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Abdelkarim Chankou - publié le Jeudi 25 Novembre à 07:47

Quand les anciens s’en vont




Ces six derniers mois ont été marqués par la disparition de cinq intellectuels et militants hors pair.



Dépouille d'Abraham Serfaty
Dépouille d'Abraham Serfaty
Deux juifs marocains, les regrettés Edmond Amran El Maleh, philosophe et poète, parti à 93 ans,  le 15 novembre, et son compatriote de même confession, l’ excellent ingénieur des mines et homme politique engagé,  Abraham Serfaty, qui a rendu l’âme trois jours plus tard, le 18 Novembre, date qui commémore l’indépendance du Maroc pour laquelle le défunt, comme Edmond, s’était battu à mort et qui lui valu prison, souffrance et exil.

Deux musulmans, deux voisins, deux frères. Le philosophe marocain et grand critique de la raison arabe, Mohamed Abed El Jabri, parti le 3 mai et son collègue algérien Mohamed Arkoun, le grand spécialiste de la pensée arabe, qui a quitté ce monde le 14 septembre. Quelques jours avant feu Arkoun, le 2 novembre, un chrétien français mais marocain d’adoption, Jean-Pierre Koffel, tire lui aussi sa révérence après avoir légué une bibliographie riche et variée,

Certes ce Quintemvirat a quitté notre monde après avoir « longuement vécu », le plus jeune le composant, Al Jabri, avait 75 ans et le plus vieux, El Maleh, frisait les 93 ans, mais en plus de nous être encore utile, tous ont dû sentir au moment du dernier soupir un picotement d’amertume. Un arrière-goût d’inachevé.

Chacun en ce qui le concernait aurait eu pour la dernière fois une pensée pour la décadence sans précédent de la pensée et de la culture, spécialement de la lecture et de l’écriture sans oublier le long chemin qui reste encore à faire avant une paix juste, viable et durable entre les Palestiniens et les Israéliens.

Pour ne citer que deux exemples, Feu Arkoun, à la fin de sa carrière, avait parfois le sentiment de prêcher dans le désert et Feu Serfaty rêvait du jour où il pourrait fouler la terre d’Israël sans manquer à l’engagement de sa vie…

Que la terre leur soit légère !

Obséques d'Edmond Amran el Maleh - Photo Abderrazzak BENCHAABANE
Obséques d'Edmond Amran el Maleh - Photo Abderrazzak BENCHAABANE



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