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Rachida Dati : Le Roi Mohammed VI écrit une nouvelle page de l'histoire du continent en... | via @lemagMaroc https://t.co/gFJFDynMFj


MAP - publié le Mercredi 5 Mars à 12:55

Revue de la presse quotidienne européenne du mercredi 5 mars



Bruxelles - La crise ukrainienne et les relations de plus en plus tendues entre la Russie et plusieurs capitales occidentales suscitent l'attention des commentateurs de la presse européenne parue mercredi.



Sous le titre "Russes et occidentaux en chiens de faïence", "La Libre Belgique" écrit que les relations déjà exceptionnellement mauvaises entre Moscou et Washington continuent de plonger sur fonds de la crise ukrainienne, relevant que la marge de manœuvre américaine pour faire pression sur Vladimir Poutine est limitée car les Etats-Unis veulent éviter à tout prix une remilitarisation de leurs relations avec la Russie.

Le journal relève que ce qui se passe en Crimée renvoie à une époque qu'on pouvait croire révolue, notant que c'est en effet une adaptation contemporaine de la théorie de la souveraineté limitée qui permit jadis au Kremlin d'envoyer des troupes du Pacte de Varsovie pour mater les insurrections dans les pays satellites de l'URSS.

"Le Soir", qui titre "Poutine persiste, la diplomatie insiste: La guerre des nerfs", souligne que les tentatives tous azimuts d'obtenir une désescalade de la tension n'ont jusqu'ici guère porté leurs fruits, relevant que d'intenses efforts diplomatiques se sont poursuivis sur la crise en Ukraine mais Russes et Occidentaux campent sur leurs positions.

Dans un article intitulé "Mais que veut Poutine?", "Le Soir" passe en revue les objectifs possibles et les résultats que Poutine pourrait espérer retirer de la crise ukrainienne. Le quotidien cite quatre objectifs: Récupérer la Crimée, pousser les positions russes le plus loin possible en prévision d'une grande négociation, entretenir l'instabilité et éviter que le modèle démocratique fasse ses preuves et soit copié en Russie.

Sous le titre "USA-Russie: Guerre des mots", "La Dernière Heure" écrit que Moscou et Washington sont face à face comme en pleine guerre froide et même si chacun prétend vouloir éviter l'escalade, les déclarations de part et d'autre sont loin d'apaiser les tensions.

Dans un commentaire intitulé "L'économie comme seul frein", le journal indique que dans un contexte où les armes conventionnelles doivent rester muettes, c'est l'arme économique qui est brandie au-dessus de toutes les têtes.

En France, l'éditorialiste de "La Croix" s'intéresse au sommet européen extraordinaire sur l'Ukraine qui se tiendra mercredi à Bruxelles, soulignant que les 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne "manifesteront leur préoccupation par rapport aux méthodes menaçantes utilisées par la Russie pour peser sur une crise qui évolue plutôt à son détriment".

"Libération", qui titre "Crise ukrainienne: En Occident, les Etats Unis contre la Russie", relève qu'"alors que le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est rendu hier à Kiev, Washington hausse le ton, et les menaces de sanctions contre Moscou font leur effet".

Dans un article intitulé "Moscou désavoué au Conseil de sécurité de l'ONU", "Le Monde" indique, pour sa part, que "les justifications données par la Russie à son intervention en Crimée n'ont pas convaincu, y compris son allié chinois".

 En Grande-Bretagne, les quotidiens continuent de focaliser leur attention sur la situation tendue en Crimée et le spectre d'une confrontation armée entre Moscou et l'Occident.

Ainsi, le quotidien "Guardian" se fait l'écho de l'escalade verbale entre la Russie et les USA suite à l'invasion russe de Crimée après l'installation d'un nouveau pouvoir, pro-européen, à Kiev. Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama se sont échangés des accusations sur la responsabilité de l'escalade de la crise ukrainienne, ajoute la publication, précisant que le chef du Kremlin tient les Américains pour responsables du blocage de la situation en Ukraine, alors que Washington accuse Moscou d'avoir violé les lois internationales et l'intégrité territoriale d'un pays souverain.

Le journal s'en prend aussi à la réaction timide du ministère britannique des Affaires étrangères qui s'est contenté de boycotter les jeux Paralympiques de Sotchi (7-16 mars) et de ralentir les procédures d'octroi du visa aux responsables russes.

