Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Rachida Dati : Le Roi Mohammed VI écrit une nouvelle page de l'histoire du continent en... | via @lemagMaroc https://t.co/gFJFDynMFj


MAP - publié le Vendredi 7 Mars à 14:41

Revue de la presse quotidienne européenne du vendredi 7 mars



Bruxelles - La crise ukrainienne et le bras de fer engagé entre Moscou et l'Occident continuent de faire la Une des journaux européens parus vendredi.



"La Libre Belgique" relève qu'au moment où les Européens cherchent à temporiser à Bruxelles et que les Américains font monter la pression sur Moscou en annonçant de nouvelles sanctions, les autorités pro-russes de Crimée ont fait un pas de plus vers le point de non-retour en demandant le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie.

Pour le journal, ces développements risquent non seulement de compliquer davantage les rapports entre les Occidentaux et la Russie, mais aussi d'aviver les tensions sur place, où tous les russophones sont loin de souscrire à l'idée d'un rattachement à la Russie.

Sous le titre "la Crimée se rapproche de Moscou", "La Dernière Heure" écrit que Moscou n'entend pas laisser le temps aux autres parties de s'organiser sur la Crimée, notant que la demande de rattachement de la péninsule ukrainienne à Moscou montre une fois de plus que Poutine est le seul aux commandes de cette crise alors qu'Européens et Américains eux menacent toujours de sanctions économiques faute de pouvoir aller plus loin.

Le quotidien ajoute que le président russe se moque de cette menace et entend enterrer le plus rapidement possible la question de la Crimée, soulignant que le message de Poutine est assez limpide : la Russie n'a pas peur des sanctions économiques et elle ne cherche pas à obtenir plus que la Crimée.

Dans un éditorial intitulé "la Crimée vaut-elle une messe ?", "La libre Belgique" se demande qui des puissances mondiales pourrait faire reculer Vladimir Poutine, notant qu'en restant hors-jeu, l'OTAN court le risque d'une perte de crédibilité qui pourrait lui être fatale.

La riposte viendra peut-être de l'intérieur, avec une éventuelle guerre de partisans menée par les Tatars ou d'autres insoumis qui transformeront la Crimée en nouvel Afghanistan, estime-t-il, relevant que les autres options font effet de pétard mouillés alors que les sanctions économiques feront autant, sinon plus, de mal à ceux qui les prendront.

L'éditorialiste de "L'Avenir" estime pour sa part que la décision du Parlement de Crimée de réclamer son rattachement à la Fédération de Russie est un acte décisif dans l'escalade qui oppose les pro-Occidentaux et les pro-Russes en Ukraine et, plus globalement, un moment clé dans l'histoire du retour de Moscou à l'avant-scène de la diplomatie mondiale.

En France, les derniers développements de la situation en Ukraine continuent de susciter l'attention de la presse locale.

"Le Monde" s'interroge sur les leçons à tirer à ce stade de la spectaculaire crise surgie au cœur du continent européen en Ukraine, soulignant que Moscou souhaite faire émerger un ordre paneuropéen révisé, évinçant les Américains et que cela ne date pas d'hier ni de Poutine, mais de la vision qu'entretenait déjà l'URSS du temps des accords d'Helsinki de 1975.

Dans un éditorial intitulé "provocation", "Libération" écrit, de son côté, que "la décision prise par le Parlement de Crimée, province russophone autonome, de demander le rattachement à Moscou, n'a évidemment pas été prise sans l'aval - voire sous l'influence - de l'homme fort du Kremlin", faisant observer que "l'annonce ne doit rien au hasard, puisqu'elle intervient à un moment où l'Europe hésitante tente de déterminer quel type de sanctions elle peut ou non imposer à la Russie".

"Le Figaro" rapporte, quant à lui, que "pris de vitesse, par les Russes de Crimée, dans le brouillard sur le prochain coup de Vladimir Poutine, les Européens amorcent l'engrenage des sanctions contre le Kremlin : une réponse graduée, d'abord plus mesurée que celle des Américains, mais qui pourrait comme la leur aller jusqu'à des restrictions de visas et au gel d'avoirs russes dans l'UE".

En Grande-Bretagne, les quotidiens continuent de focaliser leur attention sur la situation explosive à Crimée et le bras de fer engagé entre Moscou et l'Occident sur l'Ukraine.

