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Abdellatif Chamsdine - publié le Dimanche 20 Avril à 00:51

Quand des plumes se mettent à cracher




Un des chevaux de Troie introduit par la « mondiabolisation »¹ dans notre Patrie (d’origine pour la Diaspora), le Maroc, a pour nom la liberté de l’insulte, de la manipulation et des règlements de compte. C’est ainsi que des pseudos journalistes politisés, apprentis sorciers et faux démocrates, détournent ou comprennent la liberté d’expression, un droit universel fondamental promu, défendu et appliqué par le Maroc des droits de l’Homme de SM Mohammed VI.



Quand des plumes se mettent à cracher
De quoi parlons-nous ? De la pléthore de ces sites électroniques qui ont envahi le paysage médiatique marocain et l’armada de plumes embauchée, invitée ou achetée à titres divers pour informer, analyser, commenter … mais aussi pour calomnier, diaboliser, mettre en péril les intérêts suprêmes de notre Patrie et détruire des vies.

Le totalitarisme médiatique d’une telle presse assassine qui consiste à faire ou défaire les femmes et les hommes, nous rappelle Bel-Ami, le roman de Maupassant, célèbre dans le monde éducatif certes, mais sûrement aussi dans celui des médias, tant il montre comment on peut réussir à berner l’opinion et devenir un homme respectable, comme Bel-Ami, un bel officier militaire illettré au chômage qui devient au fil des pages un faux journaliste notoire et un homme politique puissant.

Les Talibans « débarbus »² de la presse marocaine ont intégré le parcours de Bel-Ami dans leur stratégie de destruction des véritables espaces de liberté d’expression. Ils travaillent à fermer la bouche à tous ceux qui ne pensent pas comme leur ligne éditoriale. Ils confisquent l’espace verbal à leur profit de telle sorte que seule leur parole médiatique ait droit de cité, remplace l’Ancien et le Nouveau Testament, tende à devenir au Maroc le Coran, ou l’opium de la Nation.

La guerre Iran-Irak, l’Afghanistan, la destruction du berceau de la civilisation arabo-islamique en Irak, le printemps arabe, les troubles en cours en Syrie, et peut-être à venir en Algérie, pour ne citer qu’eux, sont les exemples effrayants des ravages d’une telle manipulation médiatique.

Qu’on se rappelle du discours de G.W. Bush annonçant le début de l’offensive américaine en Irak, et avant lui, celui de Colin Powell agitant son petit flacon censé contenir des armes de destruction massive pour anéantir tout un peuple. Ironie médiatique : c’est la région qui s’est embrasée et c’est le peuple irakien qui a été détruit³.

Alors qui sont ces rhinocéros du XXIe siècle, néo-nazis surgis du ventre du cheval de Troie dans la presse marocaine ? Ce sont les ennemis du Maroc moderne. Ils fanfaronnent, portant des titres séduisants destinés à tromper la brave opinion marocaine qu’ils croient avec beaucoup de mépris crédule, qu’ils croient préoccupée surtout par le gain de son pain quotidien plus que par les intrigues médiatiques. Ces gens-là ne sont pas patriotes.

Ces plumes qui cherchent manifestement à diviser les marocains réclament davantage de brèches pour s’attaquer plus facilement et impunément à ce qui fait la personnalité du Maroc : son Histoire, sa Culture, son Roi, son Islam tolérant. N’a-t-on pas entendu récemment des pseudos ONG⁴ exiger du Maroc la suppression des lignes « rouges » ? Ne lit-on pas ici ou ailleurs qu’il faut s’habiller comme ceci ou cela, qu’il faut entrer dans des institutions étatiques respectables comme on entre dans un moulin ?

Quid de l’intérêt suprême de la Patrie et de la respectabilité de ses institutions monarchiques vitales ? Et puis pourquoi se focalise-t-on sur des bagatelles qui nous rappellent le voile islamique en France, ce véritable paravent⁵ politico-médiatique pour masquer l’incapacité à s’attaquer aux véritables préoccupations de l’État et des citoyens : compétitivité, chômage, inégalités …?

Quand des plumes se mettent ainsi à cracher impunément sur les institutions de la Monarchie et sur les femmes et les hommes qui les incarnent, cela devient véritablement inquiétant. Le danger est réel, le danger est bien là.

La véritable presse se respecte. Elle informe et ne fait pas de procès d’intention. Elle ne condamne pas à l’avance et sur la base d’arguments ad hominem. Elle ne manipule pas l’opinion, désormais vaccinée et en veille. Elle ne se sert pas de la presse, de la liberté d’expression et des droits de l’Homme comme tribune de propagande pour cracher sa haine de la différence. Elle ne joue pas à l’Inquisition médiatique. Cette presse qui tente de museler insolemment l’autre pour monopoliser l’espace de l’entendement, crier au loup et hurler à tout bout de champs son intolérance maquillée est proprement insoutenable.

La véritable presse, celle qui ne surgit pas du ventre du cheval de Troie, est au-dessus de l’invective, au-dessus de l’instrumentalisation, au-dessus de la désinformation.

La véritable presse, et elle existe fort heureusement dans notre pays, accompagne civiquement et en toute honnêteté patriotique la bonne gouvernance en cours impulsée par SM Mohammed VI dans notre Patrie le Maroc.

Abdellatif Chamsdine
Diplômé de 3ème Cycle Université Paris7 Jussieu.


¹ Référence au système de la mondialisation qui diabolise pour détruire les faibles et se maintenir.
² Néologisme inventé pour l’auteur pour désigner par opposition les extrémistes, les fanatiques et les intolérants qui ne portent pas forcément la barbe. Sans moustaches, bien rasés, ils n’imposent pas moins subtilement au nom de la liberté d’expression et de toutes les libertés possibles, des points de vue totalitaires en se cachant dans des chevaux de Troie, ou derrière des paravents.
³ G.W. Bush et Colin Powell : la destruction de l’Irak.
http://www.youtube.com/watch?v=x8sg0Dqc3_I
⁴ Se reporter en particulier à la récente lettre de RSF au Secrétaire d’État américain concernant la liberté de la presse au Maroc.
⁵ Voir la pièce de Jean Genêt, Les Paravents, 1966, et en particulier les arguments d’André Malraux, alors ministre d’état chargé des affaires culturelles, répondant aux détracteurs de la pièce qu’ils voulaient interdire.



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