "Daily Trust", "This Day" et "The Guardian" réservent leur Une à la crise qui sévit au sein du Parti démocratique populaire (PDP-pouvoir), à la lumière de la démission du chef de cabinet du président nigérian ainsi que des multiples défections.

Selon le conseiller spécial du président nigérian, Rueben Abati, le chef de cabinet du président, Mike Oghiadhome, a présenté sa lettre de démission au chef de l'Etat lundi, rapportent ces journaux, ajoutant qu'il a réfuté les informations affirmant qu'il aurait été limogé par le président pour un prétendu scandale touchant la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), la compagnie pétrolière nationale.

Revenant sur la défection de l'ancien vice-président et membre fondateur du PDP, Atiku Abubakar, du parti, pour rallier le Congrès de tous les progressistes (APC-opposition), "This Day" écrit notamment qu'il y avait de fortes indications le week-end que les dirigeants de l'APC dans la zone nord-est du pays (majoritairement musulman) soient derrière M. Atiku comme un candidat, choisi par consensus, pour la présidentielle 2015 au nom du parti.

"The Guardian" indique qu'au moment où l'APC poursuit sa campagne d'inscription de nouveaux membres, entamée la semaine dernière pour se poursuivre jusqu'à demain mercredi, et estime avoir dépassé la barre d'adhésions escomptée, le PDP le met au défi d'apporter des solutions de rechange au système politique du gouvernement, ajoutant que l'opposition réplique en accusant le parti au pouvoir de tronquer la démocratie.

La publication souligne également que le bras de fer continue entre le PDP et l'APC qui critique la direction du parlement de n'avoir pas lu la lettre de démission de onze parlementaires pour formaliser le processus et l'accuse de vouloir compliquer le processus de défection.

Les journaux maliens planchent, quant à eux, sur les perspectives pour une sortie de la crise au nord du pays.

Ainsi, "L'Indépendant" se fait l'écho d'une déclaration politique du groupe parlementaire du RPM (Rassemblement pour le Mali, au pouvoir), soulignant que le RPM veut régler la crise dans le nord du pays par une décentralisation poussée, responsable et approfondie.

"L'Essor" s'intéresse, pour sa part, au lancement du projet "restauration de l'autorité de l'Etat et accès à la justice dans les régions du nord du Mali", notant que la mise en œuvre du projet coûtera 17,7 millions de dollars, soit environ 8,9 milliards de Fcfa.

Sur un autre registre, "Nouvel Horizon" revient sur la récente attaque armée contre des civils touaregs au nord du Mali, affirmant que le mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a accusé, hier lundi, un groupe jihadiste d'être responsable du massacre d'une trentaine de civils touaregs le 6 février près de Gao.

En Côte d'Ivoire, la sortie médiatique du ministre de la Justice coupant court à l'éventualité d'une "liberté provisoire" de l'ex-Première dame, Simone Gbagbo et Charles Blé Goudé et les réactions au lendemain de l'intervention chirurgicale liée à une sciatique du président Ouattara, sont les sujets largement commentés par la presse locale.

"Liberté provisoire de Simone Gbagbo et Blé Goudé, c'est quasiment impossible", titre "Le Patriote" citant le Garde des Sceaux et ministre de la Justice, Gnénéma Koulibaly, selon qui, "il y a très peu de chance" que l'ex-députée d'Abobo et l'ancien chef de la galaxie patriotique, deux pontes du régime défunt, soient mis en liberté provisoire dans la foulée des libérations en cascade des pro-Gbagbo.

"Les deux suspects poursuivis par la justice ivoirienne avec un cortège de chefs d'accusations assez graves, sont également visés par des mandats d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI)", tranche le ministre de la Justice, relevant que "la question de la liberté provisoire à accorder aux deux accusés n'est pas du tout à l'ordre du jour".

Au sujet de l'intervention chirurgicale liée à une sciatique subie par le président Ouattara en France et contrairement aux journaux "bleus" de l'opposition, qui se sont lancés dans des spéculations et surenchères effrénées, la presse indépendante et celle proche du pouvoir, font une appréciation positive de la santé du président Alassane Ouattara en qualifiant la communication sur la santé du locataire du Palais du Plateau de "signe de transparence et de bonne gouvernance".

"Opéré en France, Alassane Ouattara donne des informations sur sa santé", affiche "L'Intelligent d'Abidjan" selon qui, le Chef de l'Etat est dans "la vérité et la transparence avec son peuple". La publication indépendante rapporte également qu'il y a une "solidarité totale et une union sacrée autour du président", soutenant qu'un "tabou a été brisé" concernant la santé du Chef de l'Etat, une question dite "sensible" dans la capacité à gérer les affaires du pays. Le quotidien ouvre ses colonnes à des citoyens qui apprécient l'initiative de la présidence d'informer le peuple.

