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Nadia Madani - publié le Mardi 30 Décembre à 10:09

Quand les jeunes ne rêvent que d'un salaire et d'une maison






Durant toutes les années que j’ai passées à l’enseignement public-et qui font à peu prés une vingtaine-, je n’ai rencontré qu’une catégorie d’élèves issus de milieux pauvres et de parents pour la plupart analphabètes ; les fils ou filles de hauts cadres ou de riches commerçants figuraient rarement dans mes listes .Fréquenter l’école publique est devenu la preuve incontestable d’appartenir à une couche sociale modeste puisque tout parent plus ou moins aisé se fait un devoir de mettre son enfant à l’école privée .

Bref, le contact avec ces élèves m’a permis de mesurer l’ampleur de leur détresse et connaitre le fond de leur pensée. Chacun avait une histoire à raconter sur une mère qui faisait le ménage toute la journée pour une bouchée de pain, sur un père chômeur ou alcoolique ou sur la faim tout simplement.

Pour ces élèves l’avenir se dessine à l’encre noire ; ils ne possèdent ni l’instruction nécessaire ni l’éducation qu’il faut pour améliorer leur condition de miséreux. Rêver d’être médecin, pilote ou ingénieur est une drôlerie. Toutefois devenir policier, gendarme ou soldat les tente plus (c’est dire combien ils sont assoiffés au pouvoir). Fonctionnaires civils de l’état est tout aussi bien pour eux, mais jamais entrepreneur ou commerçants. J’avais beau leur expliquer qu’il faudrait rêver un peu, envisager la vie comme un fleuve dévalant montagnes et plaines et non comme un lac stagnant ; c’était peine perdue. Nos élèves ne désirent qu’une chose : se caser dans un petit emploi à salaire « fixe », acheter un appartement économique, se marier et avoir des enfants. Peut-on envisager un progrès quelconque avec une telle mentalité ?

L’emploi salarié est certainement inévitable, mais il faut tenter aussi de créer son entreprise et de libérer ses forces physiques et mentales. Se contenter de vivre d’un salaire, c’est tout simplement rester esclave de son employeur, qu’il soit une personne ou un établissement. À quarante ans, on attendrait ses soixante ans pour être mis en retraite et profiter de la vie (si toutefois on restait en vie) et on laisserait passer ses plus belles années à attendre cette fin « supposée » heureuse.

Jeunes personnes, empoignez la vie courageusement tant qu’elle s’offre à vous ! Construisez, bâtissez, inventez ! L’air du temps n’est plus au repos. Vous aurez tout le temps de vous prélasser sur un fauteuil roulant une fois devenu vieux.


Tagué : Nadia Madani

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