Pour sa part, le quotidien "Times" revient sur les derniers rebondissements de la crise russo-ukrainienne, mettant l'accent sur la menace proférée par le président russe d'envoyer des troupes vers l'Ukraine, tandis que l'Union européenne s'engage à soutenir Kiev avec une aide économique de plusieurs milliards.

Quant au quotidien "Independent", il s'intéresse à la réaction ferme affichée par la Maison blanche qui met en garde Moscou contre des sanctions économiques et diplomatiques ciblées si elle ne retire pas ses forces de Crimée.

Il s'agirait notamment de geler les avoirs de certains officiels russes et de les interdire de visas, ainsi que de sanctionner des institutions financières russes.

En Espagne, la presse locale s'intéresse, une fois de plus, à la situation en Ukraine notamment à la lumière de la visite qu'effectue au pays le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

L'Espagne défend l'intégrité territoriale de l'Ukraine, écrit à la Une le journal pro-gouvernemental "ABC", précisant que le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a plaidé mardi auprès de Lavrov pour une "solution politique" basée sur le dialogue.

Lors de son entretien avec le chef de la diplomatie russe, le responsable espagnol a mis l'accent sur la nécessité d'apaiser la tension entre les deux pays, ajoute la publication, rappelant que Lavrov avait eu, également à Madrid, une réunion avec la représentante de la politique extérieure et de la sécurité commune de l'Union européenne, Catherine Ashton, axée sur la crise ukrainienne.

L'Espagne soutient une "solution politique" à la crise entre la Russie et l'Ukraine, souligne, pour sa part, le quotidien "El Mundo", ajoutant que la visite de Lavrov à Madrid ouvre la voie à la diplomatie pour parvenir à une solution à cette crise politique.

D'autres journaux espagnols comme "El Pais" et "La Razon" reviennent sur les propos du président russe Vladimir Poutine qui n'écarte pas l'usage de la force militaire en Ukraine.

En Italie, la tension entre la Russie et l'Ukraine continue de faire la Une des quotidiens transalpins qui s'intéressent également à divers thèmes d'actualité nationale, dont la réforme de la Loi électorale.

"Il Corriere della Sera" souligne que "Poutine annonce le retrait de ses troupes, mais il ne renonce pas à la ligne dure", estimant que l'espoir est que le président russe "comprenne qu'il avance vers un isolement politique au niveau international".

Le journal s'interroge notamment sur les solutions à même de débloquer la situation, faisant observer que "si on écarte la solution du soutien militaire à l'Ukraine, il ne reste que la voie diplomatique et les sanctions économiques qui ne sont même pas faciles à mettre en œuvre" sans le soutien de l'Europe à Washington.

 De son côté, "Il Messaggero" revient sur la position de l'Italie vis-à-vis de la crise Ukrainienne, et rapporte les propos de la chef de la diplomatie qui affirmait devant la Commission parlementaire des Affaires étrangères que son pays œuvre en coordination avec les autres pays européens et acteurs internationaux afin "de privilégier jusqu'au dernier moment la voie du dialogue, de la diplomatie et d'une solution politique, et partant éviter toute idée d'une action militaire".

Le journal rapporte également les propos de l'ex-Premier ministre ukrainien, Ioulia Timoshenko qui invoque des sanctions économiques contre la Russie. "L'ONU et les leaders mondiaux peuvent traiter avec le Kremlin, mais la diplomatie est insuffisante. Il faut décréter des sanctions économiques contre Moscou", a-t-elle déclaré.

Son confrère "La Repubblica" s'intéresse, quant à lui, à l'entente entre Silvio Berlusconi, leader de Forza Italia, et le Premier ministre, Matteo Renzi, sur la réforme de la loi électorale dite "Italicum" qui concerne uniquement la Chambre des députés vu que le Sénat, dans sa forme actuelle, est appelé à disparaître.

"S'il n'y aura pas d'atermoiements au Parlement, nous aurons dès vendredi prochain une nouvelle loi électorale", a déclaré M. Renzi qui effectuait, mardi, une visite en Tunisie, son premier déplacement à l'étranger depuis son investiture.

Au Portugal, le quotidien "Diario de Noticias" s'est arrêté sur les propos du secrétaire d'Etat américain John Kerry qui a accusé la Russie de chercher un prétexte pour "pouvoir envahir l'Ukraine", mettant en garde Moscou contre un risque d'isolement si elle persiste dans sa politique.

