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Rachida Dati : Le Roi Mohammed VI écrit une nouvelle page de l'histoire du continent en... | via @lemagMaroc https://t.co/gFJFDynMFj


MAP - publié le Vendredi 28 Février à 15:20

Revue de la presse quotidienne européenne du vendredi 28 février



Bruxelles - Les derniers développements de la crise ukrainienne, la visite de la chancelière allemande en Grande-Bretagne et la mise en vente d'une partie du capital de la 4ème banque espagnole nationalisée sont les principaux sujets traités par la presse européenne paraissant ce vendredi.



 En Belgique, la presse focalise son attention sur la situation politique en Ukraine au lendemain de la formation d'un nouveau gouvernement et le vote du parlement de la région de Crimée (Sud du pays), sous contrôle d'un commando pro-russe, en faveur de la tenue le 25 mai d'un référendum pour plus d'autonomie.

Le Soir écrit que le pro-européen Arseni Iatesniouk a pris jeudi les rênes d'une Ukraine au bord du gouffre, menacée de banqueroute et en plein bras de fer avec la Russie et relève que la tentation sécessionniste prend de l'ampleur en Crimée qui refuse que Kiev décide pour elle et souhaite être maître de son destin.

Le journal souligne que la région de Crimée, majoritairement pro-russe, a mal vécu les manifestations de Kiev et voté la tenue d'un référendum sur l'autodétermination qui a été jugé illégal par la commission électorale ukrainienne.

Sous le titre "conjurer une nouvelle guerre de Crimée" l'éditorialiste de la Libre Belgique indique que l'on peut comprendre l'attachement de Moscou à cette "petite Russie" qu'est historiquement l'Ukraine et son mépris pour les nouvelles autorités ukrainiennes, issues d'une révolution ou d'un putsch, selon le point de vue. Mais ajoute-t-il, il n'empêche que, sauf à vouloir le démembrement de l'Ukraine, la solution à long terme du problème ukrainien passe par une négociation triangulaire associant, la Russie, l'UE et l'Ukraine.

En France, la presse quotidienne revient sur les derniers rebondissements politiques en Ukraine et plus particulièrement à Crimée.

Dans un éditorial intitulé "la diplomatie avant les chars", Le Figaro écrit que "la révolution ukrainienne traverse une zone de hautes turbulences qui exige la mobilisation urgente de toute la communauté internationale", ajoutant que "l'heure n'est plus à l'encouragement d'une transition douce vers la démocratisation d'un ancien pays communiste, rongé depuis vingt ans par l'autocratie et la corruption".

"Devant l'accélération des événements à Kiev, on peut comprendre que la majorité russe de Crimée, cette péninsule russe depuis le 18-ème siècle, offerte en cadeau par Khrouchtchev à l'Ukraine soviétique en 1954, soit déboussolée", poursuit l'éditorialiste, ajoutant que "le risque aujourd'hui est que, se sentant menacée par un pouvoir insurrectionnel tourné vers l'Europe, elle se raccroche à son identité historique pour appeler Moscou à intervenir".

Libération, qui titre, pour sa part, "Moscou pousse la Crimée contre Kiev", indique que "les mouvements de troupes russes à proximité de la frontière ukrainienne montrent que le Kremlin veut dramatiser la situation. En s'appuyant sur la péninsule rebelle au nouveau pouvoir".

"Depuis des jours, la Crimée est le théâtre d'une contestation anti-Maïdan. Un groupe lourdement armé s'est emparé du Parlement local, dans la nuit de mercredi à jeudi, pour y hisser un drapeau russe", rapporte la publication.

Sous le titre "En Crimée, les prouesses rejettent la tutelle de Kiev", Le Monde relève, quant à lui, que "la situation s'est brusquement tendue en Crimée, jeudi 27 février, au matin du vote d'investiture du gouvernement de transition ukrainien par le Parlement", ajoutant que "cette tension est alimentée par les autorités russes, qui semblent mettre à l'épreuve le nouveau pouvoir ukrainien".

 En Espagne, la presse accorde un grand intérêt à la mise en vente par l'Etat espagnol de 7,5 pc du capital de la 4ème banque nationalisée "Bankia" aux investisseurs institutionnels et à l'ouverture par un juge d'une enquête sur le fils de l'ex-président du gouvernement catalan Jorge Pujol pour blanchiment d'argent.

"L'Etat entame son désengagement de Bankia suite à l'amélioration de la confiance" en cette institution, écrit le journal El Pais, ajoutant que l'Espagne a annoncé jeudi la mise en vente de 7,5 pc du capital de cette banque aux grands investisseurs institutionnels via un placement.

La publication rapporte que trois établissements bancaires "Deutsche Bank", "Morgan Stanley" et "UBS" ont été choisis pour réaliser cette opération d'une valeur de 1,365 milliards d'euro.

El Mundo souligne, de son coté, que l'Etat met en vente "Bankia" soit deux ans après sa nationalisation, soulignant que le gouvernement va placer en bourse 7,5 pc du capital de cette banque pour un montant de près de 1,3 milliard d'euros.

Les journaux madrilènes accordent, d'autre part, un intérêt particulier à l'investigation ouverte par le juge Pablo Ruz de l'Audience nationale sur les voitures de luxe et les comptes bancaires du fils de Jordi Pujol, ex-président de la "Generalitat " de Catalogne.

Le magistrat a demandé une information à la Direction générale du Trafic (DGT) sur l'achat de six voitures haut de gamme, réalisé par Jordi Pujol Ferrucsola, fils de l'ancien chef du gouvernement de la Catalogne, écrit à la Une le journal La Razon, indiquant que le juge a également décidé la mise en examen de l'ex-épouse de Ferruscola, Mercé Gironès, pour "blanchiment de capitaux".