Ainsi, le quotidien "Guardian" met en avant les sanctions prises par l'Union européenne et les USA contre la Russie. A l'issue d'un sommet extraordinaire tenu la veille sur la crise ukrainienne, les dirigeants européens ont décidé de suspendre les négociations sur les visas avec Moscou et menacé de prendre davantage de sanctions, notamment économiques, si la situation continuait à se détériorer en Ukraine.

A Washington, le président américain Barack Obama a ordonné la mise en place de restrictions de visas "pour nombre de responsables et d'individus" qui sont tenus pour "responsables ou sont complices de menacer la souveraineté" de l'Ukraine, ajoute le journal, rappelant la décision de l'administration US de geler les avoirs des responsables ukrainiens.

Pour sa part, le "Daily Telegraph" se fait l'écho de la pression croissante exercée par Washington sur Moscou avec l'envoi de six avions de combat F-15 américains en Lituanie afin de renforcer les patrouilles aériennes au-dessus des pays baltes.

Les Etats-Unis, qui ont déjà envoyé un vaisseau de guerre dans la mer Noire, comptent aussi dépêcher 12 avions de combat F-16 en Pologne dans le cadre d'un exercice militaire en réponse à l'intervention russe en Crimée, souligne la publication, précisant que les USA ont consolidé leur présence en Europe de l'Est et imposé des sanctions financières et des restrictions de voyage sur les dirigeants de l'ancien régime ukrainien en vue de forcer la Russie à retirer ses forces de Crimée.

Quant au journal "Independent", il s'intéresse à l'entretien téléphonique que le président US a eu avec son homologue russe durant lequel M. Barack Obama a appelé à une solution diplomatique à la crise ukrainienne, tout en affirmant que Moscou "a violé la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine".

De son côté, la presse helvétique se fait l'écho des réactions de Bruxelles face aux démarches entreprises par le parlement de Crimée pour un rattachement de cette péninsule ukrainienne à la Russie.

"Les chefs d'Etat européens veulent à tout prix privilégier une issue diplomatique à la crise, sans quoi ils envisagent déjà de geler les avoirs d'institutions et de personnalités proches du Kremlin dans les banques européennes", écrit "le Temps".

Sous le titre "l'UE s'invite dans le bras de fer russo-ukrainien", le quotidien souligne que l'Europe semble plus déterminée à sortir l'Ukraine de la grave crise qu'elle traverse avec un premier geste visant son approvisionnement en gaz et l'ouverture du marché européen à ses importations.

La Tribune de Genève estime de son côté que la crise ukrainienne sonne le glas des espoirs de rapprochement qu'avait fait naître l'élection de Barack Obama qui avait promis de remettre les compteurs à zéro après des années de contentieux avec la Russie.

"Les relations russo-américaines peuvent-elles être sacrifiées ?" s'interroge le journal, qui rappelle la demande faite en ce sens la veille par le président Vladimir Poutine à son homologue américain.

"24Heures" s'intéresse, lui, aux réactions crispées des Etats Unis face à l'annonce d'un éventuel rattachement de la Crimée à la Russie, en mettant en ligne de mire les personnalités qui sont tenues pour "responsables ou sont complices de menacer la souveraineté" de l'Ukraine.

L'actualité internationale en Espagne est dominée elle aussi par la crise en Ukraine.

"Obama et l'UE s'opposent à une consultation séparatiste en Crimée" écrit le quotidien ABC, rappelant que le Parlement de Crimée, à majorité prorusse, a annoncé la tenue d'un référendum dès le 16 mars pour demander le rattachement de la péninsule à la Russie.

L'UE et les Etats-Unis insistent que le référendum indépendantiste est "illégal" et constituerait une violation flagrante de la constitution ukrainienne, ajoute le journal, notant que les dirigeants européens réunis jeudi à Bruxelles demandent le retrait immédiat des troupes russes de la péninsule.

La Crimée entame le processus de son attachement à la Russie, alors que l'UE adopte des sanctions contre Moscou, souligne, pour sa part, "El Pais".

Les dirigeants européens ont décidé de suspendre les négociations sur les visas avec Moscou et menacé de prendre davantage de sanctions, notamment économiques, si la situation continuait à se détériorer en Ukraine, rapporte la publication à grand tirage en Espagne.

Les journaux portugais ont consacré l'essentiel de leurs commentaires à la manifestation de milliers de policiers devant le Parlement pour protester contre les coupes dans leurs salaires, dans le cadre de la politique d'austérité du gouvernement.

