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Ayoub Elgabass - publié le Samedi 16 Février à 11:46

Procès de Gdeim Izik: Les séparatistes de l’intérieur tentent d’influencer le Tribunal




Les manœuvres du Front Polisario ne cessent de s’amplifier et de prendre diverses formes. En s’appuyant sur une machine propagandiste financée par les pétrodollars algériens, le Front séparatiste véhicule des mensonges et des contrevérités afin de détourner l’attention de l’opinion publique internationale sur les violations systématiques des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, sur le territoire algérien.



Procès de Gdeim Izik: Les séparatistes de l’intérieur tentent d’influencer le Tribunal
La dernière de ces manœuvres polisariennes est la tentative d’influencer, à travers ses éléments s’activant à l’intérieur du Sahara, le procès, qui se poursuit toujours, des 24 accusés poursuivis dans le cadre des événements ayant suivi le démantèlement, par les forces de l’ordre marocaines, le 8 novembre 2010, du campement de Gdeim Izik. En ce sens, il convient de rappeler qu’en octobre 2010, de nombreuses familles sahraouies ont érigé un campement en signe de protestation contre les conditions socioéconomiques dans la région et pour revendiquer des opportunités d’emploi et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Ce campement de protestation fut récupéré par les séparatistes de l’intérieur qui y ont séquestré les protestataires sahraouis. En dépit de la satisfaction par les autorités marocaines de la majorité des revendications socioéconomiques des protestataires, les éléments séparatistes, armés de sabres et de bouteilles de gaz, ont empêché l’évacuation du campement. Les forces de l’ordre, ayant reçu l’ordre de ne pas utiliser la force excessive, ont procédé au démantèlement du camp en question. Ainsi, 11 éléments parmi ces dernières ont été tués par les séparatistes comme le démontrent les séquences vidéos publiées sur le site Internet « YouTube ». Les accusés furent traduits devant le tribunal militaire de Rabat pour répondre aux chefs d’accusations retenus contre eux.

Force est de constater qu’après l’échec de l’instrumentalisation des revendications socioéconomiques de la population sahraouie dans le campement de Gdeim Izik par le Front Polisario, il semble que ce dernier tente à nouveau de récupérer politiquement le procès de ces 24 accusés. C’est ainsi que l’on peut citer la création, par les familles des 24 Sahraouis poursuivis par le Tribunal militaire de Rabat dans cette affaire, d’une Coordination en vue de demander la libération de leurs fils qu’ils qualifient de détenus politiques. Ainsi Mustapha El Mechdoufi, coordinateur des familles de prisonniers sahraouis, a déclaré dans le cadre d’une conférence de presse, organisée au siège de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), que « Nous demandons à ce que les principes du droit international soient imposés dans le dossier du groupe de Gdeim Izik puisqu’il s’agit de détenus politiques qui ont exprimé des revendications par rapport à la question sahraouie qui est gérée par l’Organisation des Nations unies ».

Cette coordination, manipulée depuis Tindouf, tente d’influencer le Tribunal militaire en présentant les inculpés comme étant des victimes poursuivies devant un tribunal militaire pour leur opinion politique. Cette manœuvre polisarienne tente de s’attirer la sympathie de la Communauté internationale qui s’est rendue compte des subterfuges mensongers des séparatistes. Indépendamment de toute considération politique, les 24 accusés, responsables du meurtre de 11 éléments des forces de l’ordre, devraient répondre aux chefs d’accusations retenus contre eux, car les faits illicites qu’ils ont commis sont qualifiés et sanctionnés pénalement. 

Ayoub Elgabass
Analyste au Centre d’Etudes Internationales



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