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Jamal Mesbah - publié le Samedi 21 Juin à 11:14

Projet de réforme des caisses de retraite : pour quoi taxer Les fonctionnaires ?




Le gouvernement Marocain a proposé un projet de réforme des caisses des retraites notamment la partie civile de la caisse marocaine de retraite (CMR) lors de la réunion tenue récemment.



Parmi les lignes principales de la réforme envisagée :
- la limite d’âge qui sera revue a la hausse 65 ans au lieu de 60 ans.
- l’augmentation des prélèvements au profit de la CMR.
- la révision des bases de calcul des pensions qui tend vers la baisse.

Ces mesures draconiennes ne prennent pas en compte de les intérêts des fonctionnaires intéressés surtout ceux qui sont à la veille de la retraite et qui n’ont jamais failli à leur devoir puisque les prélèvements s’effectuent à la source et aucun consentement n’est requis par l’administration employeuse qui ne se voit même pas dans l’obligation d’aviser le fonctionnaire des augmentations successives des prélèvements sur son salaire et aucun suivi régulier de la situation administrative n’est assuré et à l’intéressé de se déplacer à Rabat et précisément à la DRPP pour s’y informer et dire que la déconcentration est révolue !

Si le fonctionnaire est un bon élève qui s’acquitte de ses devoirs selon les règles de l’art ; que dire de l’administration qui accumule les retards et ne verse pas sa quote-part en tant qu’employeur aux établissements de la retraite -qu’on prétend être au bord de la faillite – à l’instar du secteur privé avec la CNSS ; donc à qui incombe la responsabilité ? et pourquoi l’imputer arbitrairement aux fonctionnaires qui représentent le maillon faible dans cette opération? S’agit –il d’un bouc – émissaire qu’on doit responsabiliser à tort ? Ou un alibi pour vrais responsables d’une éventuelle crise ?

Qui doit rendre compte des déséquilibres constatés ?

A mon humble avis le fonctionnaire est victime de cette situation et on ne doit pas le punir trois fois ; il faut appliquer la non- rétroactivité des lois et si réforme il y’est c’est aux nouveaux recrutés qu’il faut s’adresser ou demander le consentement de l’intéressé en ce qui concerne la limite d’âge au lieu de l’imposer avec une logique de force hiérarchique ; le préjudice est alarmant et ne peut être assumé par les commis de l’Etat qui ont servi l’intérêt public durant des décennies avec dévouement et sincérité ; et dont un grand nombre est atteint de maladies chroniques qui nécessitent une attention particulière dans le cadre social et humain ; et pourquoi prolonger leur souffrance et alourdir le fardeau ? la repense est claire ; nette et précise ; il faut les épargner de ses réformes quoique ce soit leur efficacité et en aucun cas ils ne doivent pas être taxés ; les réformes doivent respecter les droits acquis.

Toute déviation syndicale n’engage que son entrepreneur.



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