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ibn-khaldoun.com - Centres d’Etudes Internationales - publié le Samedi 26 Novembre à 15:49

Résultats partiels : le Parti de la Justice et du Développement en tête




Au lendemain des élections législatives anticipées organisées au Maroc le 25 novembre 2011, et dans l’attente des résultats définitifs que devra annoncer Taïb Cherkaoui, ministre de l’Intérieur le 26 novembre 2011 en fin de journée, l’heure est aux conclusions. Ce dernier annonçait le 25 novembre 2011 au soir, lors d’une conférence de presse tenue à Rabat que le scrutin s’est déroulé dans des circonstances ordinaires, et sans irrégularités qui puissent remettre en cause l’issue du processus électoral, et ce, à travers l’ensemble du territoire national, où le taux de participation dépassait les 45%. Notons tout de même qu’en 2007, le taux de participation aux élections législatives n’avait pas dépassé les 37%. Ces élections législatives, les toutes premières depuis la réforme constitutionnelle, concrétisée par l’adoption d’une nouvelle Loi fondamentale par voie de référendum populaire le 1er juillet 2011, ont été anticipées dans le but de permettre que se mettent réellement en œuvre les réformes initiées en haut lieu par le roi Mohammed VI.



Résultats partiels : le Parti de la Justice et du Développement en tête
Selon les résultats provisoires, annoncés par le ministre de l’Intérieur au cours d’un point de presse samedi 26 novembre 2011 en fin de matinée à Rabat, il semblerait que l’issue de ce scrutin soit marquée par une victoire des islamistes modérés du Parti de la Justice et du Développement (PJD). En effet, le PJD aurait déjà comptabilisé, selon l’agence marocaine Maghreb Arabe Presse, plus de 80 sièges.

Il ne fait désormais nul doute que ce parti politique, qui se définit officiellement comme « (…) un parti politique national dont le but est la contribution à la construction d'un Maroc moderne démocratique, prospère et solidaire, fier de son authenticité historique et contribuant positivement dans la marche de la civilisation humaine, dans le cadre de la monarchie constitutionnelle en reconnaissant le fait que le roi du Maroc est également Commandeur des croyants », ait su mener à bien la mobilisation de ses troupes. En effet, le parti jouit d’une assise populaire indéniable, en particulier auprès des travailleurs, principalement en milieu urbain. Cette implantation dont dispose le PJD découle directement du fait qu’il ait su se concentrer sur le processus électoral à proprement parler, au lieu de sombrer dans une polémique stérile. Ce parti politique est considéré comme conservateur, tant au niveau national que du point de vue international. De plus, le PJD a constamment exprimé sa position en faveur de la Monarchie et des réformes initiées par cette dernière, qu’il soutient de manière inconditionnelle. Cette formation politique a également bénéficié du fait que les citoyens marocains, à travers ces élections législatives, aient fait le choix de propulser au devant de la scène politique de nouvelles figures, et de donner à un parti qui n’a jamais été au pouvoir, l’opportunité de faire ses preuves. Ainsi est consacrée l’alternance, gage de démocratie, mise en place au Maroc depuis la fin des années 1990.

Le PJD se présente donc comme un parti politique, qui bien que résolument conservateur, reste modéré, et prône une mobilisation massive de la population et de la classe politique dans le but de mener à bien la lutte contre la corruption, de même qu’il soutient sans réserve la Monarchie. Bénéficiant d’une assise populaire certaine, ce parti a toutes les cartes en main afin de se positionner en tant qu’interlocuteur institutionnel légitime des mouvements de contestation, canalisant de la sorte l’action de ces derniers, afin que celle-ci s’inscrive dans la légalité et dans un esprit de cohésion nationale ; mais aussi pour conduire un gouvernement de coalition à même de répondre aux impératifs conjoncturels, tels que la crise économique mondiale.



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