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Karim El Maghribi - publié le Mercredi 12 Septembre à 12:51

Presse féminine : Pourquoi « Citadine » paraît illégalement




Depuis avril 2012, une nouvelle entorse à la loi marocaine sur l’édition et la presse est venue enrichir le palmarès de cette publication, créée en 1994, à partir de presque rien et qui a entamé une vertigineuse descente aux enfers dès 2005, date où deux associés marocains de Abdellah Khizrane ont cédé leurs actions au Saoudo-yéménite Jamal Mohammed Ahmed Baamer, soit plus de 60 % du capital.



Presse féminine : Pourquoi « Citadine » paraît illégalement
Citadine, le magazine féminin de langue française, le seul rescapé avec Les cahiers du médecin du massacre qu’a subi la Sarl « Les Editions Lilas » qui avant 2008 publiait plus de sept titres, n’affiche plus les noms de ses cogérants comme le stipule l’article 10 du Code de la presse (voir l’encadré ci-dessous et la photo du numéro de février 2011). Citadine qui a retrouvé les kiosques en juin 2011 après un arrêt de 8 mois décidé unilatéralement par son patron le Saoudo-yéménite Jamal Mohammed Ahmed Baamer n’en est pas à sa première violation de la législation en vigueur.

Encouragé par une curieuse « bienveillance » des autorités à son égard mais qui ne profite pas à toutes les autres publications comme l’affaite du quotidien Le Soir Echos . Le magazine féminin collectionne les entorses à la loi, et pas uniquement celle dont il est question ici mais aussi la loi du travail . Pour épargner au lecteur son temps, égrenons maintenant ce long collier de perles qui contraste gravement avec la ligne éditoriale- si ligne éditoriale il y a- qui se veut moderniste. Aucun exemplaire de Citadine n’est remis à l'autorité gouvernementale chargée de la communication ni au tribunal de première instance comme le stipule l’article 8 du Code de la presse. Le nom du directeur de la publication n’est jamais affiché en première page comme le prévoit l’article 9.

Même les noms des propriétaires gérants ne sont pas affichés (et ce depuis le numéro de mars 2011) comme l’exige l’article 10. Encore moins le nom de la Sarl éditrice : Les Editions Lilas ! Les patrons qui détiennent la majorité du capital des Editions Lilas (inscrite à deux adresses différentes pour la CNSS !) sont des Saoudo-yéménites, n’ayant pas ni la nationalité marocaine ni la dérogation spéciale de publication, ce qui équivaut à une violation pur et simple des articles 12, 27 et 28 du Code de la presse. Et j’en passe des vertes et des pas mûres comme le fait que le magazine est imprimé chez Estudios Graficos Europoeos SA à Séville, ville où Jamal Baamer (portrait en bas ci-dessous) aurait de solides appuis.

Presse féminine : Pourquoi « Citadine » paraît illégalement

CODE DE LA PRESSE 2003 DAHIR N° 1-02-207 du 25 Rejeb 1423 (3 octobre 2002) portant promulgation de la loi n°77-00 modifiant et complétant le Dahir n°1-58-378 du 3 Joumada I 1378 (15 novembre 1958) formant code de la Presse et de l'Édition -2003

Article 8 : Au moment de la publication de chaque numéro de journal ou écrit périodique, il en est remis quatre exemplaires à l'autorité gouvernementale chargée de la communication et deux exemplaires au parquet du tribunal de première instance. Ces exemplaires peuvent être déposés par la poste sous pli recommandé. Le directeur de la publication est puni d'une amende de 1.200 dirhams pour chaque numéro dont les exemplaires visés au premier alinéa ci-dessus n'ont pas été déposés. Article 9 : Le nom du directeur ou éventuellement du codirecteur de la publication est imprimé en tête de tous les exemplaires et en première page sous peine d'une amende de 1.200 à 2.000 dirhams à l'encontre de l'imprimeur pour chaque numéro publié en contravention à la présente disposition. Article 10 : Sous quelque forme qu'elle soit exploitée, toute publication périodique doit faire connaître au public les noms et qualités de ceux qui en ont la direction.

Article 11 : On entend par « publication » au sens du présent Dahir, tous journaux, magazines, cahiers ou feuilles d'information n'ayant pas un caractère strictement scientifique, artistique, technique ou professionnel et paraissant à intervalles réguliers et à raison d'une fois par mois au moins. Article 12 : Tous propriétaires, associés, actionnaires, commanditaires, bailleurs de fonds et autres participants à la vie financière des publications éditées au Maroc doivent être de nationalité marocaine. Ne sont pas soumis aux dispositions du présent article les journaux et écrits publiés conformément aux dispositions des articles 27 et 28 de la présente loi. Article 27 : Est réputé étranger au regard du présent Dahir, quelle qu'en soit la langue d'expression, tout journal ou écrit périodique qui est soit créé ou publié en tout ou en partie au moyen de fonds étrangers, soit dirigé par un étranger.

Presse féminine : Pourquoi « Citadine » paraît illégalement
Article 28 : Tout journal ou écrit périodique étranger imprimé au Maroc est soumis aux dispositions générales de la présente loi et aux dispositions particulières ci-après: Aucun journal ou écrit périodique ne peut être créé, publié ou imprimé sans qu'un décret d'autorisation ne soit au préalable intervenu sur demande écrite faite dans les formes prévues par l'article 5 ci-dessus et adressée à l'autorité gouvernementale chargée de la communication. L'autorisation est réputée caduque si la parution du journal ou écrit périodique n'intervient pas dans l'année qui suit l'obtention de l'autorisation ou si sa publication est interrompue pendant une année.

Toute infraction aux dispositions de l'alinéa précédent est punie d'un emprisonnement d'un mois à une année et d'une amende de 30.000 à 100.000 dirhams. Ces peines sont applicables au propriétaire, au directeur et à l'imprimeur qui sont, le cas échéant, solidairement responsables de l'amende. Il sera procédé à la saisie administrative des exemplaires publiés sans autorisation, en cas de condamnation, le jugement en ordonnera la confiscation et la destruction.



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