Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Marie Brizard Wine & Spirits, veut vendre ses vins et spiritueux,... | via @lemagMaroc https://t.co/RZLvMN1gE2 https://t.co/6OPOAgMKZY



Dr Ben Kirat - publié le Lundi 18 Août à 23:32

Quelles Réformes pour le Maroc ?






Le marocain a des droits, mais aussi des obligations, les deux doivent être respectés. Il a le droit de savoir comment l’INDH est organisé et quel est le rôle du gouvernement dans cette initiative, s’il en a un, dans les choix et le caractère des projets proposés pour les 16 ou prochainement 12 régions du Royaume et la parité entre elles. Et s’il y a parité, pourquoi existe-t-il seulement 4 des 16 régions au Maroc qui font la richesse du Pays? Y a-t-il une démarcation précise entre la politique du secrétariat du Palais et du Makhzen avec celle de l’État présenté par un gouvernement soit disant ‘élu’, mais privé des fonds importants octroyés à des organismes fantômes d’un deuxième exécutif non-élu et non responsable au Parlement? Les mêmes questions se posent en ce qui concerne l’origine, le fonctionnement et les décideurs du Fonds Hassan II, de la Fondation Mohammed V et s’ils sont sujets à un audit. Est-ce là où demeure la référence au Makhzen et où les fonds du pays sont basés? Donc le vrai pouvoir, et le gouvernement est impuissant d’agir et ne fait que figure de décor pour embellir la démocratie marocaine. Mais Benquiqui, comme Ramad et Chibani, ne sont plus ni éphèbes ni glabres, mènent des politiques soit moches, moues, molles ou médiocres, une révélation de leurs esprits et tous les trois ne font qu’obscurcir davantage l’environnement politique au Maroc. Est-ce qu’il n’y a pas d’autres plus vivants et dynamiques au PJD? Ou l’esprit de Benquiqui, de Ramad et de Chibani sont les meilleures offres?

Faut-il encore mettre de l’ordre dans le protocole royal où il y a souvent confusion comment s’incliner, ou deux, trois pas en avant, et non saluer la personne du Roi et comment les diplomates accrédités au Maroc, comme la nomination des marocains à des postes de l’appareil d’État à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, doivent se présenter dans un Maroc moderne et ‘démocratique’ Quelles Réformes pour le Maroc?

post-20 février et du ‘Printemps Arabe’ du XXIe siècle. D’abord les membres du gouvernement et du parlement, conformément à la Constitution de 2011, ne représentent pas la religion, ils sont élus pour mener un programme de gouvernement et donc les rencontres qui s’imposent sont d’ordre politique, donc laïc et non religieux, et la poignée de main et légère inclination de la tête s’impose devant le Roi et non le Commandant des Croyants. Seule l’Instance des Oulémas est directement liée à l’Islam et aux questions religieuses et ses membres, dans la tradition marocaine, sont à se plier et se prosterner devant le Commandant des Croyants, comme la coutume ou la main invisible de Lyautey l’avait prescrite. En dehors de cette instance, les protocoles ne sont que politiques. Quant aux dépenses sur la présence de toute une panoplie d’individus, civil et militaire, se ruant d’un site à l’autre et s’aligner comme des bêtes pour s’incliner au roi, un acte odieux qui se répète tout au long de la journée, et que la télévision ne cesse de diffuser des jours durant à provoquer la nausée, n’avance ni la stature du Maroc ni sa démocratie. Mais quelle démocratie? C’est un gaspillage énorme du budget marocain avec des excès insupportables et Benkarane ne fait que condamner le déficit de la Caisse de Compensation sans rien faire pour remédier ce type d’affaire qui émane, suivant certaines sources, des teneurs du pouvoir au Cabinet Royal et des Conseillers du Roi et non du Roi. Ils ont insisté de garder le rituel de la Bay’a et le protocole royal que le Souverain voulait bien assouplir. Donc, il y a un dysfonctionnement dans la hiérarchie du pouvoir.

