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Hamid El Ibrahimi - publié le Jeudi 10 Avril à 16:10

Récupération du permis de conduire: La grosse faille de l'état




"Le récépissé de rétention ne peut pas être renouvelé après 15 jours" sans avancer aucune autre explication sur le pourquoi de la situation, ce qui m'oblige malgré moi à être en situation illégale alors que j'avais tout fait pour ne pas l'être"



Me voici à Casablanca le 16 Mars 2013, après la série de travaux qu'à connu la zone de " El Biada", et après l'installation "express" d'un panneau d'interdiction très peu visible par les conducteurs, me voilà arrêté par un agent de police en plein rond-point.

Résultat: Rétention du permis de conduire avec une amende de 300 Dirhams, souscription d'un récépissé de rétention connu en arabe sous le nom de "Wassl" qui sert comme permis provisoire durant une période de 15 jours et un procès-verbal "Le Mahdar" où sont inscrits les détails de l'infraction.

Suite à ma demande, l'agent me notifie que le permis sera envoyé à la Wilaya de sûreté nationale de Marrakech où "normalement" les procédures finales de récupération auraient pu se faire sans soucis, mais hélas Non ! La touche de la bureaucratie marocaine est toujours présente mais cette fois ornée par des erreurs de procédures qui sont assumées non pas par l'administration mais pas le citoyen déjà dérouté par son quotidien...

La première étape de l'aventure administrative, commence le Jeudi 10 Avril 2014 à la Wilaya de sûreté nationale de Marrakech et la réponse classique que tout les marocains connaissent à laquelle je m'attendais était que le permis était toujours sur Casablanca.

Quelques jours après, toujours sans résultat alors que c'était mon plein droit de récupérer mon permis avant les 15 jours, je voulais payer l'amende et être en règles, mais cette fois-ci se sont bien les autorités "incompétentes" qui m'ont interdit de l'être ! Encore pire, on me rajoute 30 Dirhams que je devrais payer au tribunal pour un retard fait par leurs propres soins !

Je demande alors au fonctionnaire responsable de cette cellule que j'ai attendu après un long petit-déjeuner, de me renouveler le "Wassl" vu que l'administration devait assumer son retard logiquement... Mais dans l'administration marocaine, toute logique est dans l'illogique... La réponse était que "Le récépissé de rétention ne pouvait pas être renouvelé après le 15 jours" sans avancer aucune autre explication sur le pourquoi de la chose, ce qui m'oblige malgré moi à être en situation illégale alors que j'avais tout fait pour ne pas l'être. Mais encore, il m'avance que c'est bien moi le responsable de cette situation si je n'ai pas payé l'amende à temps et que je devais me diriger au tribunal car mon permis a atterri là bas !

Deuxième étape de ce long voyage bureaucratique, le tribunal de première instance à Marrakech, un bâtiment lugubre qui est à l'image de ses fonctionnaires et de la justice marocaine.

Au premier contact, des agents de sécurité forcés à se réserver le droit d'entrée comme dans une boite de nuit mais dont on peut comprendre la situation avec toute cette marrée humaine éparpillée dans tous les sens...

Trouver le bureau est une tradition marocaine, la signalisation est loin d'être au rendez-vous et c'est bien le bouche-à-oreille le meilleur moyen d'atteindre la cible qui nous prendra pour cible par la suite...

Je croyais que le tribunal était l'étape finale pour cette aventure, mais il fallait passer par le responsable R. qui m'informera que le permis n'est toujours par arrivé et qui me demandera de revenir le Lundi 7 Avril 2014, où je rencontre un de ses collègues qui fera le tout pour me préparer d'autres papiers comme un membre de sa famille, "ce qui sous-entend bien évidement un petit pot-de-vin de 50 Dirhams". Une longue file d'attente pour payer les 330 Dirhams chez T. une dame en fer qui supporte toutes les discussions tumultueuses et les odeurs variées des citoyens mécontents de leur situation venus des quatre coins de la région.

Quittance préparée ! Mais on m'informe que le retrait du permis se fera au Service des mines de Marrakech où je n'ai pas pu retrouver mon permis qui est toujours relégué aux oubliettes jusqu'à cette date.



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