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MAP - publié le Vendredi 30 Mai à 12:57

Revue de la presse économique marocaine



Rabat - Les relations économiques entre le Maroc et la Tunisie, la réforme de la profession de notariat qui entre dans une phase cruciale, la problématique de résorption des bidonvilles, le plan national de dématérialisation des autorisations de construire, la récente sortie du Qatar et des Emirats arabes unis (EAU) de l'indice MSCI Frontier Markets et le dossier de l'endettement public, qui a "plus que doublé" au Maroc sur une période de 15 ans, sont autant de sujets phares traités cette semaine par la presse économique hebdomadaire.



Sous le titre "Entre politique et modeste coopération économique", l'hebdomadaire "Challenge" s'intéresse aux relations économiques et politiques liant le Maroc et la Tunisie, dans le cadre de la visite que le Roi Mohammed VI effectuera en Tunisie du vendredi au dimanche, à l'invitation du président Moncef Marzouki.

"Le Maroc et la Tunisie avancent dans la même direction et avec les mêmes atouts", écrit l'hebdomadaire, précisant que les secteurs qui font l'essentiel des deux économies sont les exportations, le tourisme, le textile, les phosphates et l'agriculture.

Les liens économiques sont appelés à être renforcés pour répondre à des besoins de développement des deux pays. Renforcer les équations de complémentarité et permettre l'échange des bonnes pratiques dans tous les secteurs économiques est un devoir politique, écrit le journal. 

En effet, les défis géopolitiques liés à a situation dans la région du Sahel et les dangers que font courir les transactions illégales dans les domaines de l'armement et de la drogue imposent aux deux pays une coordination et un travail en profondeur.

Sur un autre registre, "Challenge" jette la lumière sur la réforme de la profession de notariat, qui entre dans une phase cruciale avec l'adoption par le gouvernement du décret relatif au dépôt des fonds des notaires auprès de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), qui bénéficiera d'une sorte de monopole en la matière.

Avec ce système de gestion des fonds qui s'ajoute à d'autres garanties prévues par la loi organisant la profession (fonds d'assurance des notaires, assurance responsabilité civile), le notariat dispose actuellement de tous les atouts pour inspirer la confiance du public face à d'autres professions juridiques.

Ainsi, la nouvelle loi relative à l'organisation de la profession de notaire, entrée en vigueur en 2013, prévoit dans son article 33 que les notaires ne sont pas autorisés à conserver, à quelque titre que ce soit, les fonds qu'ils détiennent pour le compte de leur clientèle et qu'ils sont tenus de les déposer dès leur réception à la CDG.

Par ailleurs, l'hebdomadaire "Challenge" retourne sur le dossier des bidonvilles en dressant un bilan de la stratégie d'intervention lancée par le Maroc.

Le qualifiant de bilan mitigé, le journal précise que 54 villes ont été déclarées sans bidonvilles et 1,5 million ménages ont vu leurs conditions d'habitation améliorées, selon des données de 2012 du ministère chargé de l'Habitat, ajoutant que dans 40 autres villes, le taux d'avancement global du programme est de l'ordre de 70 pc. 

Mais loin de s'arrêter, le phénomène des bidonvilles a continué à se développer. Le nombre des ménages au moment du lancement du programme n'était que de 280.000, alors qu'aujourd'hui, il est de plus de 320.000.

En outre, les villes qui ont été déclarées sans bidonvilles sont surtout des petites et des villes moyennes. Du coup, dans l'axe d'ancrage historique des bidonvilles formés par Kénitra, Rabat, Salé, Témara, Skhirat, Mohammedia, El Jadida, Safi, le phénomène a non seulement résisté mais a continué à progresser. Seule exception est celle de Casablanca.

Pour sa part, "La Vie éco" se penche sur le plan national de dématérialisation des autorisations de construire, qui sera lancé prochainement par le ministère de l'urbanisme.

