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Simo Methqal, analyste politique - publié le Mardi 11 Décembre à 14:53

Presque un an depuis la nomination du nouveau Gouvernement, Il faut agir, agir et agir sans attendre!




Presque un an depuis la nomination du nouveau Gouvernement, La dégradation de la situation socio-économique s’est accélérée, L’état solide des finances publiques, laissé à fin 2011, devient inquiétant et l’ombre du FMI est là : Il faut agir, agir et agir sans attendre !



Presque un an depuis la nomination du nouveau Gouvernement, Il faut agir, agir et agir sans attendre!
Le récent débat sur le projet de loi de finances 2013 doit donner l'occasion de tirer le premier bilan de l'action du Gouvernement dirigé par Si Abdalilah Benkirane. Malheureusement, ce bilan est désolant pour le pays et pour les citoyens ayant espoir dans l’amélioration de leur quotidien.
Le PJD, principal parti de cette majorité, s'est en effet ingénié à vouloir casser l’image du modèle singulier du Maroc construit depuis plusieurs années en cherchant à diaboliser l’ensemble des gouvernements l’ayant précédés ainsi que l’ensemble des acteurs de la classe politique marocaine en les qualifiants de corrompus ou de voleurs, et il n’a cessé de repousser les mesures urgentes et prioritaires que commande la crise économique mondiale et son impact sur le Maroc.
Un constat de dilapidation de l'héritage de 13 années de développement économique ayant permis une forte croissance dans un environnement non-inflationniste. Ce gouvernement est responsable d’une augmentation ahurissante des prix des produits pétroliers sans la mise en place de mécanisme d’accompagnement afin d’éviter l’impact sur la hausse vertigineuse et non justifiée des prix.
De plus, le fait d’avoir ignoré le contexte de crise mondiale et son impact sur l’économie marocaine, ce gouvernement ne pouvait qu’accentuer un accroissement très inquiétant du chômage. Ce déclin c'est aussi plus de pauvreté et de souffrances en particulier pour les plus vulnérables.
Sur le plan social, la même logique de déconstruction est à l'œuvre. Les responsables du PJD ont multiplié les annonces qui visent à instaurer le discours de la lutte des classes Riches vs. Classe moyenne ou Pauvres.
Cette volonté systématique de défaire ce que d’autres ont pu faire est surtout un paravent pour masquer l'inaction de ce Gouvernement. Rien sur l'emploi, rien sur le logement, rien sur l’éducation, rien sur la formation, rien sur la sécurité des citoyens, rien sur la compétitivité des entreprises, rien pour les jeunes, rien pour les femmes, rien sur le financement des retraites.
Sur tous ces sujets cruciaux, les ministres du PJD ont fait le choix de confier des missions de réflexion à une multitude de commissions ou de groupes de travail qui n'aboutiront pas avant longtemps. A cet effet et à titre de rappel, une commission sur le logement, une autre pour les diplômés chômeurs, une autre suite à la violence dans les stades, une autre suite à l’accident routier meurtrier de Tichka …
Plusieurs commissions dont on ne voit jamais les conclusions, comme si le facteur n’était plus discriminant à l’heure de la mondialisation, du développement des nouvelles technologies rendant notre monde très volatile.
Alors que des actions face à la crise sont urgentes, Si Benkirane et ses ministres du PJD passent beaucoup plus de temps à faire des sorties médiatiques pour soigner leur image et leur notoriété en cherchant à montrer qu’ils sont normaux, qu’au lieu de prendre des décisions pour gérer le pays.
Or, les citoyens n’attendent pas des membres d’un gouvernement qu’ils aient une vie normale, ils s’en moquent, mais les citoyens veulent que leur gouvernement agisse, qu’il soit efficace et qu’il puisse répondre à leurs attentes.
Ainsi, il faut que ce gouvernement change de Cap, il est temps qu’il comprenne la gravite de la situation. La situation économique du pays est très grave, et ce gouvernement doit réagir et réussir dans ses missions. Mais pour cela, il doit changer de politique et surtout présenter une vision avec une trajectoire.
D’abord, le chef de gouvernement doit arrêter de vouloir faire croire aux citoyens que le changement, tant prôné dans le programme électoral du PJD mais non réalisé, est toujours combattu et saboté par un certain nombre de poches de résistance présentes dans les organes de l’Etat. De plus, il doit arrêter de menacer les citoyens avec l’exploitation du printemps arabe.
Enfin, la critique de tous ceux qui ont précédé ce gouvernement dans l’exercice des fonctions ministérielles et notamment le fait de vouloir critiquer à chaque fois les partis politiques de l’opposition RNI ou PAM, leurs présidents M. Salaheddine Mezouar ou M. Mustapha Bakkoury ne pourra plus très longtemps suffire comme alibi à l'immobilisme et au manque d’innovation, d’ingéniosité pour proposer des solutions concrètes répondant aux attentes des citoyens.
Il est important de savoir qu’un chef de Gouvernement ne doit être contre personne mais il doit pouvoir porter l’espoir d’une grande majorité des marocains et pas uniquement l’espoir des militants de son parti politique le PJD.
A titre de rappel, le PJD a eu 1100000 voix lors des élections du 25 novembre 2011 où seul 6,5 millions ont voté sur une base d’inscrits de 13,5 millions lorsque la base éligible au vote contient 20,5 millions. Il faut donc relativiser les choses puisque 14 millions ne sont pas partis voter alors qu’ils sont en âge de voter.
Oui, cela montre bien que les marocains sont encore déçus de la politique, alors Si Benkirane, arrêtez de vouloir faire un hold-up sur le peuple marocain en cherchant à prendre votre légitimité du peuple marocain. Vous êtes en droit de féliciter vos militants et sympathisants ainsi que les marocains ayant voté pour le changement, mais voici un CARTON JAUNE sur votre méthode.
De grâce, arrêtez de vouloir faire main basse sur notre peuple en nous disant que le Peuple marocain a vote pour le PJD lorsque seul 5% de la base éligible au vote a choisi de voter PJD le 25 novembre 2011 !
Par ailleurs, il est important de rappeler qu’un chef de gouvernement a un devoir qui est de : « tout mettre en œuvre » pour rassembler et unir l’ensemble des marocains afin de répondre à leurs attentes, et non de les diviser comme il le fait si bien Si Benkirane, ce qui est malheureux et dangereux allant même à risquer la stabilité sociale de notre société.
Enfin, où en êtes vous dans la réalisation des 10 principaux engagements du PJD avant les élections du 25 novembre 2011, ou ceux fixés avec la majorité gouvernementale ? Bientôt un an déjà, et toujours rien !
Face à la crise économique que le Maroc est entrain de vivre et face à l’amenuisement des fondamentaux macro-économiques du pays, si rien n’est fait par ce Gouvernement, cette crise économique et des finances publiques pourrait se transformer en une profonde crise sociale.
Ainsi, Si Benkirane ne doit plus perdre de temps à reculer et repousser à demain ce qu'il faut faire aujourd'hui. L'indécision est une grande erreur politique, il est urgent d'agir.


Tagué : Simo Methqal

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