"Ruz enquête sur l'achat de onze voitures de luxe par le fil de l'ex-chef du gouvernement catalan", rapporte pour sa part El Mundo, notant que le juge a relevé la "confusion" concernant ses activités économiques et a inculpé aussi sa femme pour délit de "blanchiment d'argent".

Au Portugal, la presse locale focalise sur la décision du président portugais Anibal Cavaco Silva de ne pas saisir la Cour constitutionnelle sur les nouvelles coupes dans les retraites, une mesure très contestée du budget rectificatif pour 2014, tout en suivant les derniers rebondissements de la situation en Ukraine.

Le quotidien Diario Economico écrit que le président Cavaco Silva n'a pas demandé au Tribunal de vérifier si la contribution extraordinaire de solidarité prévue par le budget rectificatif, adopté début février par le Parlement, était conforme à la Constitution, vu que le délai pour saisir la justice sur ce texte a expiré jeudi.

En agissant de la sorte, observe la publication, la plus haute instance judiciaire du pays n'aura pas à se prononcer, à l'heure actuelle, sur la constitutionalité de la disposition relative à l'élargissement de l'assiette de la taxe de solidarité sur les retraites qui touchera les pensions à partir de 1000 euros bruts.

Le quotidien Publico estime, de son côté, que la décision du chef de l'Etat est de nature à éviter l'ouverture d'un nouveau front de bataille à quelques mois de la sortie du pays de son plan d'aide.

Le journal s'est également arrêté sur les tensions qui agitent la Crimée, région ukrainienne et bastion pro-russe, où plusieurs dizaines d'hommes armés se sont emparés jeudi des sièges du Parlement et du gouvernement local. Et d'ajouter que des protestataires ayant des velléités séparatistes ont haussé le ton en Crimée.

Son confrère Diario de Noticias s'est attardé, lui, sur le rassemblement des protestataires pro-russes devant le Parlement de cette région russophone du sud de l'Ukraine, qui a fixé la date du 25 mai pour organiser un référendum pour obtenir plus d'autonomie.

 Les quotidiens helvétiques mettent en garde contre le risque d'un éclatement de l'Ukraine, se demandant si les évènements en cours dans la région de Crimée sont un prélude à une sécession de la péninsule à majorité russophone.

"Le scénario d'une explosion de l'Ukraine et d'une dérive de la révolution vers une guerre civile est désormais dans toutes les têtes", écrit Le Temps sous le titre "Ukraine : menace d'éclatement".

Pour l'éditorialiste, les intentions prêtées au président Vladimir Poutine d'une intervention dans le pays voisin pour défendre la population russophone et affirmer son leadership, ne sont pas d'un fantasme véhiculé par les manifestants pro-européens.

"Nul doute que le chef du Kremlin, appuyé par une majorité de Russes, ne va pas rester les bras croisés devant le spectacle d'une révolution qui menace ses plans d'extension de sa sphère d'influence régionale", explique le journal.

"La Crimée au bord de la sécession", titre son confrère la Tribune de Genève qui décrit le climat de tension qui règne dans la péninsule majoritairement prorusse.

"La population a bien accueilli l'annonce d'un référendum sur l'avenir de la région dont la date a été fixée le 25 mai prochain suite à un vote des députés", indique le quotidien.

De son côté, 24Heures s'interroge sur les vraies intentions de Moscou par rapport à une situation qui le touche directement, en affirmant que les manœuvres militaires, loin d'être innocentes, ont un lien évident avec les évènements en Ukraine et la montée des tensions en Crimée.

En outre-Manche, la presse s'intéresse à la visite effectuée jeudi par la chancelière allemande Angela Merkel en Grande-Bretagne, son discours prononcé devant les deux Chambres du Parlement et ses rencontres tenues avec les dirigeants politiques.

Le quotidien Times met l'accent sur l'accueil chaleureux réservé à Mme Merkel lors de son séjour britannique durant lequel le premier ministre David Cameron a déroulé le tapis rouge et l'accueillie "comme une reine".

Pour sa part, le Daily Telegraph focalise sur le discours prononcé par Mme Merkel devant les parlementaires des deux Chambres réunies à cette occasion durant lequel elle a plaidé pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne (UE), mais pas à n'importe quel prix.

Et d'ajouter que "certains britanniques attendent que mon discours indique le chemin d'une réforme fondamentale de l'architecture européenne, qui satisferait toutes sortes de demandes britanniques, réelles ou imaginées. J'ai bien peur que vous ne soyez déçus".

Le journal rappelle, à cet égard, la promesse faite par M. Cameron d'introduire des réformes au sein de l'UE et de renégocier les termes de l'adhésion de son pays à l'Union européenne.

En effet, le chef du parti des Conservateurs, qui dirige actuellement le gouvernement britannique, s'est engagé, s'il obtenait un nouveau mandat l'an prochain, à soumettre à un référendum avant fin 2017 la question de l'appartenance de l'Angleterre à l'UE.

De son côté, Guardian revient sur les grandes lignes du discours de Merkel, un discours qui se veut équilibriste répondant aux attentes aussi bien des eurosceptiques que des défenseurs de l'UE.

"On a besoin d'une Grande-Bretagne forte avec une voix forte à l'intérieur de l'Union européenne", a-t-elle dit, ce qui laisse "entendre que des compromis sont possibles pour convaincre le Royaume-Uni à ne pas quitter l'UE", ajoute la publication, précisant que la solidarité de Merkel avec Londres demeure toutefois limitée.

D'après l'Independent, la chancelière allemande, qui s'affiche comme une alliée du Royaume-Uni, pense que des solutions peuvent être trouvées à certaines requêtes britanniques, mais elle prévient que "cela ne sera pas facile".

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