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MAP - publié le Lundi 10 Mars à 13:59

Revue de la presse européenne du lundi 10 mars



Bruxelles - La crise ukrainienne, la polémique sur le referendum catalan, les rigueurs de la crise financière au Portugal et en Italie, la violence politique en Suède et les élections municipales en Turquie, constituent les principaux titres de la presse quotidienne européenne de ce lundi.



Sur le volet Ukrainien, le quotidien suisse Tribune de Genève titre "Poutine ne lâche rien en Crimée", en relevant que le président russe assure vouloir trouver une solution diplomatique mais en même temps défend la légalité de tout référendum dans la région ukrainienne.

Le journal estime que la plus grave crise depuis l'effondrement de l'ex-URSS marque un retour en force de la Russie sur la scène internationale et peut-être le début d'un nouvel ordre international où les clivages entre grandes puissances seraient bien clair.

De son côté, le Temps s'intéresse à l'effort de médiation que déploie la chancelière allemande Angela Merkel qui souhaitent dissuader M. Poutine de tout rattachement de la Crimée via le soutien d'un référendum sur son avenir.

Son confrère, 24Heures porte un regard sur le climat de conflit qui règne en Crimée entre les pro-européens et les pro-russes qui descendent par milliers dans les rues pour soutenir leur camp.

Sur ce même registre, le quotidien français  Libération  note que dans certaines régions, " les habitants affichent leur proximité avec la Russie et leurs doutes sur le nouveau pouvoir à Kiev. Mais ils défendent l'intégrité territoriale de leur pays ".

La Tribune  estime, pour sa part, qu' " en plus d'une crise budgétaire, l'Ukraine vit désormais sous la menace d'une coupure de gaz car la compagnie publique russe Gazprom a indiqué qu'elle cesserait ses livraisons si Kiev ne payait pas ses dettes" , rappelant que "quelques jours plus tôt, elle avait supprimé les rabais accordés en décembre, à l'époque où le président pro-russe Viktor Ianoukovitch était encore en poste ".

 Le Figaro  affirme, de son côté, que la ville de Donetsk (est) affiche ses divisions, faisant savoir qu'elle a connu dimanche deux manifestations simultanées, chacune célèbre une conception opposée du pays. La première appelle à se libérer de l'héritage soviétique, alors que l'autre, qui regarde encore l'avenir d'un air décidé, les mains dans les poches, a réitéré l'attachement à la Russie.

La crise ukrainienne est également commentée par la presse polonaise. Ainsi,  Respublica  fait valoir que la crise russo-ukrainienne à propos de la Crimée oblige les investisseurs à rechercher de nouvelles stratégies d'investissement tandis que le prix du pétrole part à la hausse ce qui laisse présager une persistance du différend entre Moscou et Kiev avec des retombées économiques négatives pour les états de la région.

Plus d'une semaine après l'éclatement de la crise en Crimée, aucune perspective d'un règlement politique ne pointe à l'horizon, note le journal, soulignant que les autorités locales maintiennent la date du 16 mars pour la tenue d'un référendum controversé qui décidera du rattachement de la Crimée à la Russie au grand désespoir des nouvelles autorités ukrainiennes qui considèrent la presqu'île comme faisant partie intégrante de l'Ukraine.

 Polska  souligne, de son coté, que le gouvernement local de Crimée vient de recevoir une aide de 1, 1 milliard de roubles (790 millions de dollars) de la Russie pour soutenir le développement de l'infrastructure économique et industrielle de la presqu'île. En dépit des menaces de sanctions européennes et américaines, le président russe Vladimir Poutine semble décidé à poursuivre son plan consistant à soutenir le gouvernement de Crimée qui lui a fait allégeance après avoir pris ses distances de Kiev, estime la publication.

Même son de cloche sur les colonnes de La gazette juridique  qui fait état de l'occupation par les forces russes d'un autre aéroport en Crimée, précisant qu'il s'agit cette fois de la base aérienne et de missiles des forces ukrainiennes près d'Evpatoria. Pour le journal, les forces russes contrôlent désormais toute la Crimée en passe d'être une autre république de la fédération de Russie avant même la tenue du référendum du 16 mars soutenu par le gouvernement local pro-russe. Ce dernier voit son salut dans le Kremlin qui le soutient à tous niveaux, relève le journal.

En Allemagne , le  Frankfurter Allgemeine Zeitung  s'interroge sur la démarche occidentale concernant la crise en Crimée alors que Vladimir Poutine exécute son programme pour contrôler le plus vite possible sa "proie" face à un Occident qui désespère d'un retour à la sagesse, estimant que cette question aura certainement des répercussions sur la crédibilité de Poutine et que l'économie russe sera affectée par cette crise.