"Jornal de Noticias" écrit dans ce sens que des milliers de policiers en colère ont encore une fois manifesté à Lisbonne, lors de la plus grande manifestation jamais organisée par les forces de sécurité.

Cette méga-manifestation qui a rassemblé des milliers de policiers a provoqué des tensions devant le Parlement, souligne le journal "I", notant que cette manifestation s'est soldée par dix 10 blessés dont six membres des forces de sécurité et quatre manifestants.

"15.000 policiers ont à nouveau défié le gouvernement" titre "Diario de Noticias" dans sa Une illustrée d'une photo montrant des policiers sans uniforme forçant les barrières de sécurité dressées par les forces de l'ordre avant d'occuper les premières marches d'accès au Parlement.

Le journal "Publico" qui s'est aussi arrêté sur cette manifestation convoquée par les syndicats de la police nationale, de la gendarmerie et des gardiens de prison, souligne quant à lui que durant les deux heures de ce rassemblement tenu dans un climat tendu, les policiers n'ont pas pu occuper les marches de l'Assemblée nationale malgré plusieurs tentatives pour forcer le cordon de sécurité dressé par leurs collègues en uniforme.

Pour sa part, "Jornal de Négocios" indique que malgré les tentatives de certains policiers d'occuper les marches donnant accès au Parlement, les événements du 21 novembre dernier ne se sont pas reproduits, rappelant que lors de ce rassemblement, des manifestants avaient occupé les marches du Parlement, ce qui avait coûté sa place au directeur de la police nationale.

En Suède, la presse locale s'intéresse aux résultats du sommet de Bruxelles consacré à la crise ukrainienne et à un sondage d'opinion qui démontre encore une fois la baisse de la popularité des partis de la coalition gouvernementale.Sous le titre "la Russie, une menace pour toute l'Europe", "Aftonbladet" rapporte les craintes de la présidente de la Lituanie, Dalia Grybauskaite, qui a souligné lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement tenu à Bruxelles que les responsables européens doivent se rendre compte que la Russie est en train de redessiner la carte mondiale et les frontières du vieux continent.

Tout d'abord c'est l'Ukraine, après ce sera les pays baltes et la Pologne, a mis en garde la présidente, ajoutant que la Russie constitue une menace pour toute l'Europe, indique la publication, qui affirme que la présidente lituanienne a mis en avant l'importance pour l'Otan de réagir rapidement et de façon décisive.

De son côté, "Svenska Dagbladet" souligne que lors du sommet de Bruxelles, les dirigeants de l'UE ont décidé de geler les avoirs de 18 Ukrainiens soupçonnés de détournement de fonds publics et d'abus des droits de l'Homme, dont le président déchu Viktor Ianoukovitch et son fils Oleksander, l'ancien Premier ministre Mykola Azarov et plusieurs anciens ministres et responsables de la sécurité.

Quant à la Russie, les dirigeants de l'UE ont du mal à prendre des sanctions économiques, constate le journal, du fait que plusieurs des 28 pays de l'UE dépendent du gaz et du pétrole de la Russie, qui représente un tiers de la consommation d'énergie de l'UE.

Quant à "Expressen" il publie les résultats d'un sondage d'opinion qui met en relief la dégringolade des partis formant la coalition gouvernementale qui ne sont crédités que de 34,6 pc des intentions vote contre 53,7 pc pour les partis de l'opposition.

Les Partis du Centre et des Chrétiens-démocrates, membres de la coalition gouvernementale, n'obtiendraient respectivement que 3,3 pc et 3,6 pc des votes, soit moins que le seuil de 4 pc nécessaire pour siéger au parlement.

La décision du gouvernement local pro-russe de Crimée de tenir un référendum le 16 mars prochain avec l'objectif de déclarer son indépendance et son rattachement à la Russie fait la Une de la presse polonaise qui consacre à cette question reportages et commentaires.

"Respublica" souligne qu'au moment où les dirigeants Européens se réunissaient au Sommet à Bruxelles, le Premier ministre du gouvernement local de Crimée, une république autonome relevant de la souveraineté ukrainienne, a annoncé la tenue le 16 mars prochain, d'un référendum sur le devenir de ce territoire.