Le règlement général de construction (RCG) précise que des procédures dématérialisées de dépôt, d'examen des demandes et de délivrance des autorisations doivent être mises en œuvre par arrêté conjoint des ministères de l'intérieur et de l'urbanisme.

A cet effet, le ministère de l'urbanisme devrait lancer d'ici la fin de l'année un appel d'offres qui prépare le terrain pour le plan national de dématérialisation afin de mettre une base de données unifiée pour les demandes d'autorisation au niveau national, alimentée par les différents intervenants dans la procédure.

Par ailleurs, l'hebdomadaire se focalise sur le lancement d'un deuxième appel à manifestation d'intérêt (AMI) relatif à l'ouverture de nouvelles lignes maritimes reliant le Maroc à l'Europe, en donnant la possibilité aux opérateurs nationaux de soumissionner aux lignes maritimes de leur choix.

Les conditions semblent plus souples vu que chacun peut postuler pour la ou les lignes de son choix, note "la vie éco", soulignant que l'objectif même d'ouvrir ces nouvelles lignes répond, en partie, à une logique de sauvetage des compagnies locales.

Pour sa part, "Finance News" s'attaque à la récente sortie du Qatar et des Emirats arabes unis (EAU) de l'indice MSCI Frontier Markets (MSCI FM) et leur reclassification dans le MSCI Emerging Market (MSCI EM) en la qualifiant d'"aubaine pour le marché boursier marocain".

"Le poids du Maroc dans l'indice MSCI FM qui compte 32 pays passe à près de 6,5 pc, le situant ainsi à la cinquième place", relève l'hebdomadaire expliquant que ces deux pays du Golfe représentaient à eux seuls, un poids de 36,3 pc de l'indice, alors que le Maroc occupe 4,5 pc.

Selon l'hebdomadaire, ce changement au niveau de l'indice MSCI FM confère au Maroc "plus de visibilité et une meilleure représentativité auprès des fonds d'investissement". 

De surcroît, l'entrée de la valeur marocaine CGI à cet indice porte à neuf le nombre de valeurs qui y sont représentées en l'occurrence Maroc Telecom, Attijariwafa bank, Addoha, BMCE Bank, Managem, BCP, Wafa Assurance, Lafarge Ciments et enfin la CGI, rapporte l'hebdomadaire qui estime qu'avec une telle composition, le Maroc devrait pouvoir bénéficier d'un regain d'intérêt de la part des investisseurs étrangers, ce qui pourrait augmenter les volumes traités sur la place casablancaise".

Finances News" braque, par ailleurs, les projecteurs sur le dossier de l'endettement public, qui a "plus que doublé" au Maroc, sur une période de 15 ans.

En effet, l'hebdomadaire, qui fait état d'une dette de 256 milliards de dirhams (MMDH) en 1998 et de 554 MMDH en 2013, s'interroge sur "la stricte réalité" que cache ces chiffres .

Toutefois, si ce dossier fait polémique au Maroc c'est parce que, premièrement, il représente "un sujet à la mode", et que deuxièmement, cette problématique de l'endettement au Maroc est relative aux sorties de trésor à l'international durant la dernière décennie, estime la publication, ajoutant que la souscription du pays auprès du FMI à la Ligne de précaution et de liquidité (LPL), a été "vraisemblablement mal compris, car il a été rapproché à maintes reprises d'un nouveau programme d'ajustement structurel".

Citant le ministère des Finances, l'hebdomadaire appelle à "s'éloigner de toute considération politique et analyser la stricte réalité des chiffres", ajoutant que "la gestion dynamique de la dette nous permet de garder toute notre souveraineté et une flexibilité accrue en cette période économique difficile".

"La dette a augmenté parallèlement à une hausse conséquente du PIB. D'ailleurs en 2005 son poids représentait 57 pc du PIB contre 62 pc en 2004", rapporte le journal, qui souligne que depuis cette année, le schéma directeur de l'endettement public "n'a pas changé et la dette augmente en pesant moins dans le PIB et son coût se stabilise voire baisse".

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