Au contraire, au lieu de suggérer des réformes qu’exige le XXIe siècle, Benkirane se précipite lui-même au rendez-vous et veut se faire voir et valoir pour sa vanité; un raté qui est à la tête d’une bande de terroristes en hibernation et d’une coalition d’opportunistes prétend, avec des airs pompeux, gouverner le Maroc. Quelle calamité de voir islamistes et communistes partager le même lit: pour le bien du Maroc ou pour le bien de Ben Abdellah? Le Maroc est gouverné par le Cabinet Royal et rien d’autre, bien que le Roi ait avisé Benquiqui de ne pas céder à ses conseillers en respectant la Constitution et rien que la Constitution. Nonobstant, il se trouve un système absolu du Cabinet Royal avec des figurants marionnettes de coalition qui vraisemblablement gouvernent le Maroc. Les marocains ne sont ni dupes ni ignorants, mais confus et indécis: on sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on gagne, sinon pour certains, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Ce n’est pas vrai: ils peuvent avoir toutes les richesses du Maroc, mais seulement à quel prix? Il faut s’engagent à faire mieux, mais changer Hamou pour Tamou ne résoudra rien. Le cas est bien clair lorsque les marocains étaient manipulés par Benkirane et ses promesses; au lieu de faire du 20 février une opportunité réussie, on produit une constitution défectueuse et un gouvernement de coalition indigne de la société marocaine. La construction des Mosquées, des autoroutes, du TGV, des théâtres etc. au dépens des routes négligées du Maroc profond des campagnes enclavées et un manque d’infrastructure dans les milieux ruraux, des hôpitaux et dispensaires, des écoles, en faveur des projets cosmétiques, bien que utiles, ne font pas du Maroc un pays avancé comme l’habille et la barbe ne font ni le moine ni les oulémas. Ce sont ces besoins qui font du capital immatériel une réussite et non encore des conférences pour régaler les copains: assez parler, il faut agir.

Quant au capital immatériel qui devient le chouchou de la télévision, il faut préciser qu’il n’est qu’une survaleur ou l’écart d’acquisition comme d’ailleurs le PPP, qui ensemble ne représente que le revers de la médaille pour la gallérie et un bon exercice de spéculations pour certains chercheurs économistes qui tâtonnent pour faire notoriété. Seule la production des petites et moyennes entreprises, comme l’avait indiqué Jacques Attali depuis la crise européenne de 1973, peut contribuer au bien-être de la société, donc des marocains. Seul le concret du capital humain, avec sa formation, son savoir scientifique, le sens de création et d’innovation, les infrastructures, l’éducation, la santé, la sécurité sociale, aspects déjà bien connus, peuvent assurer l’épanouissement et garantir le progrès, ce qui est la somme totale de cette main invisible ou abstraite du capital immatériel imaginaire, qui n’est qu’Abyad considère que «le concept de «capital immatériel» reste en lui-même assez vague. En effet, il ne se base pas sur des critères fixes, chaque pays choisissant les secteurs et domaines qu’il juge appropriés pour le définir», ce qui ne diffère guère de la thèse avancée ci-dessus.
Quant à la Bay’a, faut-il attendre que le reste des parlementaires rejoignent le rang, ce qui est le droit de chacun de suivre l’exemple courageux et exceptionnel du Député Adil Tchikitou, et non pour des raisons fanatiques que certains Pjdistes ont exprimées. Leur geste n’a aucune dimension politique, mais poussé par une conviction aussi fausse que l’obscurantisme salafiste qu’il prêche de toujours pour revenir au Moyen Age, car les Musulmans n’existent que depuis le VIIe siècle. Par contre Driss Benali écrit, «La bay’a a été mise à profit par les Français pour contrer le mouvement national et barrer la route à tous les modernistes et les progressistes. N’oublions pas que la bay’a revêtait déjà du temps du Protectorat une forme féodale, la cérémonie durant alors trois jours entiers après chaque fête religieuse: les caïds et les pachas affluaient alors de tous les coins et recoins du Maroc juste après les aïds et se prosternaient devant le sultan, lui renouvelant leur allégeance. Et n’oublions pas non plus que la plupart de ces caïds et pachas avaient épousé les thèses du colon, puis soutenu ses plans visant à écarter Mohammed V du trône. De même que cette institution de l’allégeance avait permis au pacha de funeste mémoire, le Glaoui, d’appliquer sa stratégie.» Si les marocains ont combattu les Français, la politique de division et corruption de Lyautey n’a pas diminué depuis le Protectorat Français au Maroc. Elle n’a que renforcé les institutions telles prévues par Lyautey, même si elles ont changé de forme (ex. caïd en agent administratif introduit par Si Mbarek Bekkai) et non de fond, «N’était-ce donc pas lui [Lyautey] qui avait conféré tout son lustre et son aspect festif à l’allégeance des caïds et des pachas, comme le Glaoui, el Goundafi, Baghdadi, Mtougui, Aïssa, Bouâmer et bien d’autres encore?»