Le commentateur du journal estime ensuite que si ce référendum venait à se tenir, le résultat est connu d'avance puisque la Crimée est peuplée en majorité de Russes, tous acquis à la cause du Kremlin. Le journal, qui signale que Kiev a déjà rejeté l'idée d'une telle consultation qualifiée d'"illégale", fait observer qu'en cas de refus de l'Ukraine, la séparation de la Crimée doit être soumise au référendum pour les électeurs ukrainiens qui décideront du maintien ou non de la Crimée sous souveraineté ukrainienne.

Selon la publication, les sanctions européennes et américaines ne changeront rien à la donne car tant que le Kremlin est décidé d'aller loin dans cette question, il faudrait lui opposer une politique plus ferme pour le convaincre de quitter la Crimée.

Enchaînant sur le même ton, "Polska" estime que le Kremlin ne s'arrêtera pas dans son aventure citant la guerre contre la Géorgie en 2008, qui s'est soldée par l'indépendance unilatérale de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud qui ont annoncé leur allégeance à Moscou au grand dam de la Géorgie.

Le journal qui accuse Poutine de vouloir faire renaître l'ex-Union Soviétique, rappelle qu'au lendemain de l'indépendance de l'Ukraine en 1991, l'Ukraine avait fait le choix d'abandonner son arsenal nucléaire en contrepartie d'un accord signé en 1994 à Budapest en Hongroie, entre les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la Russie qui se sont portés garants de l'indépendance de l'Ukraine. Le commentateur note, à ce propos, que les nouvelles autorités ukrainiennes demandent aujourd'hui au président Obama de se conformer aux termes de l'accord de Budapest pour repousser l'agression russe contre leur territoire.

En Turquie, divers sujets d'actualité nationale focalisent l'attention de la presse locale, qui met un accent particulier sur les derniers développements du scandale de corruption et du procès des militaires accusés du coup d'Etat, ainsi que sur les derniers chiffres officiels du chômage.

S'agissant de l'affaire politico-financière qui continue de secouer le gouvernement, "Taraf"et "Milliyet" soulignent que le Premier ministre menace de fermer les sites Internet de Facebook et de YouTube, après les élections municipales du 30 mars.

Cette mesure pourrait faire partie des mesures que le gouvernement compte prendre après les élections pour mettre hors état de nuire l'érudit turc, Fethullah Gulen, et sa puissante confrérie islamique, accusés d'être à l'origine de la diffusion sur Internet d'enregistrements audio, non authentifiés, mettant en cause le chef du gouvernement dans des affaires de corruption.

Today's Zaman, un journal réputé proche du mouvement Gulen, fait état pour sa part d'un nouvel enregistrement vocal présenté comme étant une conversation entre Erdogan et son ministre de la Justice, Bekir Bozdag, dans laquelle le chef du gouvernement intervient dans la nomination des procureurs pour mener la deuxième enquête anticorruption du 25 décembre qui a été étouffée par le gouvernement.

Le quotidien cite aussi l'Union des journalistes et écrivains turcs (GYV), porte-voix de Fethullah Gulen, qui souligne que la rhétorique et les propos discriminatoires du Premier ministre contre le Mouvement Gulen sont de nature à heurter les sentiments de plusieurs personnes, compromettre la paix sociale et semer les graines de la haine dans la société turque.

Par ailleurs, la presse locale rapporte que la cour constitutionnelle turque a jugé que les droits de l'ex-chef de l'armée turque, Ilker Basbug, qui purge une peine de prison à vie pour complot, avaient été violés, ce qui ouvre la voie à sa libération.

"Les droits et libertés du requérant ont été violés", a dit la plus haute cour de Turquie saisie par l'ancien chef de l'état-major des forces armées turques, cité par des quotidiens comme Hurriyet Daily News et Radikal.

Après ce verdict Ilker Basbug, l'ex-général condamné avec de nombreux autres officiers à la réclusion à vie en août 2013 pour complot contre le gouvernement, "ne devra pas rester une minute en prison", note le président du barreau turc, Metin Feyzioglu, cité par Hurriyet Daily News.

Concernant les chiffres officiels de l'emploi pour 2013 qui font état d'une hausse du chômage de 0,5 point à 9,7 pc, Daily Sabah note que le nombre de Turcs en quête d'emploi a progressé à 2,75 millions de personnes, ajoutant que le taux de chômage dans les villes turques s'est élevé à 11,5 pc au lieu de 11,1 pc au moment où celui du monde rural a atteint 6,1 pc contre 5,5 pc.

               Partager Partager

Dépêches | Lemag | Presse | Tribune | Sahara | Focus