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MAP - publié le Vendredi 22 Novembre à 10:49

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine



Dakar - Les quotidiens parus ce vendredi dans plusieurs capitales africaines ont mis l'accent sur nombre de sujets d'actualité, dont la situation économique au Zimbabwe et les mesures prises par ce pays dans le but d'apurer sa dette extérieure, la hausse des frais d'inscription dans les universités sénégalaises et la colère estudiantine qu'elle a suscitée, la crise qui secoue le secteur de l'enseignement au Gabon, ainsi que sur la cherté de la vie en Côte d'Ivoire.



En Afrique du Sud, la presse a réservé un large espace à la situation économique au pays voisin, le Zimbabwe qui oeuvre pour la mise en place de mesures destinées à apurer sa dette extérieure notamment vis-à-vis de la France.

+Mail & Guardian+ écrit que la France a démenti des informations faisant état de son intention d'annuler la dette du Zimbabwe, estimée aux environs de 3 milliards de dollars. Un ministre français cité par un reportage avait déclaré plus tôt ce mois-ci que le Zimbabwe faisait partie des cinq pays africains qui pourraient bénéficier de son programme d'annulation de la dette en 2014, rappelle ce quotidien.

"Le Zimbabwe ne sera pas éligible au regard de l'Initiative pour les pays les plus endettés tant qu'il n'aura pas réglé ses arriérés auprès des institutions financières internationales", a précisé un diplomate cité par le même journal.

Pour +City Press+, les décisions appropriées concernant la dette du Zimbabwe seront prises en temps opportun, dans le cadre du Club de Paris.

La dette combinée du Zimbabwe envers les institutions financières multilatérales, comprenant le FMI, la Banque mondiale et le Club de Paris, est estimée à 10 milliards de dollars, relève le journal, ajoutant que le Zimbabwe a accepté un programme sous supervision du personnel du FMI destiné à aider ce pays à apurer sa dette extérieure et à reprendre des relations normales avec les institutions financières internationales.

Et le journal +Beeld+ de rappeler que le ministre des Finances Patrick Chinamasa a déclaré que le Zimbabwe s'efforcé d'honorer les obligations de sa dette extérieure afin de renforcer la confiance des investisseurs et de dé bloquer des nouveaux financements qui sont extrêmement importants pour revigorer l'économie nationale.

Au Sénégal, les journaux de la place ont réservé un large espace à moult questions d'actualité, entre autres, la dissolution de la fédération sénégalaise de basketball (FSB) ainsi que le climat tendu suite aux actes de vandalisme perpétrés hier au rectorat de l'université Cheikh Anta Diop à Dakar (UCAD).

Ainsi, +Le Quotidien+ a écrit que Mbagnick Ndiaye (ministre des Sports) normalise Tandian (président de la FSB) .

De son côté, +Le Populaire+, tout en faisant référence au retrait de la délégation de pouvoirs à la Fédération Sénégalaise de Basketball (FSB), relève que Mbagnick Ndiaye décapite Tandian et installe un comité de normalisation suite au scandale de la fraude sur l'âge qui a secoué la fédération sénégalaise de basketball.

"Je pars la tête haute. Que personne ne compte sur moi pour insulter le ministre. Ma famille, mes employés sont soulagés de mon départ. Les Sénégalais verront ceux qui ont dénoncé les joueurs", a déclaré Baba Tandian à la Une de +Direct-Info+.

Concernant les événements survenus jeudi à l'UCAD, +Le Quotidien+ a titré : Saccage du Rectorat de l'Université de Dakar : L'assemblée de l'université porte plainte. Selon ce journal : Hier, une armée d'étudiants déchainés à saccager le Rectorat de l'université de Dakar pour protester contre la hausse des inscriptions. Réunie en urgence, l'assemblée de l'université a décidé de porter plainte et traduire les "vandales" devant le conseil de discipline de l'UCAD.

"Les étudiants se moquent du deadline fixé par l'Etat" titre, pour sa part, +Walfadjri+, selon qui "le deadline fixé par les autorités pour les inscriptions des premières listes et qui devait expirer hier à minuit, n'ébranle pas les étudiants de l'Université de Dakar. Ils soulignent que cette mesure n'est qu'un coup d'épée dans l'eau. La preuve : Ils ne comptent pas laisser les mesures portant augmentation des frais d'inscriptions dans les universités".

Au Gabon, les quotidiens de la place se sont focalisés essentiellement sur une éventuelle reprise des cours le 25 novembre dans tous les établissements de l'enseignement public, une dizaine de jours après leur suspension "en vue de préserver l'ordre public", au lendemain d'un mouvement de contestation des élèves dans les rues, en soutien à leurs professeurs en grève.

La réouverture des classes est programmée pour lundi prochain, a fait savoir le quotidien +L'Union+, citant une déclaration du premier ministre Raymond Ndong Sima à l'issue de sa réunion avec les représentants des syndicats de l'éducation nationale, soulignant que le chef du gouvernement aurait trouvé un terrain d'entente avec les grévistes, tendant à satisfaire leurs revendications.

Le chef du gouvernement, note pour sa part le quotidien +Gabon Matin+, a précisé que les vacations de surveillances des concours et examens au titre de l'année 2013, à l'origine de cette crise qui secoue le secteur de l'éducation, ont déjà été payées aux ayant-droits et que les autres points inscrits au dossier revendicatif sont en voie de règlement, tout en annonçant une série de mesures de sécurité visant à assurer un retour normal dans les classes.

