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Italie: référendum à risque, en pleine vague populiste, pour Renzi: Le chef du gouvernement... | via @lemagMaroc https://t.co/JlyujW1Cxy


MAP - publié le Jeudi 19 Mai à 09:48

Revue de la presse quotidienne internationale Europe Occidentale



Bruxelles - La presse européenne consacre, jeudi, de larges espaces aux incidents survenus en France en marge d’une manifestation des policiers sur fond de fronde anti loi de travail, à l’élection présidentielle américaine, à la situation insurrectionnelle au Venezuela et à l’enlisement de la grève des agents pénitentiaires francophones en Belgique.



En France, la presse s’attarde sur les incidents survenus en marge d’une manifestation des policiers mercredi à Paris qui protestaient contre les actes de violence qui se produisent lors des mobilisations contre la loi du travail.

‘’À Paris, les émeutiers tentent de brûler les flics’’, titre Le Figaro qui rapporte que la scène, digne d’un théâtre de guerre civile bien qu’elle se déroule en plein Paris, pourrait devenir le symbole de l’indicible violence qui vise les forces de l’ordre.

Le quotidien explique qu’au moment même où plusieurs centaines de fonctionnaires se rassemblaient place de la République pour dénoncer la ‘’haine anti-flic’’ en marge des manifestations contre la loi travail, un véhicule de la police a été pris d’assaut par une quinzaine de contre-manifestants, ajoutant que l’attaque et l’incendie volontaire d’une voiture de police ont marqué un point d’orgue dans l’escalade de la violence.

‘’Nées de la contestation de la loi El Khomri, les manifestations ne vont pas s’arrêter’’, estime la publication, notant que l’exécutif va devoir résister non seulement à la rue et aux casseurs, mais aussi à sa propre majorité dont une partie conteste le texte.

Sous le titre ‘’A Paris, manif et contre-manif autour de la police’’, Libération décrit les incidents de mercredi, précisant que le face-à-face n’a duré que quelques minutes.

Alors que plusieurs centaines de policiers se rassemblent mercredi place de la République, à Paris, pour dénoncer la ‘’haine antiflics’’, des manifestants tentent, à 50 mètres, de faire entendre leur voix, affirme le quotidien, relevant que les slogans sont aussi violents que classiques.

Le Monde revient quant à lui sur l’objectif de la manifestation des policiers, notant qu’ils veulent avoir les coudées franches pour faire face aux casseurs et demandent plus de fermeté dans les dispositifs de maintien de l'ordre.

La publication indique aussi que les syndicats dénoncent le climat anti-flics et demandent plus de moyens pour faire face aux casseurs.

Les quotidiens helvétiques s’interrogent, quant à eux, aux chances de Hillary Clinton de décrocher l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle aux Etats Unis.

Sous le titre "le choix cornélien de Hillary", la Tribune de Genève souligne que la principale candidate démocrate cherche un colistier progressiste pour la vice-présidence afin d’amadouer les fans de Sanders.

"Si Clinton est quasi assurée de décrocher l’investiture démocrate lors du dernier round de primaires le 7 juin, cette course serrée témoigne de la nette cassure au sein du parti", fait observer l’éditorialiste.

Le Temps estime de son côté que les primaires organisées en Oregon et au Kentucky n’ont pas permis à Hillary Clinton d'éclipser son concurrent Bernie Sanders, sénateur de l’Etat clé Ohio qui a des liens très étroits avec les progressistes.

Son confrère +24Heures+ note que le chaos provoqué le week-end lors de la convention du Nevada souligne l’urgence pour Hillary de trouver un candidat à la vice-présidence capable de rassurer l’électorat de Sanders et panser les plaies du parti.

Selon le journal, la sénatrice démocrate de Massachusetts Elizabeth Warren est considérée comme une superstar dans les milieux progressistes en ce sens qu’elle menait la charge pour limiter la taille des banques et l’influence de Wall Street.

La situation au Venezuela marquée par le bras de fer entre le président Nicolas Maduro et l’opposition focalise l’attention des quotidiens portugais.

Des milliers de personnes sont sorties mercredi dans les rues de Caracas pour protester contre le gouvernement, à un moment où le Venezuela traverse l’une des pires crises économiques de son histoire récente, écrit le Publico.

Dans une atmosphère de grande tension, la police déployée partout dans le pays notamment dans la capitale a empêché les manifestations de l'opposition, qui réclame l’organisation d'un référendum pour révoquer le président Maduro, d’accéder au centre ville, note le quotidien, ajoutant que quelques heures après, le leader de l’opposition et le rival de Maduro lors des élections de 2013, Henrique Capriles, a appelé les manifestants à rentrer chez eux pour éviter des affrontements avec la police.

Aucune des deux parties ne voulait aller vers une escalade de la confrontation en cours, a fait observer la publication.

Le Jornal de Noticias rapporte de son côté que le président vénézuélien a menacé de relever le niveau de l’état d’exception, après les actes de violence survenus lors des manifestations de l’opposition dans différentes villes du pays.

Lors d'une réunion avec ses partisans, Nicolas Maduro a déclaré que si les scénarios de violence contre le gouvernement augmentent, il n’hésitera pas à ‘’faire un tel décret en vue de lutter pour la paix et la sécurité du pays", indique le quotidien.

En Belgique, Le Soir commente les résultats d’un sondage politique qui montrent une progression de l’extrême droite en Wallonie et en Flandre. ‘’Deux ans après les élections, la Belgique est plus déchirée que jamais…seules deux formations politiques progressent dans notre grand baromètre’’, écrit l’éditorialiste, sous le titre ‘’Partis : l’urgence d’une remise à zéro’’.

