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Rachida Dati : Le Roi Mohammed VI écrit une nouvelle page de l'histoire du continent en... | via @lemagMaroc https://t.co/gFJFDynMFj


MAP - publié le Mercredi 18 Juin à 10:31

Revue de la Presse Africaine du merecredi 18 juin



Dakar - La publication des résultats de l'audit physique et biométriques de la fonction publique au Sénégal, le bras de fer pour forcer le gouvernement Kenyan à engager un dialogue national sur l'insécurité galopante, la 2è session de la commission mixte gabono-ivoirienne (17 au 19 juin) à Libreville et l'évasion collective de détenus de la prison centrale de Bamako (Mali), sont les principaux sujets commentés par la presse africaine parue ce mercredi.



Au Sénégal, le journal +le Soleil+ se fait l'écho de l'audit de la fonction publique, soulignant que "l'Etat réalise une économie de plus de 5 milliards de francs CFA en 2013''.

'Le résultat de l'audit physique et biométrique de la fonction publique a été validé hier, au cours d'une réunion du comité de pilotage à la primature. Il a été noté que 1.169 agents de l'Etat, régulièrement payés, ne s'étaient pas présentés'', rapporte cette publication.

Et de poursuivre que 'la suspension de salaires de 1.169 agents payés indument et de quelque 2.298 autres fonctionnaires qui ont quitté le fichier de la solde pour diverses raisons, a permis à l'Etat de récupérer 15,35 milliards de francs CFA par année''.

'L'audit physique et biométrique des agents de l'Etat a permis dé débusquer 1.169 agents fictifs et de constater aussi que d'autres milliers de fonctionnaires ont quitté le fichier de la solde pour diverses raisons, ce qui va entrainer au bénéfice de l'Etat une économie de 15.356.175.612 FCFA'', écrit pour sa part +le Quotidien+.

Même son de cloche chez son confrère +EnQuête+ qui titre 'Audit physique et biométrique de l'Etat : 1.169 agents épinglés, plus de 5 milliards économisés''.

Son confrère +Sud Quotidien+ titre en gros 'Fraude sur les salaires : Plus de 5,6 milliards de francs CFA payés à 1.169 fonctionnaires fictifs''.

Sur le plan politique, la presse sénégalaise revient en détails sur la bataille pour les élections locales prévues le 29 juin, en consacrant de larges espaces illustrés de photos, à l'avancement de la campagne électorale dans diverses municipalités et communes du Sénégal.

Au Kenya, la presse a mis en exergue la tension et le bras de fer entre les différents protagonistes de la classe politique au Kenya, avec au centre une série de rassemblements politiques planifiés et organisés par l'opposition pour forcer le gouvernement à engager un dialogue national sur l'insécurité galopante, la hausse du coût de la vie et le chômage des jeunes, entre autres préoccupations.

Sous le titre "Les dirigeants doivent être conscients des intérêts supérieurs du Kenya" , le quotidien +Daily Nation+ a mis en garde contre les accusations et la guerre des mots auxquelles se livrent actuellement les leaders de la coalition au pouvoir et de l'opposition, notant que cela pourrait déstabiliser le pays et raviver les rancœurs des violences postélectorales de 2007/208.

La publication fait constater à ce sujet qu'au moment où l'opposition CORD a donné au gouvernement un ultimatum pour lancer un dialogue national sur les principales questions de l'heure et décidé de descendre dans la rue pour forcer l'exécutif à répondre à cette revendication légitime, la coalition au pouvoir Jubilée envisage, elle aussi, d'organiser des manifestations parallèles pour démontrer sa force.

De son côté, le journal +Standard+ avertit que ces manifestations pourraient dégénérer en violences et que les leaders politiques se doivent d'adopter un ton réconciliateur pour apaiser les tensions entre gouvernement et opposition. La tragédie est que les deux principales forces politiques du pays, qui normalement devraient fournir un bon leadership, se livrent actuellement à des accusations et à une guerre des mots, au lieu de s'engager dans un processus d'édification à travers un dialogue pour faire face aux nombreux problèmes que connaît le pays, déplore le quotidien.

Au Mali, +L'Indépendant+ s'attarde sur l'évasion collective de détenus de la prison centrale de Bamako, relevant que le dispositif sécuritaire de la prison centrale a fortement été décrié au cours de cette évasion massive rare dans les annales pénitentiaires du pays.

Le journal, qui publie une liste des prisonniers évadés, note que cette opération a été planifiée de longue date par Mohamed Ali Ag Wadoussène qui a bénéficié de la complicité des hommes de main (présents à Bamako) de son oncle Ag Hitta, chef de la katiba de Youssef Ben Tachfine.

