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MAP - publié le Samedi 26 Septembre à 13:05

Putsch avorté au Burkina : La justice décide le gel des avoirs des auteurs et complices présumés





Le Procureur général près la Cour d'appel de Ouagadougou, Laurent Poda, a annoncé, samedi, le gel des biens et des avoirs des auteurs et des complices présumés dans le cadre d'une instruction ouverte pour faire la lumière sur le coup d'Etat militaire perpétré le 16 septembre par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Cette décision concerne des personnalités aussi bien que des partis politiques, souligne M. Poda dans un communiqué.

Le Conseil des ministres, rappelle-t-on, a décidé vendredi l'ouverture d'une enquête sur le putsch avorté, ainsi que la dissolution du RSP.

L'enquête vise à situer 'les responsabilités, à identifier les auteurs, complices, militaires et civils'', et la Commission d'enquête dispose d'un délai de trente jours maximum pour déposer son rapport.

Selon le communiqué, le Procureur Général près la Cour d'appel de Ouagadougou a ordonné aux banques et établissements financiers ouverts au Burkina Faso le gel des avoirs appartenant à 14 personnes, dont le chef des putschistes le général Gilbert Diendéré, et de quatre partis politiques.

Les partis politiques concernés sont le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP, parti de l'ex-président Blaise Compaoré), la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), l'Union pour un Burkina Nouveau (UBN) et l'Organisation pour la Démocratie et le Travail (ODT).

Le 16 septembre, des membres du RSP avaient fait irruption au Conseil des ministres et pris en otage le président de la transition Michel Kafando ainsi que le Premier ministre Isaac Zida et le gouvernement.

Les putschistes avaient annoncé le lendemain à l'aube la création d'un Conseil national pour la démocratie, dirigé par le général Gilbert Diendéré.

Unité d'élite de 1.200 homme, le Régiment de sécurité présidentielle était la garde rapprochée de l'ancien président Blaise Compaoré, qui a été contraint de quitter le pouvoir (27 ans à la tête du pays) après l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre dernier.

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