Le journal note qu'en dépit de tout, l'Occident cherche encore une issue à la crise de Crimée avec un Kremlin décidé à étendre son empire, en considérant que dans le cas de l'Ukraine, il n'y aura d'autre choix qu'un tracé clair des frontières et la garantie de sa sécurité .

Die Kieler nachrichten  note, pour sa part, que les sanctions économiques envisagées par l'Occident contre la Russie auront des effets négatifs aussi bien sur l'Europe que sur les Etats-Unis, estimant à cet égard que les exportations allemandes ne pourront pas se maintenir en raison de leur dépendance du marché russe et qu'il serait très important d'examiner la crise en Crimée dans toutes ses dimensions.

Sur le même ton,  Süddeutsche Zeitung  estime que la guerre commerciale sera douloureuse aussi bien pour l'économie allemande que russe, en soulignant que cette crise n'est dans l'intérêt ni de l'Occident, ni de la Russie qui ont des intérêts économiques communs.

 Handelsblatt  s'interroge pour sa part sur le rôle des Etats-Unis dans cette crise, en rappelant que Washington a été en mesure de prévenir les conflits entre les grandes puissances depuis la chute du  rideau de fer  , et personne ne pouvait entrer en conflit avec les Etats-Unis , mais après les guerres en Irak et en Afghanistan la donne a changé et la crise ukrainienne constitue une épreuve pour Washington.

Au Portugal, les journaux consacrent leurs commentaires à la publication d'un livre préfacé par le président Anibal Cavaco Silva où il affiche sa préférence pour la négociation d'un programme de précaution pour la sortie de son pays du plan d'aide financière internationale.

Diario Economico écrit que Cavaco Silva estime dans ce texte publié sur le site officiel de la Présidence que " le Portugal aurait intérêt à recourir à une ligne de crédit de précaution à l'issue de son plan d'aide financière internationale, qui expire le 17 mai prochain" , tout en mettant l'accent sur la nécessité d'un consensus politique.

Diario de Noticias  estime, de son côté, que le président a mis l'accent sur la nécessité d'une entente englobant un compromis de stabilité politique et de gouvernabilité. Pour le président, cette entente entre le Parti social-démocrate (PSD, centre droit) du Premier ministre Pedro Passos Coelho et son allié conservateur le CDS-PP ainsi que le Parti Socialiste, principale force d'opposition devra durer jusqu'à la prochaine législature (2015-2019), ajoute la publication, notant que le chef de l'Etat a de nouveau appelé à la concrétisation "d'un compromis national à moyen terme" entre les trois partis signataires du programme d'assistance financière.

Une telle entente, assure le président, est fondamentale face aux défis auxquels le pays sera confronté lors de la période post-Troïka, ajoute le journal.

Pour sa part, le journal  I  note que le président Silva a laissé entendre que l'exécution du programme d'assistance financière aura "très probablement des résultats bénéfiques sur la récupération économique", tout en reconnaissant que la politique d'austérité liée au plan d'aide devrait laisser des séquelles qui auraient un impact sur la croissance.

Même son de cloche dans Jornal de Negocios  qui cite aussi les propos du président selon lequel " c'est une illusion que de penser que la rigueur budgétaire exigée du Portugal disparaîtra à la mi-2014 avec la fin de l'actuel programme d'ajustement économique et financier".

En Italie, les commentaires des quotidiens abordent l'annonce par le gouvernement d'une prochaine réduction de l'impôt sur le revenu de 10 milliards d'euros, ce qui a relancé la polémique notamment avec les syndicats et le patronat autour du type d'impôt concerné par cette décision.

Selon  Il Messaggero , le Président du Conseil italien, Matteo Renzi, 'mise tout sur la réduction de l'impôt sur le revenu des personnes physiques'' connu sous l'acronyme IRPEF, un impôt direct, personnel, progressif et général en vigueur en Italie.

Le journal relève, toutefois, que certaines parties, dont le patronat et le puissant syndicat (CGIL) ne sont pas de cet avis, alors que cette centrale syndicale menace déjà de mobiliser ses adhérents contre une telle décision. Le chef du Nouveau centre Droit (NcD), Angelino Alfano, principal allié du Parti Démocrate (PD), dirigé par Renzi, au sein de la coalition gouvernementale, se dit favorable à 'une démarche mixte'' qui consiste en la réduction de l'IRPEF et de l'impôt régionl sur les activités productives (IRAP).

 La Repubblica  se fait l'écho des propos du Premier ministre qui affirmait, lors d'une émission télévisée, qu'''on choisissant d'agir sur l'IRPEF, le gouvernement entend améliorer le revenu des familles''. "Nous aiderons, par contre, les entreprises à travers la simplification des procédures", a-t-il ajouté.

