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Abdelhak Najib - publié le Vendredi 5 Avril à 10:04

Rabat et Paris renforcent leur coopération dans les domaines de l’éducation et de l’enseignement




Les grandes lignes de la coopération entre le Maroc et la France dans les domaines de l’enseignement, de l’éducation et de la recherche scientifique ont été établies lors de la visite officielle au Maroc, au mois d’octobre de l’année 2012, de la ministre française de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso. Une rencontre avec ses homologues marocains a abouti à la signature d’une convention conjointe, visant à renforcer la collaboration franco-marocaine dans les domaines de la coopération universitaire.



Rabat et Paris renforcent leur coopération dans les domaines de l’éducation et de l’enseignement
Les déclarations de la ministre française ne souffraient d’aucune ombre, puisqu’elle a affirmé que : « Nous avons vraiment la forte volonté de développer ensemble non seulement des formations de qualité pour les jeunes, mais aussi des laboratoires de haut niveau ».  Les spécificités ciblées sont claires, dans la mesure où il s’agit de favoriser le déploiement d’établissements d’enseignement français au Maroc. Une nécessité pour le Maroc dans sa course à la compétitivité, d’abord en Afrique, ensuite dans l’espace euro-méditerranéen. 
 
« Nous voulons ensemble une compétition qui sera supportée par l’Europe et qui s’ouvrira grâce au Maroc sur l’Afrique », souligne, à juste titre, la ministre française. Les domaines urgents sont ceux de l’ingénierie, du management, de l’architecture et de la santé.  C’est dans ce sens que l’accord entre Paris et Rabat prévoit la création d’une école d’ingénieurs, d’une école centrale à Casablanca, ainsi que des formations supérieures en management et en économie. La démarche participe d’un diagnostic pointu du marché de l’emploi. La question n’est plus de former tous azimuts, mais de procéder à une sélection efficace par profil et par secteur. Ceci vise donc en premier lieu de répondre aux fortes attentes des entreprises marocaines.
 
Par ailleurs, le 3 avril 2013, à l’occasion de la visite officielle du président français au Maroc, des conventions bilatérales liant la France au Royaume, ont été signées. L’une d’entre elles a trait à « la création d'un Institut international euro-méditerranéen de la Technologie (INSA International) au Maroc ».
 
Recherche scientifique
 
Un tel effort ne peut être effectif sans le développement de son corollaire, à savoir la recherche  scientifique. Les deux pays ont décidé conjointement de consolider la coopération entre les laboratoires internationaux associés et les réseaux de recherche au Maroc.  Ce programme sera doté d’un collège doctoral maroco-français. Autrement dit, une chair commune qui doit intégrer la possibilité d’effectuer au cours de son cursus un ou plusieurs séjours d’études en France. Dans cet esprit, la mobilité des étudiants et des enseignants est  capitale. Sans oublier le développement des cotutelles de thèses, qui constituent l’un des enjeux majeurs de ce partenariat. Encore une fois, cette coopération maroco-française dans le domaine de la recherche scientifique vise essentiellement à créer des produits à forte valeur ajoutée qui seront, ensuite, destinés à l’Afrique, dont le Maroc a fait son principal objectif pour les deux prochaines décennies. 
 
Ecoles françaises 
 
Aujourd’hui, on dénombre plus de 30000 étudiants marocains en France. Ils y représentent en fait le premier contingent d’étudiants étrangers. La circulaire Guéant interdisant aux diplômés étrangers n’étant pas originaire de l’Union Européenne de rester travailler en France après avoir obtenu leurs diplômes, a été abrogée. Et de nouvelles possibilités s’ouvrent à des milliers d’étudiants marocains. Sauf que la crise est là. Et les débouchés ne sont pas nombreux. Aujourd’hui avec une  nouvelle circulaire, entrée en vigueur le 31 mai 2012, c’est une nouvelle orientation relative aux modalités d’accès au marché du travail en France des diplômés étrangers qui est amorcée par le gouvernement de François Hollande, dont l’une des priorités a été de remédier à cette situation. En effet, près 6.000 étudiants marocains arrivent chaque année en France.  Un étudiant étranger sur 10 est donc marocain et les grandes écoles leur sont ouvertes. 
 
Signalons que le Souverain marocain a, lors du diner officiel offert en l’honneur de Monsieur François Hollande,  émis « (…) le vœu de voir l'éducation et la formation se situer et s'inscrire, d'une manière durable, au cœur de notre partenariat comme fondements de la compétitivité et de l'innovation, productrices d'emplois stables et comme supports de développement des énergies renouvelables et de la nouvelle économie ».
 
Ainsi, Le Maroc comme la France comptent unir leurs forces pour se positionner comme les principaux clients d’un continent demandeur comme l’Afrique. 
 
Abdelhak Najib 
Journaliste 


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