''Evasion spectaculaire à la prison centrale : Comment les djihadistes se sont taillés ?'' s'interroge, de son côté, +Info Matin+, notant que cette évasion a coûté la vie à un agent qui n'était même pas armé pour représenter une menace pour les bandits.

Le journal, citant des sources concordantes, fait savoir que des armes ont été introduites dans la prison pour permettre aux éléments djihadistes qui y étaient détenus, de se faire la malle.

Pour +Le Combat+, dans cette situation confuse où une trentaine de prisonniers dont des terroristes et des rebelles se sont évadés, il faut clairement soupçonner des complicités internes du personnel du service pénitentiaire et des soutiens externes.

En tout cas, au niveau de la hiérarchie de la Maison centrale de Bamako, des têtes doivent tomber, surtout que cette évasion qui a des caractéristiques cinématographiques a été effectuée en plein jour, affirme le quotidien.

Les journaux maliens reviennent, par ailleurs, sur la motion de censure déposée par certains partis de l'opposition contre le gouvernement de Moussa Mara. +Le Soir de Bamako+ écrit, à ce propos, que les députés planchent sur le sort de Moussa Mara aujourd'hui, notant que mathématiquement, le vote des députés sera en sa faveur.

En Côte d'Ivoire, un menu varié ayant trait à la politique interne notamment le rejet par le Conseil constitutionnel d'une saisine de députés sur la Commission électorale indépendante (CEI) et 'les révélations'' de l'ancien président Laurent Gbagbo dans un livre à paraître, meuble les commentaires de la presse locale.

'Vingt-neuf députés issus des groupes parlementaires PDCI-RDA et Espérance ont saisi le Conseil constitutionnel de la non-conformité de la Commission électorale indépendante (CEI) avec la Constitution, ils n'ont pas obtenu gain de cause'', écrit le quotidien +Nord-Sud+.

L'institution présidée par François Wodié a validé la réforme de la structure en charge de l'organisation des élections en Côte d'Ivoire, précise le journal qui publie l'intégralité de la décision rendue publique mardi par le Conseil constitutionnel.

'Plainte contre la nouvelle CEI, le Conseil constitutionnel déboute les 29 députés'', affiche +Le Patriote+, soulignant que selon l'institution suprême en matière électorale, 'la requête du Collectif (...) est mal fondée en droit''.

Le journal précise que le Président du Conseil constitutionnel a expliqué aux députés qui se sont basés dans leur plainte sur 'le manque de principe d'égalité entre candidats à la lumière de la composition de la CEI'', qu'aux yeux du droit et en l'absence des faits concrets, 'cette argumentation manque de pertinence dès lors qu'elle ne rapporte pas des faits établis''.

Les candidatures déclarées jusqu'à présent sont d'ordre politique et 'il n'existe pas à ce jour de déclaration de candidature au sens du droit'', précise le Conseil constitutionnel.

Sur le même sujet, +Fraternité Matin+ affiche : 'Fin du débat sur la nouvelle CEI, le Conseil constitutionnel a tranché'', alors que +Soir Info+ constate que concernant la 'nouvelle CEI, Wodié (Président du Conseil constitutionnel) déboute les députés contestataires''.

'Wodié déchire la requête des députés PDCI'', souligne +L'Expression+, ajoutant que 'Yasmina Ouégnin, KKB et consorts déboutés'', au moment où +Le Nouveau Réveil+, évoque l'installation de la 'nouvelle CEI, la nouvelle CNI, les élections de 2015 le FPI opte pour le boycott total''.

Le journal met en exergue la manière dont les 'radicaux veulent venger Gbagbo à tout prix''.

Pour le quotidien +L'Intelligent d'Abidjan+, 'Le Conseil constitutionnel rejette leur requête'', soulignant que 'les députés qui veulent troubler le sommeil de Ouattara et Bédié menacent encore''.

La confirmation dernièrement des charges contre l'ancien Président Laurent Gbagbo par la Cour pénale internationale (CPI), continue d'alimenter les commentaires de la presse ivoirienne.

Après la 'mort politique'' de Laurent Gbagbo, titre +Le Patriote+, 'Affi candidat en 2015'', alors que +L'Expression+ révèle à ce propos qu'Affi N'Guessan et Katinan se battent pour le contrôle du FPI.

Dans le même registre, +Le Temps+ jubile qu'''avant le procès du siècle, à la CPI, Gbagbo fait déjà le grand déballage'', alors que dans les colonnes du +Soir Info+, l'ancien maître des lagunes soutient que 's'opposer au diktat, ce n'est pas facile''.

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