"Après son opération, l'état de santé de Ouattara n'inquiète plus", ajoute "Le Démocrate" qui annonce le retour du Chef de l'Etat aux affaires, alors que son confrère "La Matinale" abonde dans le même sens annonçant qu'"opéré en France, pas d'inquiétude, Ouattara a le soutien des Ivoiriens".

Au Gabon, le quotidien "L'Union" se fait l'écho de la réouverture du Consulat général du Gabon à Beyrouth après plusieurs années d'inactivité, soulignant que cette réouverture apporte un raffermissement nouveau au plan bilatéral.

"Le drapeau gabonais flotte de nouveau dans le ciel de Beyrouth", titre le journal, notant que la réouverture de cette représentation diplomatique est la manifestation de la volonté affichée par les deux chefs d'Etat d'œuvrer ensemble pour le renforcement de la coopération bilatérale.

Sur le plan économique, le quotidien "Gabon Matin" rapporte que le transport aérien en Afrique a enregistré en 2013 une légère hausse de 1 pc en volumes de fret, expliquant qu'après un début d'année vigoureux, le fret a souffert d'un ralentissement au milieu du premier semestre, qui s'est poursuivi jusqu'à la fin de l'année, accompagné d'une faiblesse des grandes économies du continent et d'un ralentissement du commerce régional.

Citant l'association du transport international aérien (IATA), la publication fait état de la tenue, du 11 au 13 mars prochain à Los Angeles, d'un symposium mondial sur le fret aérien, lequel s'attachera à démontrer comment l'innovation peut transformer l'industrie et créer de la valeur.

Le journal est également revenu sur la crise qui secoue le marché financier en Afrique centrale, née de la concurrence entre la DSX (bourse des valeurs du Cameroun) et la BVMAC (bourse du Gabon), notant que face aux difficultés engendrées par la cohabitation entre les deux places (Yaoundé et Libreville), les chefs d'Etat de la région CEMAC avaient décidé de commun accord, en septembre dernier, de l'établissement d'un marché financier unique et crédible, mais cette recommandation peine à prendre forme et le problème persiste toujours.

En Ethiopie, les quotidiens consacrent leur Une à la 2ème réunion du partenariat Afrique-Union européenne pour l'énergie (PAEE), prévue mercredi et jeudi à Addis-Abeba, et la stratégie 2014-2018 de la Banque africaine de développement (BAD) en matière de genre.

Ainsi, "The Daily Monitor" publie un long article sur la 2è réunion de haut niveau du PAEE qui a pour objectif d'évaluer les avancées du secteur de l'énergie en Afrique.

La conférence qui regroupera des ministres, les représentants du secteur privé et plus de 400 délégués de haut niveau, vise également à établir les priorités pour la collaboration en matière d'énergie entre l'Afrique et l'Europe.

La publication souligne en gros caractères que l'objectif de la réunion consiste entre autres à étendre l'accès à l'énergie à cent millions d'Africains.

Pour sa part, "The Ethiopian Herald" focalise son attention sur la stratégie 2014-2018 de la Banque africaine de développement (BAD) en matière de genre. L'égalité hommes-femmes constitue plus que jamais une composante à part entière du développement économique de l'Afrique, relève le rapport adopté dernièrement par la BAD.

Au Niger, le quotidien "Le Sahel" s'intéresse à la rencontre annuelle des cadres de la Communication, dont les travaux se sont ouverts, lundi à Niamey, sous le thème "Renforcement des acquis de la liberté de la presse pour la promotion d'une démocratie participative, la culture de la paix et la tolérance".

Plusieurs sujets seront débattus par les participants pendant les quatre jours que durera cette rencontre, notamment la présentation du rôle et mission d'une communication pour le développement, l'état des lieux des médias au Niger, un rappel du rôle et mission des médias communautaires dans l'appui aux actions de développement à la base, le journalisme en ligne et son niveau de développement au Niger et le financement des médias.

Au plan politique, le quotidien "L'Enquêteur" écrit sous le titre "Crise politique au Niger: Guillaume Soro à la rescousse?", que le président de l'Assemblée nationale de Côté d'Ivoire Guillaume Soro était arrivé à Niamey en compagnie du conseiller du président burkinabè Moustapha Chafi pour tenter de calmer les ardeurs belliqueuses des deux camps se font face, à savoir la Mouvance pour la renaissance du Niger (partis de la majorité) et l'Alliance pour la réconciliation, la démocratie et la République (opposition).

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