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MAP - publié le Lundi 13 Janvier à 14:26

Revue de la presse quotidienne internationale africaine du lundi 13 janvier



Dakar - La commémoration de l'Aïd Al-Mawlid Annabaoui Acharif, la campagne de lutte contre la corruption au Kenya, la visite du président malien en Mauritanie et les inquiétudes quant à d'éventuelles attaques du groupe armé Boko Haram au-delà de son fief dans le nord du Nigéria, sont les principaux sujets développés par la presse africaine de ce lundi.



Au Sénégal, les quotidiens se focalisent sur la commémoration de l'Aïd Al-Mawlid Annabaoui Acharif et l'ambiance dans laquelle se déroule cet événement spirituel, connu sous le nom du "Gamou", dans deux fiefs de la Tariqa Tijaniya au Sénégal, à savoir les cités religieuses de Tivaouane et de Médina Baye à Kaolack.

"Le Maouloud célébré aujourd'hui : Tivaouane déjà dans la ferveur religieuse", titre en gros le quotidien Le Soleil, qui se fait l'écho de la réaffirmation du chef de l'Etat de sa volonté de remettre le pays au travail. Une détermination partagée par Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine porte- parole de la famille Tijane Sy, qui a fait part du soutien de la confrérie au président de la république dans sa mission, note cette publication.

Sous le titre "Tivaouane à l'heure du Gamou", Sud Quotidien laisse constater qu'à quelques heures, seulement du Maouloud, la capitale de la Tijaniya "change de décor avec une ruée vers les mausolées". "La ville s'est transformée en Sandaga bis (par référence à l'un des célèbres marchés de Dakar)", écrit ce quotidien qui met en avant l'importance religieuse et spirituelle de cet événement.

Au Mali, le quotidien L'Indépendant revient sur la visite du président Ibrahim Boubacar Keita en Mauritanie, affirmant qu'au terme de ce séjour, de nombreux accords de coopération ont été signés entre les deux pays. Le journal estime, à ce propos, que les relations mauritano-maliennes sont en voie de réchauffement après la période assez trouble qu'elles ont connue.

Le Soir de Bamako relève de son côté qu'outre la réaffirmation de la volonté ferme des deux Chefs d'Etat de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale, le Mali et la Mauritanie ont décidé de conjuguer leurs efforts et de coopérer plus étroitement en matière de lutte contre le terrorisme, en s'interdisant de reconnaître ou d'abriter des groupes armés sur leur territoire.

L'Essor se fait l'écho, quant à lui, du communiqué final de cette visite, notant que les deux chefs d'Etat ont réaffirmé leur détermination à réaliser plusieurs projets communautaires dans divers domaines. Sur le plan sécuritaire, les deux présidents se sont réjouis de la restauration de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Mali et de la défaite des groupes terroristes qui évoluaient dans le nord du pays.

Au Kenya, les quotidiens s'intéressent à la campagne de contrôle et d'assainissement des comptes de certains établissements publics, notant que la corruption continue à miner le tissu économique et social du pays, en dépit des promesses de la coalition au pouvoir de lutter avec tous les moyens possible contre ce phénomène .

La corruption est l'un des plus grands obstacles à la croissance de l'économie kenyane et au développement du pays, relève d'emblée le journal Daily Nation, soulignant que ce fléau annihile tous les efforts du gouvernement de créer des capacités de production, relancer l'économie nationale, créer des emplois et assurer une répartition équitable des richesses.

La publication ajoute que la corruption réduit les fonds disponibles pour les citoyens les plus vulnérables et affecte la qualité des services mis à leur disposition.

Même son de cloche pour les quotidiens The Star et Nairobian qui retiennent, à ce propos, que le gouvernement doit déclarer une guerre sans merci contre cette gangrène s'il veut gagner le chalenge d'atteindre un taux de croissance soutenu de 10 pc à l'horizon de 2020 et une économie à revenu intermédiaire.

