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Dr Ben Kirat - publié le Mercredi 13 Août à 19:26

Réponse aux Renégats Abou Naim et ses cohortes

L’Amazigh est la bête noire du PI, du PJD et des Islamistes illettrés






Le Maroc, pour différentes raisons, devient le point de référence dans plusieurs domaines de l’actualité.

Il faut rappeler donc que le Maroc est un pays pluraliste et est composé de 75% d’Amazigh entre Rifains, Souassa et Chleuhs et dont 28% de la population marocaine ne parlent que Amazigh, suivant le census de 2004 et confirmé par Ahmed Assid et Boukous.

Le pays est composé d’une minorité respectueuse de juifs marocains parlant Hébreux, Amazigh, Arabe dialectal et Français et forment, avec les Mozarabes, les Mouwalades ou musalama (islamisés) comme Abou Naim, ou ‘mestizos’ en espagnole du mélange de la personne arabe et la personne espagnole ayant embrassée l’Islam, ou un métis comme le musulman-chrétien Afro-américain Obama, les résidents africains, européens et autres étrangers, 25% de la population marocaine.

Cette pluralité marocaine est dominée par les Imazighen, des Mouwalades arabisés qui parlaient Aljamia ou les Mozarabes qui parlaient un Arabe de l’Andalousie qui est un mélange de langues Ibériques d’origine latine et des dialectes locaux que les Amazighs et les Arabes commençaient à parler à partir du IXe siècle, et reçoivent, comme le Mozarabe Abou Naim, une éducation limitée au Msid.

Ceci explique la version du dialectal marocain que ces Mozarabes et Mouwalades, que représentent Abou Naim, ont importé au Maroc comme le ‘duro’ (pièce de 5 pesetas) et ‘real’ (pièce de 25 centimes ou un quart d’une peseta) et se prennent pour des arabes de souche et ‘grands Ouléma’, mais ne parlent que le Mozarabe, donc les différents dialectes qui se sont évoluée depuis au Maroc

Il faut souligner que l’Arabe moderne ou classique n’est jamais utilisé entre les marocains et est limité à l’administration publique et non le commerce extérieur comme les affaires au Maroc qui n’utilisent que le Français avec un peu d’Anglais.

C’est pour cette raison que les Occidentaux et ceux qui ont appris l’Arabe moderne se demandent, lorsqu’ils visitent le Maroc, si vraiment les marocains parlent l’Arabe?

En plus de Tamazight il y a des variations de l’arabe dialectal des Mouwalades et Mozarabes de Tanger à Laguira, ou de l’arabe moyen et classique qui ont aussi leurs variantes au Maroc comme dans le monde arabophone, mais seule l’Arabie Saoudite et sa région ont un droit historique et ethnique à cette appellation ‘Arabe’, si de race s’agit-il, ou revoir la lecture d’Ernest Renan à la Sorbonne sur ce qui fait une ‘Nation’ en 1882.

C’est pour cette raison que les Imazighen vont chasser les Vandales comme les Visigoths en attendant la deuxième invasion de l’occupant Arabe, qui va les marquer par la violence et le mépris des Chi’a des Beni Hilal au XIe siècle, ennemi juré qui va les viser, mais vont être mis, à leur tour, hors action par les Dynasties Imazighen et la concrétisation du plus ancien État-Nation laïc qu’est le Maroc moderne, séparé à jamais des Khalifats Arabe et Ottoman.

Il faut rappeler que le principe de l’État-Nation en Occident Nord n’a été établi qu’après des guerres sanglantes de ‘Cent ans’ et l’apparition du Traité de Westphalie en 1648, ce qui confirme que l’État-Nation n’existait ni dans la psychose des peuples ou leur vocabulaire et ni dans aucune de ces régions exception faite de la présence de différents ‘maraudeurs’ décidant l’ordre régional ou mondial que ça soit Romains, Phéniciens, Arabes, Germaniques, Scandinaves ou autres. Ils se ruaient sur des localisations géographiques diverses et l’établissement des comptoirs commerciaux dans chaque localité en formant des alliances politiques, stratégiques ou religieuses avec les Imazighen, antagonistes dans la plupart.

Les Imazighen rejettent le traditionalisme du ‘Khalifat’ et l’obscurantisme des ‘Abou Naim’, pour créer l’État-Nation et se séparent des alliances arabes. Pour d’autres, c’est à partir du Haut Moyen Age sous le règne d’Idriss 1e en 788 que l’État-Nation a commencé. C’est-à-dire 200 ans avant Hugues Capet est devenus roi de France en 987, pour marquer ainsi, comme le réclament certains, la naissance de l’État-Nation en France à la fin du Haut Moyen Age.

Cette hypothèse est aussi rejetée par d’autres à cause des différentes divisions et le manque d’un pouvoir central d’une part, et la disparition des Capétiens avec l’arrivée des Rois Valois et le pouvoir du Saint Empire romain germanique d’autre part. Ils ne considèrent l’arrivée de l’État-Nation en Europe qu’à la fin des guerres de religion, avec la Renaissance, à partir de 1648.

Alors n’est-il pas étonnant de constater la disparition des Phéniciens, des Grecs et des Romains comme des Vandales ou des Visigoths des pays Amazighs, car les Byzantins n’étaient d’autres que des nationaux et mercenaires, dans la plupart, avec des ambitions idéologiques romaines, comme d’ailleurs le voudrait devenir plus tard les Empires Arabe et Ottoman, mais tous se sont éclipsés.

Par contre, pour certains, le Maroc est devenu État-Nation, conscient du traditionnel et du rationnel depuis le premier courant d’el Jahid, d’el Farabi et d’Averroès, le fondateur de la laïcité et dont le rationalisme va lui coûter l’exile vers Lucena et puis vers le Maroc, au Bas Moyen Age, sous le règne des Almoravides au XIe siècle pour se concrétiser sous les Almohades au XIIe.

C’est là un aperçu de l’Amazigh et de l’Amazighité du Maroc, et si Abou Naim et ses cohortes ne sont pas contents, qu’ils plient bagage et rejoindre leurs frères Saoudiens au Nejd ou juifs en Palestine occupée


Dr Ben Kirat
Extrait du Livre:
DE LA CIVILISATION D’HAMMOURABI AUX RELATIONS
INTERNATIONALES DU XXIe SICLE
Tous renseignements ou commentaires directement à l’Auteur
dr.benkirat@yahoo.co.uk




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