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Imouachen Zitouni - publié le Mardi 9 Juin à 18:21

Pourvoir le pouvoir






Pourvoir le pouvoir
C’est toujours le même scenario. La promesse du changement pour un avenir meilleur, le dénigrement des bilans des prédécesseurs, une surexposition médiatique préélectorale, l’élection, ….et silence radio.

Le pouvoir a toujours exercé un attrait irrésistible sur l’Homme. Mais certains hommes en sont frénétiquement captivés au point de devenir une obsession. Ces derniers ne rêvent que d’une chose : avoir le pouvoir, le caresser, l’exercer et profiter de ses privilèges.

L’homme et le pouvoir ont toujours fait mauvais ménage. Le pouvoir finit par corrompre l’homme, et l’homme finit par abuser du pouvoir. C’est malheureusement ainsi et pas autrement, car c’est inscrit dans nos gênes. D’ailleurs, le récent et retentissant scandale de la FIFA est venu nous rappeler l’universalité de cette réalité.

Les hommes de pouvoir peuvent être extrêmement différents en apparence. Mais dans le fond, ils se ressemblent tous. Ils sont tous mus par une seule et unique conviction : parvenir au pouvoir. Mais pour se donner bonne conscience, ils se choisissent des causes qui deviennent juste un moyen et un alibi pour l’atteindre. Ils optent alors par stratégie et finissent par s’identifier aux causes qu’ils ont choisies.
Même quand ils embrassent une cause qui correspond à des valeurs personnelles auxquelles ils croient sincèrement, la dérive finit par être inévitable : au fur et à mesure que ces personnes progressent dans leur conquête du pouvoir, leurs convictions passent au second rang. In fine, ce n’est plus la cause qui compte, mais la victoire.

Malgré toutes ses contradictions, aspirer à avoir le pouvoir demeure une quête légitime. C’est l’usage de subterfuges malhonnêtes pour y accéder et l’exercice abusif du pouvoir une fois acquis qui posent problème. À la tête du plus petit syndicat de la plus petite bourgade au plus grand parti politique ou association internationale, on retrouve les mêmes hommes usant des mêmes processus pour atteindre le même but.

Se pose alors la question légitime suivante : que faire pour limiter les excès et les dérives du pouvoir et de ses hommes ? La réponse est bien évidemment complexe et compliquée. On peut mettre des gardes fous qui surveilleraient l’exercice du pouvoir. Mais dans ce cas, on finit par donner des super pouvoirs à d’autres hommes, et la problématique du rapport de l’homme au pouvoir se pose alors de manière plus accrue. On peut aussi penser que l’instauration du régime démocratique limitant et séparant les pouvoirs puisse être la solution idoine. Seulement les abus de pouvoir continuent d’exister même dans les pays les plus démocratiques.

Tout le monde en convient, l’homme -quand il est de mauvaise foi-réussit toujours par détourner les règles qui se dressent sur le chemin de sa conquête du Graal. Alors, la solution réside peut être dans le changement de la conscience et de la perception que nous avons du pouvoir. Et ce n’est que par l’éducation et la sensibilisation de tous les citoyens que nous pouvons réussir ce défi.

Car un citoyen éduqué et sensibilisé réfléchira à deux fois avant d’élire tel ou tel candidat et n’acceptera jamais de vendre sa voix moyennant finance. Et on peut espérer qu’une fois arrivé au pouvoir, ce même citoyen réussirait à allier le désir d’assouvir son narcissisme et sa mégalomanie à son devoir d’agir pour le bien de l’humanité. Et ce, même si l’histoire a montré que le pouvoir est redoutable et, qu’à de très rares exceptions près, il débouche forcément sur le désir d’en abuser.



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