En plus, il n’y avait pas d’elections au Maroc pour les citoyens d’élire et choisir, non seulement des parlementaires, mais aussi l’approbation de la Constitution par referendum, qui est la Bay’a moderne, plus démocratique et concrétise la légitimité du Roi par tous les marocains, que le système actuel offre aux citoyens. Ils ne nécessitent plus le concours du clientélisme des députés, représentants de régions, ou de l’appareil d’État civil et militaire, qui n’ont que leurs intérêts propres à sauvegarder. La question de la Monarchie est une question directe et concerne tous les citoyens qui n’ont besoin ni d’intermédiaires et ni de parrains. La Bay’a ne figure sur aucun article de la Constitution de 2011 et par conséquent elle est caduque et n’est plus nécessaire, car elle se fait par le vote référendaire de tous les citoyens comme inscrit sur l’ARTICLE PREMIER de la Constitution de 2011.

Le Maroc est une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale. Le régime constitutionnel du Royaume est fondé sur la séparation, l'équilibre et la collaboration des pouvoirs, ainsi que sur la démocratie citoyenne et participative, et les principes de bonne gouvernance et de la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes.

La nation s'appuie dans sa vie collective sur des constantes fédératrices, en l'occurrence la religion musulmane modérée, l'unité nationale aux affluents multiples, la monarchie constitutionnelle et le choix démocratique. L'organisation territoriale du Royaume est décentralisée, fondée sur une régionalisation avancée.

Benquiqui se rue parmi les premiers à se plier devant son maître et veut s’engager dans des conversations hors contexte et se montrer au niveau royal: il ne le sera jamais. Il se cache à la prière du vendredi et attend qu’il soit rassurer d’occuper sa place à gauche du souverain. Il s’aligne dans le rang pour vénérer la tradition religieuse moyenâgeuse qui est maintenant dépassé au profit de la laïcité, suivant Ahmed Assid. Il n’a pas droit à la parole, il n’est pas là pour discuter, il est là pour se soumettre et obéir à la tradition salafiste terroriste qu’il promeut. Il ne se trouve pas sur la ligne pour livrer un discours et encore moins un avis qui reste limité dans les confins de son Office et obéir à Fouad Ali el Himma, le conseiller du Roi. Tout simplement il n’a aucun charisme de former des idées. Il n’a qu’à être sage, obéir et se plier (‘YARKAع’) à son Maître, bien qu’il ait choisi de baiser l’épaule et non la main, comme la tradition l’exigeait sous Hassan II et Mohammed V. La réputation du PPS et du RNI est compromise par cette alliance avec Benkirane, le Mouvement Populaire à l’habitude de suivre le vent du pouvoir, même si c’était l’incarnation d’Hitler, quel dommage de voir un parti d’orientation ‘Amazigh’ se transformer à une obéissance aveugle! Chabat est devenu plus prononcé que révolutionnaire que le défunt PPS se réservait la tâche, mais qui perd de sa crédibilité par sa démagogie machiavélienne qui ne tient pas avec le peuple marocain. Tandis que l’USFP gardant sa sérénité mais en désintégration, se battant à l’intérieur pour se moderniser et se met hors-jeu par son silence sur les affaires de l’État, peut-être dû à son incapacité de réagir ou d’innover. Tout de même, seuls l’USFP, le PAM et l’Istiqlal salafiste avec l’arrivée de Chabat et son retrait du gouvernement des opportunistes, gardent leur intégrité politique d’opposition. Chabat a encore du chemin à faire pour réconcilier son parti avec la réalité d’un Maroc à majorité amazigh, et que l’Amazighité est la source de la sauvegarde du pays de son obscurantisme salafiste et islamiste, dépassé par le temps. Ils doivent œuvrer à la révision de la Constitution, en particulier l’Article 47, «Le Roi nomme le Chef du Gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des Représentants, et au vu de leurs résultats». Il n’y a pas de provision lorsqu’il n’y a pas de majorité absolue, comme le cas du PJD. Il faut qu’il y ait une limite de consultation avec d’autres partis de former un gouvernement de coalition. Une fois ce délai est dépassé sans aboutir à un accord, il reviendrait de droit au prochain parti relativement majoritaire à tenter sa chance de former un gouvernement (voir la Constitution Belge et autres des démocraties occidentales y inclus le système Britannique et non la pagaille semé par le dictateur Maliki en Iraq et la constitution qui souffre presque de la même provision que le Maroc).

Et tant que l’Article Premier de la Constitution de 2011 n’est pas mis en question, la monarchie marocaine est assurée et reste souveraine au Maroc mais la Bay’a n’a plus de valeur juridique. Il ne peut y avoir deux systèmes constitutionnels, écrit et non-écrit. La Monarchie marocaine est la garantie de l’unité du pays.


Tagué : Ben Kirat

               Partager Partager