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MAP - publié le Vendredi 27 Mai à 11:26

Présentation à Rabat de l'ouvrage "Sahara marocain, le dossier d’un conflit artificiel"




Rabat - L'ouvrage "Sahara marocain, le dossier d’un conflit artificiel", paru aux éditions du Cerf en coédition avec les Editions Marsam pour le Maroc et l’Afrique, a été présenté, jeudi à l’Institut des études africaines à Rabat, en présence d’intellectuels, d’académiciens, de chercheurs et d’étudiants universitaires.



Cet ouvrage collectif (313 pages), rédigé par des spécialistes de plusieurs pays (Allemagne, Espagne, France, Liban, Sénégal et le Maroc), sous la direction des experts Charles Saint-Prot, Jean-Yves de Cara et Christophe Boutin, aborde la question du conflit artificiel autour du Sahara marocain sous ses divers angles, historique, géopolitique, juridique, social ou économique, a indiqué le directeur de l’Institut des études africaines, Yahya Abou el Farah.

Il a, à cet égard, souligné l’importance de cet ouvrage qui permettra de mettre en exergue les réalités du conflit du Sahara, notant que malgré la persistance de ce conflit, le Maroc continue ses efforts de développement de la région.

Il a, dans ce sens, rappelé le discours édificateur de SM le Roi Mohammed VI, le 6 novembre dernier à l’occasion de l’anniversaire de la Marche verte, faisant observer que la région devrait connaitre un nouvel élan de développement socio-économique à la faveur des grands projets annoncés par le Souverain.

L’ouvrage livre au lecteur une analyse pertinente sur la persistance du conflit créé de toutes pièces par l’Algérie et le bloc communiste au milieu des années 1970, a affirmé à cette occasion M. Saint-Prot, directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris et professeur associé à l’Université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité. 

La publication de cet ouvrage intervient dans un contexte marqué par un regain de l’agressivité de la propagande algérienne et les crises dans la région sahélo-saharienne, a-t-il indiqué, notant que le conflit du Sahara constitue "une manipulation, une véritable escroquerie politique dont les conséquences se font encore ressentir plus de quarante ans après la récupération des territoires sahariens par le Maroc".

Il s’est en ce sens arrêté sur les 3 composantes à tenir en compte pour mieux cerner ce différent artificiel, à savoir les éléments historique, juridique et géopolitique, relevant que ce conflit a été « instrumentalisé » et continue à être un "fonds de commerce pour quelques Etats, organisations, associations et militants qui se croient encore au temps de la Guerre froide". 

"Tout cela continue à fonctionner grâce aux subventions d’un régime algérien, qui depuis 1975, en a fait une affaire personnelle ", a dit M. Saint-Prot, précisant que sur le plan sécuritaire et militaire, la victoire du Maroc contre le complot algérien est incontestable, ce qui rend, à ses yeux, dérisoire la permanence de la Minurso.

Et de relever que le "polisario" est affaibli notamment par les défections qui ne cessent de se multiplier, tandis que sa force militaire est extrêmement réduite, face à un Maroc, qui a pacifié la région, et qui a accompli des efforts gigantesques pour mettre cette région, tragiquement délaissée lors de l’occupation espagnole, au niveau du reste du pays. 

Rappelant que la résolution du 25 avril du Conseil de sécurité de l’ONU a rendu hommage aux incontestables réalisations du Maroc en matière des droits de l’Homme au Sahara marocain, l’expert français a souligné que "dans un monde arabe en crise, menacé par les séparatismes et les divisions, cette réussite de réunification du Maroc dans le cadre d’un grand projet national de développement global est l’un des rares motifs d’espoir".

"Le Maroc est le seul pays de la région qui présente de sérieuses garanties pour la stabilité de toute la région et la lutte contre la menace terroriste", a-t-il dit, notant que le conflit freine la nécessaire union du Maghreb arabe et le développement de la coopération économique, ce qui conduit le Maghreb à prendre du retard dans la mondialisation.

Rappelant que tous les observateurs internationaux objectifs et les principales puissances internationales, reconnaissent que le plan d’autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son unité nationale constitue la seule solution appropriée pour en finir avec ce triste reliquat de la guerre froide, il a indiqué que la proposition marocaine constitue une "chance qu’il faut saisir pour sortir de l’impasse et mettre un terme à ce conflit artificiel qui n’a que trop duré".

Il s’est également arrêté sur les répercussions géopolitiques de la persistance du conflit notamment avec la montée en puissance des groupes terroristes dans la région sahélo-saharienne dont AQMI ou Daech avec les accointances de plus en plus avérées des membres du Polisario et ces groupes.

S’attardant sur la même problématique sécuritaire, M. Christophe Boutin, professeur à l’Université de Caen, a souligné que le Maroc supporte un coût très important pour garantir sa sécurité et celle de la région, mettant en garde de l’évolution de la menace terroriste dans la région sahélo-saharienne avec l’implantation du terrorisme islamique (Aqmi, Ansar, Shebab, Boko Haram).

Cette situation a été exacerbée par l’éclatement du conflit en Libye, a-t-il dit, précisant qu’un « Etat failli » dans cette région représenterait une «grande menace» pour le trafic maritime notamment vers l’Europe.

Il a, en ces sens, mis en avant les efforts fournis par le Royaume et les moyens humains et financiers déployés pour sécuriser la région et faire face aux activités sans cesse croissantes de tout genre de trafic (d’arme, de drogues, d’être humain ….)

Il a, par ailleurs, pointé du doigt les dysfonctionnements au niveau de la MINURSO et du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), ce dernier selon lui viole ses propres règles de fonctionnement dans les camps de Tindouf en ne procédant à aucun recensement des populations de ces camps et en cédant le contrôle du territoire à des milices armées.

M. Boutin a également dénoncé les détournements des aides internationales destinées aux populations des camps, les violations des droits de l’Homme et l’insécurité y régnant, rappelant l’enlèvement dans le camp de Rabouni de trois humanitaires espagnols.

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