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Rachid Mamouni - MAP - publié le Vendredi 1 Février à 21:18

Quand la douleur des familles des victimes de Gdeim Izik refait surface




Visages défaits, mines abattues, regards perdus dans l'immensité de la grande salle d'audience du tribunal militaire à Rabat. Telle était l'image qu'offraient les familles des victimes des événements de Gdeim Izik à l'ouverture du procès de 24 personnes poursuivies dans le cadre des événements liés au démantèlement de ce camp par les forces de l'ordre.



Cadavre d’un gendarme égorgé par des activistes polisariens
Cadavre d’un gendarme égorgé par des activistes polisariens
La douleur des familles des 11 victimes mortelles, toutes des membres des forces de l'ordre et de la Protection Civile, a été ravivée par un comportement indigne des accusés à leur arrivée à l'audience, en donnant libre court à leur joie sans aucun respect pour les familles endolories de leurs victimes.

Assis dans un coin de la grande salle du tribunal, mères, pères, enfants et fils des victimes, tout en gardant une posture digne, réclament que justice soit faite dans cette affaire et que les assassins soient sévèrement châtiés, pour que leurs proches puissent enfin reposer en paix et leurs cÂœurs soient apaisés.

La voix nouée par la souffrance, la maman de Badr Dine Tourahi, 22 ans au moment de son assassinat, raconte les larmes aux yeux qu'un séparatiste a planté un couteau dans le dos de son fils.

Le père d'Abdelmounaim Nchioui, membre des forces auxiliaires assassiné, veut que le verdict soit rendu le plus vite possible pour qu'il puisse enfin faire le deuil de son enfant parti dans la fleur de l'âge et atténuer sa propre souffrance.

La maman d'Ait Alla, un autre membre des forces de l'ordre tué par des séparatistes, laisse tomber cette phrase terrible : Ce qui sera rendu ici, c'est seulement la justice des hommes, moi, j'ai confiance surtout en la justice de Dieu pour que le meurtrier de mon fils soit puni .

Avec une profonde indignation, mêlée à beaucoup d'amertume, l'épouse d'un soldat tué à Lâayoune a dénoncé l'attitude dédaigneuse de certains accusés à l'égard des familles de leurs victimes, lorsqu'ils ont laissé éclater leur joie au moment où la présidence du tribunal levait l'audience pour délibérations.

J'ai senti un profond mépris pour ma douleur et pour toutes les victimes assassinées en liaison avec le démantèlement du campement de Gdeim Izik, a renchérit la proche d'un autre membre des forces de l'ordre tué.

Elle a fait remarquer que les accusés allèguent de mauvais traitements dans la prison, mais regardez- les comment ils se rient de notre douleur et de nos morts , déplore-t-elle amèrement.

Les accusés, eux, jouissent de la vie dans la prison, nous les familles des victimes, nous éprouvons la mort dans une autre prison faite de douleur et d'affliction , lance-t-elle avant de tourner les talons pour aller cacher ses larmes de ses mains.

Des avocats au fait du dossier ont affirmé que contrairement à ces allégations, les conditions d'incarcération des accusés sont décentes, conformément aux lois et règlements en vigueur au Maroc.

Une avocate d'Estrémadure (Espagne), venue entant qu'observatrice du procès, a affirmé que le traitement à l'égard des accusés est au-delà de toute attente .

D'autres avocats ont souligné que les 23 prévenus sont incarcérés dans des ailes éloignées des autres prisonniers, conformément à leur demande.

De même, ils bénéficient de consultations médicales régulières auprès des médecins des établissements pénitenciers ou, en cas de besoin, dans des hô pitaux publics.

On précise de mêmes sources que depuis leur arrestation le 12 novembre 2010, les accusés ont bénéficié de consultations médicales régulières y compris dans des hô pitaux publics et reçus des milliers de visites familiales et de la part notamment de membres du Conseil national des droits de l'Homme et d'acteurs associatifs.

Au terme de l'audience de lundi, le tribunal militaire a décidé d'ajourner le procès au 8 février courant, à la demande de la défense pour convoquer des témoins.



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