Renzi relève, toutefois, qu'il est 'embarrassant le fait que pour des années les impôts ont augmenté et qu'on annonce maintenant leur réduction'', poursuit le journal selon lequel la décision finale, à ce sujet, sera prise mercredi prochain lors du Conseil du gouvernement.

Pour sa part,  Il Corriere della Sera  reprend des extraits de l'intervention télévisée de Renzi dans laquelle il se dit notamment prêt à discuter avec les syndicats et le patronat sur une telle décision. 'Nous allons écouter toutes les parties, mais ce qu'il faut faire nous devons le faire en pensant aux citoyens'', a-t-il dit.

En Suède, les quotidiens reviennent sur les affrontements survenus samedi soir à Malmo impliquant un groupe néo-nazi et les manifestations de soutien organisées le lendemain en Suède en solidarité avec les victimes de ces heurts.

 Dagens Nyheter  rapporte que trois hommes ont été arrêtés par la police suite à ces affrontements qui se sont déroulés en marge d'une manifestation féministe, ajoutant que les personnes arrêtées sont soupçonnées de tentative d'assassinat.

Plusieurs personnes ont été blessées dans les affrontements, dont deux hommes et deux femmes poignardés ont été transportées à l'hôpital, ajoute la publication, qui explique que les affrontements se sont déroulés entre des néo-nazis et des membres de la gauche radicale. Dimanche, plusieurs rassemblements de soutien aux victimes de cette attaque ont été organisés en Suède, indique le journal, qui précise que près de 1500 personnes ont assisté à un rassemblement à Malmo en solidarité avec les victimes de ces affrontements.

De son côté,  Svenska Dagbladet  rapporte que le parti nazi suédois est impliqué dans ces affrontements, ajoutant que cette formation a confirmé sur son site web la participation de trois de ses membres à ces affrontements.

Plusieurs rassemblements ont eu à travers le pays pour dénoncer la violence politique, notamment à Malmo et Stockholm, souligne le quotidien, qui constate que ces incidents rappellent l'attaque menée en décembre dernier à Karrtorp par des membres du groupuscule d'extrême droite Mouvement de résistance suédois contre des participants à un meeting contre le racisme et le nazisme.

Pour sa part,  Aftonbladet  relève que l'attaque nazie de Malmo a suscité des manifestations massives dénonçant la violence en Suède, ajoutant que des centaines de personnes se sont réunies à Stockholm pour dénoncer le nazisme.

Un rassemblement a été organisé à Goteborg où près de 500 personnes ont pris part à une manifestation en soutien aux victimes de l'attaque nazie, ajoute le quotidien, faisant savoir que les villes de Lund, Umea, Jonkoping et Vasteras ont aussi connu l'organisation de rassemblements pour dénoncer l'attaque de Malmo.

En Espagne, les quotidiens s'intéressent au bras de fer entre le gouvernement central et l'exécutif régional catalan sur le référendum d'autodétermination convoqué par le président catalan Artur Mas pour novembre prochain.

Mas fait fi de la décision du Congrès d'interdire la tenue du référendum et dit suivre son chemin pour l'organisation d'une consultation référendaire controversée, souligne le journal La Razon .

Le président de la Generalitat (communauté autonome de la Catalogne) insiste qu'il poursuivra sa politique jusqu'au bout, ajoute la publication, assurant que le leader de Convergence et Union (CiU) accuse le gouvernement conservateur de rejeter le dialogue et de mener à l'impasse le débat sur ce sujet.

Sur le même registre,  ABC  note que Mas riposte au chef du gouvernement, Mariano Rajoy, en insistant sur la tenue du référendum le 9 novembre avec des "mécanismes légaux " .

Selon le journal, Artur Mas a mis également en place un projet d'Etat indépendant avec ses institutions et ses structures, précisant que le responsable catalan a déjà une vision sur son ministère des Finances qui comprendrait 8.000 fonctionnaires dont 300 inspecteurs.

En Turquie, les quotidiens commentent la campagne pour les élections municipales du 30 mars courant, qui fait rage sur fond du scandale de corruption sans précédent, qui agite fortement le gouvernement du Parti de la Justice et de Développement (AKP).

Plusieurs quotidiens reviennent sur les meetings électoraux tenus durant le week-end par les leaders politiques, dont le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, président de l'AKP, qui a fustigé encore une fois sans ex-allié Fethullah Gulen et sa puissante confrérie, accusés d'être à l'origine du scandale de corruption et d'avoir constitué un 'Etat parallèle'' pour manipuler l'enquête anticorruption en cours dans le but de nuire à l'image de l'AKP à la veille d'échéances électorales importantes.

