Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Une veille informationnelle sur le festival international du film de Marrakech App #eMarrakech #FIFM2016... https://t.co/34xwOAAqjU


AFP - publié le Jeudi 3 Novembre à 09:39

Quatre prétendants pour le Goncourt, le plus convoité des prix littéraires francophones



Paris - Le lauréat du prix Goncourt, le plus convoité des prix littéraires du monde francophone, départagera jeudi quatre auteurs dont deux femmes et un primo-romancier.

Il sera annoncé comme chaque année à 13H00 (12H00 GMT) au restaurant Drouant, l'antre du jury Goncourt à deux pas de l'Opéra Garnier à Paris.





Les thèmes des quatre oeuvres en lice appartiennent à un registre sombre: infanticide pour Leïla Slimani, suicide pour Catherine Cusset, cannibalisme pour Régis Jauffret et génocide pour Gaël Faye. Dans la foulée du Goncourt, le jury Renaudot, réuni également au Drouant, attribuera son prix, concluant ainsi la saison des grands prix littéraires d'automne.

Le Renaudot compte cinq finalistes: Adélaïde de Clermont-Tonnerre qui vient de décrocher le Grand Prix du roman de l'Académie française, Régis Jauffret, Simon Liberati, Yasmina Reza et Leïla Slimani. Les deux prix ont donc en commun deux auteurs, Leïla Slimani et Régis Jauffret, mais le jury Goncourt a la priorité du choix et il n'y aura pas de doublon. Au jeu des pronostics, forcément hasardeux, c'est la jeune romancière franco-marocaine Leïla Slimani qui semblait être la favorite pour succéder à Mathias Enard. Son roman "Chanson douce", histoire atroce et extrêmement bien construite, raconte l'assassinat de deux jeunes enfants par leur nourrice.

C'est d'ores et déjà un succès de librairie. Deuxième roman seulement de l'écrivaine, née au Maroc il y 35 ans, il se dévore comme un thriller mais peut aussi se lire comme un livre implacable sur les rapports de domination et la misère sociale. Mais les dix membres du jury aiment déjouer tous les paris. Peu de femmes figurent au palmarès du Goncourt. Au cours de ces 20 dernières années, le prix n'a récompensé que quatre lauréates.

Si Leïla Slimani manque le coche, quelles sont les chances des uns et des autres? "L'autre qu'on adorait" de Catherine Cusset se présente comme un hommage à son ami Thomas Bulot qui s'est suicidé un jour d'avril 2008 à 39 ans. Le livre, qui n'est pas une fiction, a divisé la critique mais la romancière, âgée de 53 ans, a derrière elle une oeuvre importante qui pourrait séduire le jury Goncourt.

Le livre est "brillant, nourri de lectures proustiennes", selon la critique du quotidien Libération, Claire Devarrieux. Régis Jauffret, qui à 61 ans est l'aîné de la bande, fait figure d'outsider et compte lui aussi une oeuvre imposante. Il a déjà été lauréat du Fémina. Porté par une écriture très XVIIIe siècle, peut-être sa grande force et sa plus grande faiblesse, "Cannibales", recueil de correspondance entre deux femmes machiavéliques discutant sur le meilleur moyen d'en finir avec un homme, est délicieusement amoral.

Le dernier larron est le primo-romancier Gaël Faye, 34 ans, figure montante de la scène rap française et incontestable révélation de la rentrée littéraire. Son livre "Petit pays", sur son enfance au Burundi, est, des quatre en lice, celui qui se vend le mieux.

Lui donner le prix "serait un retour au testament des Goncourt qui souhaitaient encourager un jeune talent", affirme Catherine Fruchon-Toussaint, journaliste littéraire de la radio RFI. Le Goncourt demeure une aubaine pour les éditeurs. En moyenne, un livre primé s'écoule à plus de 345.000 exemplaires.

L'an dernier, il a récompensé "Boussole" de Mathias Enard (Editions Actes Sud), un ouvrage exigeant sur les liens entre l'Orient et l'Occident. Mercredi, le prix Médicis, autre prix littéraire prestigieux, a été attribué à Ivan Jablonka pour "Laëtitia ou la fin des hommes", portrait sensible d'une victime d'un fait divers qui avait bouleversé la France. Quant au Fémina, attribué par un jury exclusivement féminin, il était allé mardi à Marcus Malte pour son roman "Le garçon", qui invite à traverser le début du XXe siècle aux côtés d'un garçon sans nom.

               Partager Partager


Nouveau commentaire :
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook, Twitter ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.

Les internautes peuvent signaler des messages qu’ils estiment non conformes à ces Charte de modération en cliquant sur le bouton « Alerter ».

Fil Info | Lemag | Presse | Tribune | Sahara