La déclaration de John Kerry qui a fait le déplacement à Kiev est intervenue au même moment où le président Barack Obama a brandi à Washington la menace de sanctions économiques et diplomatiques visant à isoler la Russie, observe le journal "Publico".

Avec la crise en Ukraine, le président Obama se retrouve face à la crise la plus difficile de sa présidence, ajoute la publication, citant les propos de Nicholas Burns, ancien ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Otan.

Selon le même journal, Vladimir Poutine a choisi le jour de l'arrivée de John Kerry à Kiev pour sortir de son silence et se prononcer sur la crise ukrainienne après que les forces russes eurent pris le contrôle de la Crimée et "le coup de théâtre de la lettre du président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch au Conseil de sécurité de l'ONU" par laquelle il aurait demandé "une intervention militaire russe pour mettre un terme à la guerre civile".

Le journal "I" s'intéresse quant à lui au tir d'essai de missile balistique intercontinental russe qui a été effectué depuis la région d'Astrakhan au sud de la Russie.

De son côté, "Jornal de Negocios" focalise son attention sur le rebond des bourses européennes après la conférence de Vladimir Poutine, relevant notamment que la bourse de Lisbonne a terminé mardi en hausse de 2,50 pc à 7369,86 points avec l'ensemble des titres dans le vert.

La bourse portugaise continue cependant de dépendre de l'évolution de la crise en Ukraine et dans la région de Crimée, observe pour sa part "Diario Economico", notant que pour l'heure, l'impact économique de la crise reste limité mais son aggravation pourrait faire encourir des risques à la zone euro.

 En Pologne, la conférence de presse du président russe Vladimir Poutine lors de laquelle il a accusé ouvertement la Pologne d'être derrière la formation de manifestants ukrainiens pro-européens ayant renversé le président Victor Ianoukovitch, suscite la colère de certains journaux polonais.

Le journal "Respublica", qui relève que Poutine a qualifié les meneurs des manifestations pro-européennes de "fascistes", cite la chancelière allemande Merkel qui a affirmé que le chef du Kremlin est coupé de la réalité.

La publication explique le comportement du chef du Kremlin par la position molle des Occidentaux, qui au lieu de hausser encore plus le ton à l'égard du Kremlin, continuent de jouer l'apaisement.

Les Allemands ne veulent pas de décisions radicales contre la Russie car Berlin veut assurer les livraisons de gaz du géant russe Gazprom, tout comme Washington qui a besoin de la Russie, celle-ci ayant favorisé la normalisation irano-américaine et surtout avait amené le régime syrien à accepter la destruction des armes chimiques et partant éviter une guerre contre la Syrie aux conséquences imprévisibles, souligne en substance le journal.

Même son de cloche sur les colonnes de son confrère "La gazette juridique" qui reproduit la réaction du ministère polonais de la Défense aux propos du chef du Kremlin, qui souligne que Varsovie dément fermement les accusations de Poutine, ajoutant que l'opinion publique a constaté la manière dont des habitants de Crimée ont réagi aux désarmements de soldats ukrainiens dans la presqu'île suite à l'entrée des troupes russes dans cette ville ukrainienne.

"Polska" évoque, pour sa part, la situation en Crimée, soulignant qu'en dépit de l'annonce par le Kremlin de la fin des manœuvres militaires à la frontière russo-ukrainienne, les troupes russes n'ont toujours pas quitté la Crimée.

Bien au contraire, fait observer le commentateur du journal, la Russie vient d'annoncer le lancement avec succès d'un missile balistique intercontinental RS-12M +Topol+ depuis Astrakhan, tout un symbole quant aux intentions réelles de Moscou de se défendre contre une attaque extérieure.

L'essentiel aujourd'hui est la réponse du Kremlin aux attentes occidentales quant au retrait de ses troupes de Crimée pour amorcer une désescalade de la crise, souligne la publication.

En Suède, le quotidien "Dagens Nyheter" se livre à une comparaison entre les armées russe et ukrainienne, et relève qu'en cas de confrontation armée l'Ukraine ne pourra pas rivaliser avec son puissant voisin.

