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MAP - publié le Mercredi 9 Mars à 10:20

Présentation sur scène à Essaouira de "finir en beauté" du dramaturge franco-marocain Mohamed El Khatib



Essaouira - Le dramaturge et acteur français d'origine marocaine, Mohamed El Khatib, a présenté sur scène mardi, à l'Institut Français d'Essaouira, sa pièce de théâtre "finir en beauté" devant un public nombreux composé d'amateurs de l'art dramaturgique, de penseurs, d'artistes et de touristes étrangers.



Présentation sur scène à Essaouira de "finir en beauté" du dramaturge franco-marocain Mohamed El Khatib
Dans cette pièce de théâtre, Mohamed El Khatib relate l'histoire réelle des derniers jours de sa mère, ses dernières souffrances avec un cancer du foie ainsi que les longs instants de séparation qui suivirent ces moments douloureux dans la vie de l'auteur.

L'auteur met en scène ce chagrin indélébile en refusant l'idée inhumaine du deuil. Il dira à ce propos à la fin de la pièce théâtrale que "la mort ne rend pas plus fort, au contraire, elle fragilise". Pour Mohamed El Khatib, la mort a créé un fossé profond dans sa vie. Selon lui, la mort ne sera jamais synonyme d'acceptation du destin, résignation et réconciliation avec le passé. 

A partir d'interviews, courriels, SMS, documents administratifs et d'autres sources réelles, Mohamed El Khatib a réussi à reconstruire seul en scène le récit de la mort de sa mère. 

L'écran de la télévision reste noir, et le texte des conversations s'y inscrit. Mohamed El Khatib les écoute, comme les spectateurs auxquels il s'adresse, en racontant. Ce chagrin s'accompagne d'humour noir, de scènes comiques, d'histoires et d'allers-retours entre le Maroc et la France.

Mohamed El Khatib a mis deux ans à écrire cette pièce de théâtre. 

Diplômé en Sciences Po, ce sésame des critères dominants de la réussite, ne lui a guère permis de faire une carrière marchande. C'est donc en toute logique, après un passage laborieux mais heureux au CADAC (Centre d'art dramatique de Mexico) qu'il s'est tourné vers les arts vivants. 

Par engagement poétique et politique, il écrira seul ses propres textes. 

Il co-fonde en 2007 le collectif "Zirlib" réunissant auteurs, danseurs, comédiens et plasticiens autour d'un postulat simple : l'esthétique n'est pas dépourvue de sens politique. 

"A l'abri de rien", texte fondateur à défaut d'être fondamentaliste sera créé en 2010/2011 à Blois et Sète. Il s'agit du traitement de la seule question qui, en toute simplicité selon lui, vaille la peine d'être traitée (avec tendresse) au théâtre : la mort. 

Il a aussi écrit "Sheep" en 2011. Il s'est vu attribué le Grand Prix de Littérature Dramatique 2015 à Paris.

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