 Star  note, dans ce cadre, que le chef du gouvernement a ouvertement accusé les partis de l'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP) et le Mouvement national (MHP) de faire front unis avec la Confrérie Gulen contre l'AKP, alors que son confrère Yeni Akid souligne que l'''Etat parallèle'' mène une campagne contre le parti d'Erdogan dans les provinces de l'Est, peuplée en majorité de kurdes, au profit du Parti pour la paix et la démocratie (BDP / pro-kurde).

 Turkiye  relaye, pour sa part, les résultats d'un sondage d'opinion qui accréditent l'AKP de 46,9 pc de voix contre 30,1 pc pour le CHP, 14,3 pc pour le MHP et 5,8 pc pour le BDP.

Le même quotidien estime que la popularité du Premier ministre n'a pas été altérée par le scandale de corruption et les fuites sur Internet d'écoutes téléphoniques qui le mettent en cause dans cette affaire politico-financière.

 Today's Zaman  , qui n'est pas de cet avis, fait état, pour sa part, de nouveaux enregistrements audio pirates compromettants pour le chef du gouvernement et son entourage, mis en ligne à travers les médias sociaux durant le week-end.

Dans un éditorial intitulé condamné ce genre de politique'', le quotidien note que les récentes fuites d'écoutes téléphoniques en disent long sur les relations dangereuses entre les médias et le champ politique, où le Premier ministre semble ne pas prêter beaucoup d'attention aux accusations de corruption qui l'entoure, se contentant de présenter le mouvement Gulen comme le principal responsable de tous les maux.

Concernant la campagne électorale,  Today's Zaman  , un journal réputé proche du mouvement Gulen, souligne que le candidat CHP pour la mairie d'Istanbul, Mustafa Sarigul, a promis de réévaluer les grands projets lancés dans la première mégalopole de Turquie par l'AKP, qui ont suscité la colère de plusieurs partis notamment les écologistes.

Outre-Manche, les quotidiens s'intéressent à la disparition d'un avion de la compagnie Malaysia Airlines transportant 239 personnes qui devaient se rendre à Pékin. Cet appareil, un Boeing 777, qui a décollé de la capitale malaisienne, a perdu samedi dernier le contact avec le contrôle aérien à son entrée dans l'espace aérien vietnamien.

Le Guardian se fait l'écho de cet incident et du mystère qui plane toujours sur le sort de cet avion, alors que les enquêteurs n'écartent pour l'instant aucune piste. Pour sa part, "Times" évoque la thèse terroriste, une thèse confortée par la présence et la participation du FBI et d'Interpol dans les investigations concernant deux passagers qui voyageaient sous de fausses identités grâce à des passeports dérobés à des touristes européens.

Avec ces faux documents de voyage, les deux passagers de l'avion disparu ont pu acheter des billets et passer tous les contrôles de sécurité, tandis que les deux passeports volés figuraient sur une liste établie par Interpol, une base de données accessible à toutes les polices du monde. "Independent" estime que cet incident montre les failles de sécurité et l'inefficacité des contrôles opérés par les autorités malaisiennes avant l'embarquement des passagers.

L'an dernier, plus d'un milliard vols ont été effectués sans vérification de l'identité des passagers et consultation de la liste des documents volés établie par Interpol, souligne le journal.

Quant au Daily Telegraph, il jette la lumière sur les recherches effectuées par les forces aériennes et navales qui n'ont pas pu trouver jusqu'à présent les débris de l'appareil qui assurait la liaison Kuala Lumpur-Pékin avant de disparaître des écrans radars.

Enfin en Belgique, les quotidiens rendent hommage à Gérard Mortier, directeur d'opéra terrassé samedi par un cancer à l'âge de 70 ans. Le Soir qui titre "Gérard Mortier, requiem pour un visionnaire'', écrit que Gérard Mortier a mené, sans concession, la carrière de patron de l'opéra la plus brillante et tumultueuse des 30 dernières années, défendant sans relâche la modernité de l'art lyrique et sa dimension théâtrale.

Le journal relève que Mortier entendait replacer l'opéra au centre de la cité. Il fut un des plus grands managers culturels des 40 dernières années, sa démarche était un mélange d'innovation et de rigueur.

Sous le titre 'l'homme qui a révolutionné la culture'',  La Libre Belgique' écrit que Gérard Mortier a occupé les plus grandes fonctions dans le monde de l'opéra et fut un créateur infatigable, innovateur et agitateur d'idées. L'homme est humaniste à l'immense culture, défenseur de l'idée européenne et du rôle des artistes et un pourfendeur des nationalismes, ajoute-t-il.

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