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MAP - Samir LOTFY - publié le Lundi 13 Juin à 13:05

Ramadan à 'la marocaine’’ en terre ivoirienne, un moment de communion dans les pures traditions ancestrales




Abidjan - Terre d’accueil, d’hospitalité et d’ouverture, la Côte d’Ivoire a le mérite d’offrir à la communauté marocaine, à l’instar des autres musulmans qui y résident, toutes les conditions requises pour vivre ce mois béni du Ramadan, dans les pures traditions ancestrales du Royaume.



Ramadan en Côte d’Ivoire en général et dans la métropole économique d'Abidjan en particulier, se veut un moment de communion et de recueillement, à procurer un plaisir de tous les instants de par l’ambiance de solidarité et d’entraide tant vécue par les membres de la communauté marocaine installée dans le pays de l’Akwaba (bienvenue en Baoulé).

L’avènement de ce mois sacré se veut donc un événement majeur pour les Marocains de Côte d’Ivoire, qui, fiers, de leur appartenance à un pays aux traditions culturelles et spirituelles millénaires, s’attachent au moindre détail, côté préparatifs, pour que ce rendez-vous annuel se tienne dans une ambiance qui ne laisse rien à envier à celle du Bled.

Une telle mobilisation à la marocaine pour accueillir et vivre Ramadan, laisse constater clairement que l’intégration au sein de la société ivoirienne s’opère aisément, coupant court à tout sentiment d’éloignement ou de dépaysement.

Ainsi, dans les différentes zones à forte concentration de Marocains, entre autres, les quartiers résidentiels de Treicheville plus précisément à la Rue 12, à Adjamé, à Koumassi, ou encore à Marcory, l’ambiance ne diffère guère de celle qui marque le mois sacré du Ramadan au Maroc. 

Largement approvisionnés, certains commerces et superettes de ces quartiers offrent une large gamme de produits marocains, mais aussi libanais, incontournables durant ce mois de piété.

Il en est de même dans les différentes rues et artères de ces quartiers qui, au lever du matin, connaissent une effervescence remarquable et une agitation inhabituelle les transformant en lieux de négoces à ciel ouvert. 

Dans ces espaces de commerce, on trouve tout dont on aura besoin : ustensiles de cuisine, fruits et légumes Bio, poissons et viandes et autres ingrédients de la cuisine ivoirienne et africaine, de quoi faciliter la tâche pour une clientèle aux budgets différents.

Aussi, le charme du mois de Ramadan à Abidjan, réside dans le fait que l’activité quotidienne n’est pas visiblement, impactée du moins à l’apparence, bien que le rythme tend au ralenti au sein des administrations.

Autre trait distinctif c’est que les différentes communautés religieuses ont pris l'habitude de coexister pacifiquement, d’échanger entre elles, et de vivre ensemble dans un pays cosmopolite où, le respect des spécificités intrinsèques à chacune des composantes de la société ivoirienne n’est plus à démontrer.

En effet, l’intégration au sein de la société ivoirienne est tellement exemplaire qu’à l’heure de la rupture du jeûne, parfois marocains, sénégalais, maliens et ivoiriens prennent conjointement ce plaisir de partager de bons moments, autour d’une table bien garnie de plats et de délices de la cuisine à la fois marocaine et ivoirienne voire africaine.

Cette illustration de la solidarité africaine, est souvent l’apanage de la simplicité, la générosité, et la modestie qui caractérisent le comportement des Marocains, connus à travers le monde par leur ouverture d’esprit, leur grande capacité d’adaptation, et leur attachement aux préceptes de l’islam modéré et du juste milieu prônant la tolérance, le respect d’autrui et surtout, la promotion des valeurs de solidarité et d’entraide.

Pour venir en aide aux personnes vulnérables, abstraction faite de leurs nationalités, des opérations de rupture de jeunes collectives sont souvent organisées et il n’est pas surprenant de constater que certains Marocains parmi les plus aisés y contribuent remarquablement.

Il est de coutume également de constater que le Ramadan est aussi le moment idoine pour effectuer des transferts de fonds vers le Maroc, de quoi épauler familles et proches et leur permettre de régler des dépenses liées aux besoins et exigences du mois sacré. 

Manger marocain à Abidjan ne pose généralement pas de problème, une floraison de restaurants et snacks marocains est constatée ces dernières années, à l'instar du restaurant "L’Oriental", situé à la Zone 4, l’un des quartiers huppés d’Abidjan, qui fait revivre chaque soir l'ambiance ramadanesque à la marocaine. 

"Simou", son jeune manager veille à mettre les petits plats dans les grands pour que les pures traditions marocaines soient respectées dans les règles de l’art, en proposant à ses clients marocains et étrangers un menu très varié et complet, riche de plats copieux allant du couscous royal, aux tajines, méchouis, soupe marocaine, assortiments de salades traditionnelles, le tout souvent servi avec du thé à la menthe et plantes aromatiques soigneusement importées du Maroc. 

Il en est de même au café populaire "Le Bonheur", de la Rue 12 à Treichville, géré par une marocaine, devenu une "bonne adresse" pour répondre convenablement aux exigences d’une clientèle qui y prend le "Ftour" (repas de rupture de jeûne) ou s'y approvisionne en mets et spécialités marocaines, genre crêpes marocaines, petit pain traditionnel, jus préparés maison et autres.

Dans cet élan de mobilisation pour le Ramadan, plusieurs femmes au foyer proposent, sur commande, des mets et des gâteaux de la pâtisserie traditionnelle, ainsi que des spécialités de la cuisine marocaine soigneusement préparées pour le plaisir des gourmets.

Sur un autre volet, les Marocains de Côte d’Ivoire tendent à accorder une grande importance, durant ce mois béni, à l’échange de visites entre familles, amis et proches. Ces derniers prennent souvent le plaisir de se réunir pour rompre collectivement le jeûne, ou la nuit après la prière de "Tarawih", le temps de partager ensemble des moments de joie et de détente, autour d’un verre de thé à la menthe made in Morocco.

L’ambiance spirituelle est un autre facette de l'ambiance ramadanesque à Abidjan. Après la rupture du jeûne, l’engouement se veut de taille pour les mosquées de la cité ivoirienne, à l’instar de la mosquée du Plateau, celle de la Riviera ou encore la mosquée de la Zone 4 où, des Marocains et d’autres membres de la communauté musulmane se donnent rendez-vous chaque soir pour les Tarawih.

Outre cet aspect cultuel, l’ambiance est des plus attrayantes dans les nuits ramadanesque d'Abidjan, où des jeunes et moins jeunes parmi les membres de la communauté marocaine et musulmane, investissent en masse les terrasses des cafés et des hôtels et se donnent au plaisir de discuter entre proches et amis moult sujets, alors que d’autres préfèrent jouer aux cartes ou faire du sport. 

Ainsi, l’ambiance du Ramadan à Abidjan est singulière et illustre parfaitement la symbiose et cette intégration parfaitement réussie de la communauté marocaine au sein de la société ivoirienne, qui croit à la différence et fait du respect d’autrui, de ses traditions, ses spécificités et ses us, sa devise de tous les jours. 



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