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MAP - publié le Mardi 4 Mars à 20:38

Revue de la presse quotidienne européenne du mardi 4 mars



Bruxelles - Les développements en Crimée et la réaction de l'Occident vis-à-vis de l'intervention de Moscou en Ukraine continuent de susciter l'intérêt de la presse européenne.



Dans un éditorial intitulé "La force de la politique et de la bourse", le quotidien belge "Le Soir" propose deux moyens pacifiques susceptibles de ramener Vladimir Poutine à la raison et mettre un terme à cette crise extrêmement grave.

L'éditorialiste estime qu'il faut interposer une force politique pour dénoncer l'illégalité russe et forcer la désescalade et engager en même temps un bras de fer économique qui touche l'une des fragilités énormes du pouvoir Poutine qui ne pourra supporter un risque d'effondrement de son modèle financiaro-économique et de la panique de ses oligarques.

Sur le terrain économique et financier, ajoute-t-il, c'est l'Europe partenaire clé de l'énergie russe qui est en première ligne et a la carte la plus stratégique du moment à jouer.

Sous le titre "Un ultimatum européen en priant pour la désescalade", "Le Soir" écrit que plusieurs ministres européens redoutent l'obstination de Vladimir Poutine à avancer davantage ses pions en Crimée, sinon en Ukraine, relevant que si cette malheureuse escalade devait se confirmer dans les heures à venir, l'UE ne manquera pas d'y agir.

Le journal fait observer que les conséquences qui pénaliseraient les intérêts russes et achèveraient de reléguer Moscou aux marges de la communauté internationale, ne seraient pas sans effets pour l'Europe elle-même qui souhaiterait plutôt nouer un partenariat stratégique avec son grand voisin eu égard à la forte interdépendance notamment économique entre l'UE et la Russie.

"La libre Belgique" souligne dans un éditorial intitulé "Impuissance européenne en Crimée" que si le Kremlin voulait régler pour de bon la question de la Crimée et partant celle de la flotte russe de la mer Noire, il n'aurait pu rêver de circonstances plus favorables, notant que sous couvert d'une opération en apparence humanitaire, et sous les vivats de la foule à Simferopol, le voici qui peut éventuellement rattacher à la Russie une péninsule que Khrouchtchev avait eu la malencontreuse idée de détacher sur un coup de cœur, il y a soixante ans.

Se demandant qui est prêt dans ces circonstances à faire entendre raison à Poutine qui a endossé son uniforme de tsar nostalgique de la grande union soviétique, l'éditorialiste estime que ce ne sont pas sans doute les Européens qui, en fait de représailles massives, se proposaient lundi de suspendre les négociations avec la Russie sur la libéralisation des visas.

En Grande-Bretagne, les quotidiens continuent à s'intéresser à la crise ukrainienne et au risque d'une confrontation entre la Russie et l'Ukraine suite à l'intervention militaire russe en Crimée.

Selon le quotidien "Times", la crise ukrainienne se propage à d'autres régions avec l'organisation de manifestations pro-russes dans plusieurs villes du sud et de l'est de l'Ukraine.

A Donetsk, dans l'est du pays, des manifestants pro-russes occupent en partie le siège du gouvernement régional. Ils ont aussi pris d'assaut l'administration régionale de ce fief du président déchu Ianoukovitch, ajoute le journal, précisant que les mêmes scènes de colère contre les nouvelles autorités de Kiev pro-européennes ont été enregistrées dans la ville ukrainienne d'Odessa qui compte une forte minorité russe.

Quant au quotidien "Guardian", il met en avant la divergence entre l'Europe et l'Amérique sur les sanctions à imposer à la Russie pour son intervention militaire en Crimée.

Au moment où les Etats-Unis, soutenus par les pays de l'Europe de l'Est et la Suède, plaident pour des sanctions sévères contre Moscou, les pays européens demeurent divisés et préfèrent plutôt la médiation et continuer à suivre de très près l'évolution de la situation en Ukraine, souligne la publication, rappelant la décision de Washington de suspendre sa coopération militaire avec Moscou.

Le "Daily Telegraph" se montre préoccupé par les retombées négatives d'une confrontation militaire entre la Russie et l'Occident sur l'économie mondiale.

La crise en Ukraine fait paniquer les milieux financiers du globe qui s'inquiètent de l'impact de la dégradation de la situation en Ukraine sur les marchés énergétiques, ce qui pousse tous les indices des marchés boursiers vers la dégringolade, indique le journal.

Même son cloche chez le "Financial Times" qui relève la forte baisse enregistrée par les deux indices de la place financière moscovite, le Micex et le RTS, qui ont reculé la veille respectivement de 7,81 pc et 9,05 pc, alors que le rouble est tombé à des niveaux jamais vus face à l'euro et au billet vert.


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