D’après le journal, il s’agit d’’’une leçon cinglante pour ceux qui exercent des responsabilités’’. ‘’Non Seulement ils n’arrivent pas à convaincre de leur politique, en élargissant leurs assises, mais, pire, ils perdent la confiance d’une partie de leurs électeurs de 2014’’, note la publication.

Sous le titre à la Une ‘’les incidents se multiplient dans les prisons’’, le quotidien La Libre Belgique revient sur la grève qu’observent depuis plus de trois semaines les gardiens de prison francophones belges.

Le journal relève qu’aucun accord concret n’a été dégagé des discussions entre le ministre de la justice et les syndicats. ‘’Les syndicats et le ministre de la justice Koen Geens ont discuté pendant cinq heures jeudi soir, mais aucun accord tangible n’est sorti de leurs discussions’’, note La Liber Belgique.

Pour sa part, la presse britannique s’intéresse à l’accord conclu entre le gouvernement et les médecins internes britanniques et à l’appui des patrons des grands groupes industriels au maintien de Londres dans l’UE.

Le quotidien Guardian revient sur l’accord scellé entre le gouvernement britannique et les médecins internes du secteur public sur le contrat de travail à l'origine d'une dizaine de jours de grève depuis janvier.

Les deux parties se sont entendues au terme de dix jours d'intenses négociations destinées à éviter une nouvelle grève des internes, qui avaient mené fin avril la première grève totale de l'histoire du service public de santé britannique, souligne le journal, précisant que le nouvel accord sera soumis à un vote de la part de tous les médecins internes (juniors) pour approbation et devrait entrer en vigueur dès le mois d'août s'il est validé.

Le conflit se cristallisait sur l'imposition par le gouvernement d'un nouveau contrat massivement rejeté par les "junior doctors" qui dénonçaient un risque de démotivation et de dégradation de leurs conditions de travail.

Selon le Daily Telegraph, le nouvel accord permet aux médecins internes de bénéficier de bonus pour compenser les baisses de salaires décidées par le gouvernement lors des permanences de week-end, payées comme le reste de la semaine.

Cité par le journal, le ministre de la Santé Jeremy Hunt s’est félicité du nouvel accord qui "qui apporte des changements importants au contrat des internes", soulignant la détermination du gouvernement à œuvrer pour l’amélioration des services dans les hôpitaux en particulier durant les week-ends, une période durant laquelle le risque de décès y est plus élevé.

Quant au quotidien Independent, il met en avant l’appui apporté par plusieurs dirigeants de grandes entreprises internationales telles que Microsoft, General Electric, Cisco, Mars, EMC, Airbus… au maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne. 

La majorité des quotidiens italiens abordent la décision de la Commission européenne (CE) de valider la loi de Finances 2016 de l'Italie et l'objectif qu'elle comporte d'un déficit budgétaire ramené à 2,3 pc du produit intérieur brut.

Le quotidien ‘’la Repubblica’’ écrit, à cet égard, que la Commission européenne (CE) a accordé à l’Italie l’essentiel de la marge de manœuvre budgétaire qu’elle souhaitait pour 2016 ainsi que le report de l’évaluation de sa dette publique, en échange du respect des règles.

Le journal indique que la CE a donc confirmé la flexibilité par rapport à l'objectif de déficit initial et qui équivaut à 0,85 pc du PIB, soit environ 14 milliards d'euros.

Le même thème retient l’attention de ‘’Corriere della Sera’’ qui souligne que tout en accordant la flexibilité à l’Italie, la CE avertit toutefois le gouvernement Renzi qu'il lui faudra prendre des mesures d'ajustement supplémentaires en 2017.

L’institution de Bruxelles a fait prévaloir les exigences politiques et les négociations avec les gouvernements au lieu d’appliquer les paramètres techniques des euro-bureaucrates, estime le journal.

Selon ‘’Il Messaggero’’ la flexibilité accordée à l’Italie par la CE permet au gouvernement de s’attaquer à la question des impôts, indiquant que Renzi a déjà annoncé une réduction de l’impôt sur le revenu en faveur de la classe moyenne.

En Espagne, les principaux journaux s’intéressent notamment à la situation au Venezuela suite au déclenchement d’une crise politique entre le régime chaviste, présidé par Nicolas Maduro, et l’opposition.

El Pais écrit que le gouvernement de Maduro a interdit aux participants à une manifestation populaire convoquée par l’opposition de s’approcher du Conseil électoral supérieur dans la capitale Caracas pour revendiquer la tenue d’un referendum en vue de destituer le président vénézuélien.

Même son de cloche chez El Mundo, qui indique que les autorités vénézuéliennes ont mobilisé les différents corps des forces de sécurité pour faire face aux protestations de l’opposition, ajoutant que ces marches ont été annulées suite à la remise d’une demande au recteur du Conseil électoral par des leaders des partis de l’opposition. 

Quant à ABC, il souligne que l’opposition a été unanime à dénoncer la décision de Maduro de déclarer l’état d’exception dans le pays, rapportant les propos du leader politique, Henrique Capriles, qui a mis en garde contre les conséquences de ce décret.

L’autre journal La Razon note que le secrétaire général du parti de centre Ciudadanos, Albert Rivera, se rendra au Venezuela dans les jours à venir pour exprimer le soutien des forces politiques espagnoles à l’opposition et participer à une conférence sur la démocratie au sein du parlement vénézuélien.

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