Au Gabon, le quotidien L'Union note que le mini-marathon protocolaire de présentation des vœux du nouvel An au président de la République a pris fin samedi, soulignant que la presse, qui a clos ce cérémonial comme chaque année depuis l'instauration de cette tradition en 2010, a fustigé le comportement d'une élite politico-administrative aphone, passée maître dans l'art de la critique "oiseuse" et qui manque d'entrain à communiquer sur ses charges.

Exprimant leurs préoccupations, les représentants de la corporation ont mis l'accent essentiellement sur la nécessité de la révision du cadre juridique de l'exercice de leur profession, la réflexion sur les contours du Fonds d'aide à la presse, les critères de désignation des membres du Conseil national de la communication, la mise en pratique des outils de modernisation de l'infrastructure de l'audiovisuel et l'aboutissement du projet de la "Maison de la presse", ajoute le journal.

Dans ce cadre, souligne le quotidien Gabon Matin, le président de la République a annoncé des mesures incitatives devant contribuer à l'émergence d'une presse de qualité, à travers la mise sur pieds de mécanismes relatifs notamment à l'amélioration des conditions de travail, l'objectif étant de favoriser l'exercice de cette fonction dans le strict respect des règles déontologiques.

La publication rapporte, par ailleurs, que le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique, Makhtar Diop, a entamé dimanche une visite de travail à Libreville au cours de laquelle il va échanger avec les autorités gabonaises sur les défis de développement auxquels est confronté le pays, ainsi que des différents programme instaurés par l'institution financière visant l'aide aux populations les plus vulnérables de ce pays à revenu intermédiaire et l'amélioration de leurs conditions de vie grâce à un meilleur accès à la santé, à l'éducation et à plus d'opportunités.

Au Nigeria, le quotidien This Day met l'accent sur le risque de propagation des attaques du groupe armé Boko Haram au-delà du nord du pays et rapporte notamment une mise en garde des Etats-Unis aux ressortissants américains contre le voyage vers 16 des 36 Etats nigérians.

Les USA, qui met en garde ses ressortissants contre le risque d'enlèvement au Nigeria, rappelle que neuf ressortissants étrangers, y compris américains, sont morts dans des enlèvements l'an dernier, dans le sud-ouest du pays, dont trois tués par leurs ravisseurs lors de raids militaires de sauvetage, ajoute le journal, à ce sujet.

Dans ce volet sécuritaire, Daily Trust rapporte en exclusivité, à la Une, que le Service de Sécurité de l'Etat (SSS) a arrêté 16 jeunes nigérians à leur arrivée dans le pays, à la suite de la crise en République centrafricaine (RCA), selon des soupçons d'avoir des liens avec les insurgés de Boko Haram.

Les personnes arrêtées sont âgées de 18 à 27 ans et elles sont toutes originaires de l'Etat de Borno (nord-est), indique le journal, ajoutant qu'elles font partie des 1.350 Nigérians environ qui ont été évacuées de la RCA, il y a plus une semaine, après l'aggravation de la situation de violences sectaires ayant fait des centaines de morts durant les deux derniers mois.

De son côté, The Guardian réserve sa Une à des violences, survenues dimanche lors d'une réunion, entre la police et des partisans du gouverneur de l'Etat de Rivers (sud), Chibuike Amaechi (qui a fait défection du Parti démocratique populaire (PDP) au pouvoir, pour rallier le parti d'opposition, le Congrès de tous les progressistes (APC).

La presse sud-africaine revient, quant à elle, sur le discours du président Jacob Zuma prononcé samedi à Mpumalanga l'occasion du lancement de la campagne électorale 2014.

Pretoria News rapporte que M. Zuma a promis, devant des dizaines de milliers de partisans du plus vieux mouvement de libération africain, des mesures audacieuses et déterminantes pour améliorer la vie des Sud-Africains, cherchant ainsi à renouer avec son électorat de plus en plus déçu par la pauvreté persistante, la corruption et le chômage.

Pour Beeld, Jacob Zuma a bien défendu le bilan de son parti au pouvoir. Le Congrès national africain (ANC) ne ménagera aucun effort pour accélérer le processus de réforme et l'amélioration des conditions de vie des citoyens vivant dans les zones rurales.

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