Toutefois, beaucoup d'Ukrainiens, de toutes les classes sociales, affluent vers les bureaux d'enrôlement pour rejoindre l'armée si le pire se produit, ajoute le quotidien, faisant savoir que de plus en plus d'Ukrainiens sont conscients de la nécessité de protéger leur pays contre les troupes russes.

Citant un colonel de l'armée ukrainienne, la publication souligne qu'il y a une vague de patriotisme en Ukraine depuis que les troupes russes ont pénétré en Crimée.

Cependant, observe le journal, sans soutien extérieur, l'Ukraine n'a aucune chance contre la Russie du point de vue militaire, ajoutant qu'en cas de confrontation Kiev déploierait quelque 130.000 hommes contre plus de 700.000 de soldats russes.

Pour sa part, "Svenska Dagbladet" affirme que la faiblesse de l'économie est le talon d'Achille de l'Ukraine, ajoutant qu'après plusieurs années de forte croissance (4,1 pc en 2010 et 5,2 pc en 2011) l'Ukraine a été durement touchée par la crise de l'euro et la baisse des prix de l'acier.

Depuis 2012, l'économie ukrainienne stagne, relève le quotidien, ajoutant que suite au refus de l'ancien président Ianoukovitch, Moscou a promis des crédits de 15 milliards de dollars à Kiev, dont deux milliards ont été versés. Mais le reste est en attente et ne sera probablement pas disponible tant qu'il y a un gouvernement hostile à Moscou à Kiev, affirme le quotidien.

L'UE, les Etats-Unis et le G7 (groupe des sept plus grands pays industrialisés) évoquent maintenant un programme de soutien à Kiev à l'instar du plan Marshall après la Seconde Guerre mondiale, indique le quotidien, ajoutant que les prêts seront liés aux promesses de réforme.

 Sous le titre "la réponse de la Suède à l'escalade de Poutine", "Aftonbladet" rapporte que deux avions de combat suédois Gripen ont atterri mardi sur l'île du Gotland en mer baltique, ajoutant que cette décision a été prise suite aux manœuvres effectuées par la marine russe et à la situation en Ukraine.

La presse turque continue de s'intéresser au scandale de corruption qui secoue la Turquie depuis décembre dernier.

Plusieurs quotidiens notent que le gouvernement va passer à l'action après les élections municipales du 30 mars pour mettre hors état de nuire l'érudit turc Fethullah Gulen et sa puissante confrérie, accusés d'être à l'origine de ce scandale de corruption.

Le quotidien "Turkiye" souligne que la question de la lutte contre le mouvement Gulen est devenue une affaire d'Etat, en se référant à des propos du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, qui n'a pas précisé comment il entendait procéder pour mettre hors d'état de nuire ses ex-alliés de cette confrérie, qui revendique des millions d'adeptes et des relais influents dans des domaines aussi sensibles que l'économie, les médias, la hiérarchie policière, l'appareil judiciaire et le système éducatif.

"Vatan", pour sa part, indique que le président Abdullah Gul intervient directement dans cette affaire, en ordonnant mardi une enquête administrative sur les "capacités de lutte anticorruption" du pays et sur les écoutes téléphoniques.

D'autres quotidiens, comme "Gunes", reviennent sur le cas des quatre anciens ministres soupçonnés de corruption dont les dossiers ont été transmis par le procureur d'Istanbul au Parlement pour une éventuelle levée de leur immunité.

Il s'agit des ex-ministres de l'Intérieur Muammer Guler, de l'Economie Zafer Caglayan, de l'Environnement Erdogan Bayrakter et des Affaires européennes Egemen Bagis, soupçonnés d'avoir perçu des pots-de-vin dans le cadre d'un trafic d'or avec l'Iran sous embargo et de marchés publics immobiliers.

Concernant l'affaire des écoutes téléphoniques, le quotidien "Today's Zaman" fait état de nouveaux enregistrements selon lesquels le chef du gouvernement aurait ordonné à l'ancien ministre de la Justice, Saadullah Ergin, d'intervenir dans un procès judiciaire en faveur d'un magnat des médias, précisant que ces nouvelles écoutes ont suscitées de vives critiques de la part de l'opposition politique.

Son confère "Today's Zaman" cite, dans ce cadre, le président du Parti républicain du peuple (CHP gauche), principale force de l'opposition en Turque, qui a fortement fustigé le chef du gouvernement l'accusant d'autoritarisme et de "premier voleur" lors d'un meeting électoral.

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