Les établissements de l'enseignement public au Gabon sont fermés depuis le 15 novembre. Le gouvernement avait annoncé une réouverture des classes pour mercredi dernier, mais les syndicats ont décidé de poursuivre leur débrayage jusqu'au règlement de leurs dossiers.

En Côte d'Ivoire, La remise du rapport de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) la veille au Chef de l'Etat, Alassane Ouattara et la sortie médiatique du ministre du Commerce, Jean-Louis Billon concernant la cherté de la vie dans le pays, sont les principaux sujets commentés vendredi par la presse ivoirienne.

Ainsi le quotidien +Fraternité Matin+, rapporte que le rapport d'activités de la CDVR a été remis jeudi au président Ouattara, soulignant que les "recommandations de Banny (président de ladite Commission) sont à l'étude".

Le journal s'attarde sur les principales recommandations contenues dans le rapport relatives à "l'unité et la cohésion sociale", "la gestion du foncier", "la lutte contre l'injustice" et "la réinsertion des ex-combattants".

S'intéressant à ce rapport d'activités de la CDVR remis au Chef de l'Etat, +Le Nouveau Réveil+ pense que la Commission dirigée par Charles Konan Banny "n'a ni échoué, ni réussi". Le journal rapporte, en citant le président Ouattara que les victimes ne seront pas laissées pour compte.

"Corruption, cherté de la vie, Billon (ministre du Commerce) tire à boulets rouges", affiche le journal +Aujourd'hui+, alors que son confrère +Le Jour Plus+, en citant le ministre qui s'expliquait lors du rendez-vous du gouvernement avec la presse, relève qu'Abidjan fait partie des villes les plus chères au monde.

Selon le ministre du Commerce, ajoute le journal, "la cherté de la vie est due au fait de la libéralisation des prix et du manque d'emplois en Côte d'Ivoire en plus de l'élévation de la fiscalité et plusieurs autres paramètres".

Au Nigeria, les quotidiens +The Guardian+, +This Day+ et +Daily Trust+ réservent leur Une à la maladie du président Goodluck Jonathan qui a reçu jeudi un traitement médical à Londres, après s'être senti souffrant.

Alors qu'il était en visite à Londres pour un rendez-vous avec le Conseil honoraire international des investisseurs nigérians, M. Jonathan s'est senti souffrant et ne pouvait pas participer à l'ouverture de cette rencontre jeudi, rapportent ces journaux, soulignant que les médecins lui ont recommandé quelques jours de repos.

+This Day+ rapporte également qu'une enquête sur des milliards de dollars de revenus pétroliers manquants a été ouverte. Le journal fait état, à ce sujet, d'un rapport sur les complicités dans le vol du pétrole au Nigeria.

Au volet sécuritaire, +Daily Trust+ revient sur l'affaire de la tuerie de mai dernier dans un village relevant de l'Etat de Nasarawa (centre-nord) dans laquelle des dizaines d'agents de sécurité ont été assassinés lors d'une embuscade tendue par le groupe dit "Ombatse", pour indiquer que les services de sécurité auraient décidé de tourner la page.

Le président de l'Association du Barreau nigérian a rejeté la décision de la police de pardonner le groupe Ombatse qui doit répondre de sa responsabilité dans cette affaire, ajoute le journal.

Au Niger, le quotidien +Le Sahel+ revient sur les travaux de la 16ème édition de la Conférence et exposition sur le négoce et le financement du pétrole, du gaz et des mines en Afrique (OILGASMINE), qui se tient à Niamey, notant que contrairement aux éditions antérieures, le Niger a innové en ajoutant à cette conférence une session spéciale sur les Femmes et les industries extractives .

Un certain nombre d'évidences sont rappelées et des constats ont été établis par les participants à cette Conférence, ajoute la même source, notant que l'Afrique est le 1er producteur de plusieurs minerais.

L'Afrique détient environ 3/4 des réserves mondiales de platine, de chrome, de phosphate, de cobalt, près de la moitié des réserves de manganèse et de diamant, le quart des réserves globales d'uranium et environ 10 pc des réserves pétrolières et gazières mondiales, ajoute encore la publication, relevant que l'Afrique à elle seule représentera environ 12 pc de la croissance mondiale de la production mondiale du gaz d'ici à 2035.

Au Mali, à deux jours du scrutin législatif, le quotidien +L'Indépendant+ affirme que tous les états-majors politiques retiennent leur souffle, estimant que les alliances contre nature nouées par les formations politiques pourraient décrédibiliser les acteurs politiques et les candidats aux yeux des électeurs, ce qui va influer négativement sur leur mobilisation, malgré les efforts multiformes de sensibilisation des électeurs pour qu'ils aillent accomplir leur devoir civique.

"Les Maliens aux urnes après une campagne morose" fait constater, pour sa part, +Le Combat+ qui souligne que cette campagne qui s'achève aujourd'hui dans la morosité est le signe que les populations sont fatiguées des promesses sans lendemain des hommes politiques qui ne sont que des vendeurs d'illusions.

Pour +Les Echos+, les législatives de dimanche prochain constituent un autre test pour un Mali en quête de stabilité. Ce scrutin, qui doit être une réussite après une élection présidentielle

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